Une sagesse pour la complexité
Il
était une fois deux hommes qui voyageaient ensemble, comme ils
s’étaient arrêtés en chemin pour laisser tomber la chaleur, l’un d’eux
s’étendit à l’ombre. Tandis que l’homme dormait, l’autre crut voir une
mouche sortir de la bouche de son compagnon et entrer dans le squelette
d’une tête de cheval qui se trouvait par là, et cette mouche tourna
dans la tête de cheval dont elle visita tous les recoins puis elle
revint "dans" la bouche du dormeur. Celui-ci dit à son réveil : "Si tu
savais le beau rêve que je viens de faire, j’ai rêvé que j’étais dans
un château où il y avait une infinité de chambres toutes plus belles
les unes que les autres et sous ce château, jamais tu ne voudrais le
croire, était enterré un grand trésor". L’autre lui dit alors: "Tu veux
que je te dise ce qui s’est passé : regarde, tu es allé dans cette tête
de cheval, oui… Oui j’ai vu ton âme sortir de ta bouche sous la forme
d’une mouche et se promener dans tous les recoins de ces ossements puis
elle est rentrée dans ta bouche". Alors, les deux hommes soulevèrent
cette tête et creusèrent dessous et ils découvrirent un grand trésor.
Claude Seignolle, Le Rêve in Contes de Guyenne
Les
contes existent dans un univers quantique d’interactions et
d’attractions. Le héros, qui est toujours dans une impasse au départ,
sait qu’une aide va lui être donnée, mais il ignore laquelle. L’aide
est certaine mais indéterminée. Son besoin infini attirera une réponse
imprévue surgie de l’infini des possibles. C’est peut-être un crapaud
qui la lui donnera. Le héros parvient à son accomplissement miraculeux
non parce qu’il sait contrôler son destin mais au contraire parce que,
conscient de son impuissance, il s’en remet à la complexité de la vie
qui le dépasse. Attitude spirituelle qui le relie au monde de la
transcendance, de la fécondité, d’où lui viendra l’inspiration.
L’enjeu crucial de l’intelligence collective
Les défis d’aujourd’hui sont surhumains. On ne pourra y répondre qu’en étant intelligents ensemble
■ Performance de l’intelligence collective
– Les robots et l’accès démultiplié aux informations
– Les limites de l’électricité : la vitesse de la lumière
– Les robots biologiques et le dépassement de l’espace-temps. Les machines quantiques
–
L’espoir d’une gestion absolue du savoir et de la masse quantitative
des informations. En fait on reste dans le paradigme de la machine,
l’homme étant lui-même une machine à manier des machines. Question de
l’utilisateur et de sa créativité.
■ De l’humanité machine à l’humanité organisme vivant
Le partage quantique des informations à l’image des organismes vivants.
Comment fonctionner en organisme vivant
■ Le héros des contes, un héros quantique.
Le
tout possible est un monde d’intelligences. Le héros circule dans ce
monde d’intelligences à l’aide d’un signal intelligent, son signal de
cohérence.
Le conte du Serpent blanc de Grimm
Il
y a