COMMUNICATION La filiale française d’Interpublic fusionne ses activités de publicité et de marketing services au nom de l’«intégration».

 

ILS L’ONT FAIT. A l’heure où les groupes de communication
surenchérissent sur l’«intégration», FCB France passe aux actes et
fusionne son agence de publicité avec son pôle de marketing services.
Une seule et même société, donc, avec un compte d’exploitation unique.
L’opération fait exception dans le top 10 français. Tel fut, ces
derniers mois, le chantier de Guillaume Pannaud, nommé fin 2005 à la
tête de FCB France. L’idée est de profiter de la souplesse que confère
la taille moyenne de l’enseigne «pour refondre le modèle de travail et prendre de l’avance sur le marché». Les
gains simultanés des budgets de communication intégrée Sofinco, NRJ
Mobile, Telegate, Flo et des actions hors médias de Monoprix ont
accéléré le processus.

 

Le
mot d’ordre est désormais d’abandonner toutes formes de préjugés sur
l’utilisation des médias dans la conception d’une stratégie de
communication. «Sans pour autant désinvestir à l’aveugle les grands
médias traditionnels. Les autres canaux offrent d’excellentes
opportunités créatives, mais sont trop souvent utilisés sans une réelle
mesure de leur efficacité»,
note Guillaume Pannaud. Loin de la
conception traditionnelle du planning stratégique, FCB a débauché, chez
Initiative, un homme de médias – Michel Ferron – pour occuper ce poste.

 

Enfin,
la réorganisation de FCB France ne laisse pas pour compte les
annonceurs du hors médias pur et dur. Une marque commerciale, FCB 1,
leur est réservée. C’est la déclinaison française d’une des plus
grandes sociétés américaines de marketing relationnel, spécialisée dans
le numérique. Pour la piloter, Bruno Walther, cofondateur d’une agence
indépendante, L’Enchanteur, a rejoint le groupe dont il est nommé
directeur général. Ce dernier annonce avoir gané le budget de lancement
mondial du prochain portable Motorola.

Le figaro

 

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