La fresque du facteur humain

Un atelier qui permet d‘accompagner les changements de comportements individuels et de mobiliser un collectif

Le facteur humain pour augmenter notre capacité à changer de comportements 

En psychologie, le facteur humain concerne “les mécanismes qui existent entre ce qui est perçu par l’humain et les réactions conscientes ou inconscientes qui en découlent”.   En savoir plus sur le concept de facteur humain 

Dans les années 50, les économistes ont cherché à mesurer la contribution humaine au développement économique en posant la notion de capital humain. Faute de pouvoir mesurer les effets positifs de l’attention portée au facteur humain celui ci à été réduit au facteur innovation et le facteur humain a été associé à l’erreur humaine.

L’attention s’est portée sur la maîtrise de l’événement dont l’occurrence est à éviter, en se concentrant sur pourquoi il est si difficile d’engager des efforts efficaces sur le plan de la prévention des risques pour circonscrire leur occurrence. « Le putain de facteur humain, c’est ce qui fait que l’on ne passe pas de ce qu’on sait à ce que cela implique » nous explique l’astrophysicien Hubert Reeves .

S’il y a bien un domaine où la connaissance est plus particulièrement nécessaire, c’est bien celui de notre propre fonctionnement psychologique selon Jacques Fradin du GIECO, le réseau des scientifiques du comportement.

La fresque s’appuie sur un socle théorique mobilisant plusieurs disciplines : Sciences cognitives et psychologie : prise de décision, biais, attention, mémoire, motivation. Psychologie sociale : influence, normes sociales, dynamique de groupe et coopération, Sociologie des pratiques : habitus, représentations sociales, structuration des actions, Changement comportemental : étapes du changement et adaptation des leviers d’accompagnement.

La fresque du facteur humain est reconnue par l’ADEME et la Direction interministérielle de la transformation publique. Elle est référencée dans le guide ADEME « Mettre en œuvre des actions d’accompagnement aux changements de comportements » (juin 2023).

Pourquoi est-il si difficile de changer de comportements ?

On constate tous dans notre entreprise ou notre collectivité locale que ce n’est pas parce que les gens sont convaincus de la nécessité de changer de comportements face aux enjeux écologiques que pour autant le changement s’opère.

Les scientifiques du comportement nous expliquent qu’il ne suffit pas d’être convaincus pour adopter de nouveaux comportements et que même animés par la volonté de changer, la route est longue et parsemée de tentatives infructueuses pour y parvenir. Sortir de l’échec demande une compréhension profonde des facteurs souvent inconscients qui limitent notre capacité à changer de comportements.

Et ce, même lorsque les gens sont convaincus de la nécessité de changer, même lorsqu’il y a un plan d’action clair partagé, même lorsqu’il y a de nombreuses ressources mobilisées, même s’il n’y a aucun obstacle technique à ce changement. Parce que nous sommes humains. Nos comportements sont déterminés à trois niveaux : l’individu, le groupe social et l’environnement.

Changer de comportements demande un effort individuel qui doit aussi être collectif — et nécessite d’adopter une posture d’accompagnement au changement spécifique pour mener à bien un plan de transformation dans son organisation. La transition écologique ne relève pas uniquement de choix techniques ou réglementaires, mais également de déterminants humains, sociaux et culturels.

La fresque explore les facteurs qui influencent nos comportements — souvent à notre insu — en les rendant visibles et actionnables.

  • Les émotions : réactions affectives en réponse à un événement. Manifestation interne qui engendre une réaction externe, elles peuvent être facilitantes ou limitantes. La réaction émotionnelle est traitée par le système limbique en 150 à 220 ms, bien avant l’évaluation cognitive (300 à 420 ms).
  • Les biais cognitifs : distorsions dans le traitement des informations, liées au fait que notre cerveau fonctionne par automatismes pour économiser de l’énergie. Il en existe plus de 250 — biais d’aversion aux pertes, biais de statu quo, biais de conformité, pensée de groupe, biais de confirmation, biais d’ancrage…
  • La représentation : quels écarts de perception existent autour de l’enjeu ? Quelles représentations communes construire pour nous mettre en mouvement ?
  • La motivation : quels efforts sont nécessaires pour mettre en place le comportement souhaité ? Quels sont les gains personnels qui peuvent être mis en avant ?
  • La mémoire : quels mauvais souvenirs freinent le passage à l’action ? Comment créer des expériences mémorables qui ancrent le changement ?
  • L’attention : sur quoi notre attention est-elle trop focalisée ? Sur quoi devrions-nous focaliser l’action du collectif ?
  • Les habitudes : quelles habitudes limitent notre capacité à agir ? Quelles sont les premières actions à ancrer pour créer de nouvelles habitudes ?
  • L’apprentissage : qu’est-ce qui limite notre capacité à apprendre de nouvelles façons de faire ? Quels moyens mobiliser pour renforcer les apprentissages ?
  • Le langage : quels mots liés au sujet ne sont pas clairement compris par tous ? Quels récits renforcent l’engagement ?
  • L’appartenance sociale : dans quelles situations n’ose-t-on pas agir par conformisme ? Quelles nouvelles normes sociales favoris

L’expérience transformatrice de la fresque du facteur humain

La fresque du facteur humain permet de faciliter les changements de comportement initiés au niveau individuel ou collectif.

Elle aide à prendre conscience des facteurs de changement / non changement de comportement qui agissent souvent à notre insu et nous freinent dans nos efforts (des émotions aux biais cognitifs en passant par les croyances…) afin d’en faire des leviers dont nous pouvons tous nous saisir quand nous cherchons à adopter de nouveaux comportements.

Elle est thématique et les participants choisissent un comportement sur lequel progresser : prendre ses responsabilités, l’entraide pour que la collaboration soit la norme, la sobriété énergétique, prendre soin de la nature….

Elle se conclue sur un plan d’action individuel et collectif en 5 étapes pour faciliter les changements de comportements souhaités. Elle donne ainsi des pistes aux accompagnateurs du changement dans les entreprises, organisations et collectivités locales.

Chaque session produit des livrables concrets à chaque étape :

  • Cadrage et inclusion (15 min) : création du cadre de confiance, introduction aux notions de facteur humain et d’enjeux comportementaux dans la transition. 
  • Comportement cible (15 min) : identification collective du comportement que l’organisation souhaite faire évoluer en priorité. 
  • Exploration des 11 facteurs (60 min) : découverte et illustration des facteurs qui limitent la capacité d’agir — émotions, biais cognitifs, appartenance sociale, habitudes, motivations… — à partir de partages d’expériences vécues. Livrable : cartographie des freins.
  • Activation des leviers (45 min) : du frein au levier — élaboration d’un plan d’action collectif en 5 étapes tenant compte de la maturité comportementale du groupe. 
  • Prise de recul et engagement (15 min) : retour réflexif, apprentissages individuels, formulation d’un engagement concret par participant. Livrable : engagements individuels écrits.
  • Débriefing animateur (10 min) : synthèse des enseignements, restitution du plan collectif, perspectives de suivi. 
  • Livrable : compte-rendu synthèse.

Un plan d’action en 5 étapes à la fin de la fresque du facteur humain

Ce module d’atterrissage pratique intégré dans l’animation de la fresque du facteur humain par Nous Sommes Vivants permet de se mettre en mouvement en 5 étapes et/ou d’accompagner un groupe dans ses efforts vers un nouveau comportement.

2 scientifiques du comportement, Prochaska et Di Clemente ont théorisé une méthode d’accompagnement au changement en 5 étapes inspirée de leur compréhension des comportements addictifs. 

  1. SAVOIR (Pré-contemplation) : Le patient ne pense pas avoir de problèmes avec sa consommation. Il n’envisage pas de changer de comportement, dont il ressent essentiellement les bénéfices.
  2. VOULOIR (Contemplation) : À ce stade commence à se manifester l’ambivalence. Le patient envisage un changement de comportement, mais il hésite à renoncer aux bénéfices de la situation actuelle. On parle alors de balance décisionnelle, qui amène à comparer les pour et les contre d’un changement avec ceux de son comportement actuel.
  3. POUVOIR (Préparation/détermination) : À ce stade, le patient se sent prêt à démarrer la phase d’action dans un futur proche ; il détermine des décisions et commence à les mettre en place dans le temp
  4. CHANGER (Action) : Le changement est engagé vers des modifications de son style de vie. Les difficultés sont importantes.
  5. PERSÉVÉRER (Maintien) : À cette phase de consolidation, il convient de rester prudent car les tentations sont nombreuses de retourner au comportement problématique.
    (Rechute) La rechute est possible et fait partie du processus normal de changement.

Suivre ces 5 étapes de façon séquencée (ou pas) permet à chacun d’ancrer dans le temps de nouveaux comportements en faveur par exemple de la biodiversité sur terre et dans les mers, du climat ou du mieux consommer.

Demandez nous un devis pour une session sur mesure

Nous déployons la Fresque du Facteur Humain dans les entreprises et collectivités locales pour faciliter les changements de comportement dans le cadre d’une transformation culturelle.

Les sessions sur mesure s’adressent à :

  • Les entreprises — directions RH, RSE, managers, équipes projet, référents transition : coopération interservices, déploiement d’une démarche RSE sur les volets sociaux, environnementaux, gouvernance (CSRD / ISO 26000), projets d’innovation / eco socio conception
  • Les collectivités locales — élus, agents et/ou citoyens en sessions mixtes : mobilisation autour des plans climat / biodiversité / santé, coopération élus-agents-habitants, adoption de pratiques durables sur le territoire.

Format : 3 heures — jusqu’à 12 participants par animateur — présentiel privilégié, distanciel possible. 

La fresque du facteur humain a été conçue par Humans Matter avec la contribution de Jérémy Dumont. La formation est portée par l’association L’université du facteur humain.

Case study Engie : 3 thématiques déployées, 50 sessions depuis 2022

  • Santé/sécurité : Adoption des gestes qui sauvent
    • La fresque déployée à grande échelle comme un des outils du programme PEPS (Personnes engagées pour la Santé)
  • Diversité : S’ouvrir à la richesse culturelle
    • La fresque comme atelier sensibilisation dans le groupe sur les sujets de la diversité avec les RH
  • Collaboration : L’efficacité collective avec les designers
    • Déploiement sur 3 communautés
      • Cybersécurité
      • YPN (Young professional network)
      • Women in tech

Case study Expanscience :

Des articles pour aller plus loin

session de la fresque du facteur humain à paris
session de la fresque du facteur humain à Orleans
session découverte de la fresque du facteur humain

Ce que disent les gens qui ont vécu l’expérience

 “Nous sommes repartis avec des clés pour renforcer notre capacité d’agir et mettre en place les nouveaux comportements que nous souhaitions adopter pour atteindre les objectifs que nous nous étions fixés”.

— Président de PME

« Je voudrais des outils supplémentaires pour mieux gérer les personnes que j’aurais en face de moi, pour mieux savoir leur expliquer les choses… sans avoir à faire des grandes phrases ou des grands discours, ou de rentrer dans des polémiques. »

— Consultant en économie circulaire

« Dès que ça va nous faire changer des choses, on se dit : « Bon allez non, je regarde ailleurs. Ça m’intéresse pas vraiment. » On sait qu’il faut changer mais… on aime bien nos petits conforts. »

— Participante

“Je cherchais une stratégie centrée sur l’humain pour mobiliser mon collectif et je suis repartie avec une stratégie en 5 étapes pour accompagner la transformation en interne”

— DRH

« Ce qui est intéressant, c’est ce double mouvement à la fois individuel et collectif qui est extrêmement coopératif. Il y a cette dimension collective que je trouve assez forte et puissante pour faire émerger des prises de conscience. Au bout de 3 heures, il se passe vraiment des choses et on sent que les individus… il y a des lignes qui bougent. »

Helene schetting, autrice de « Putain de Facteur Humain »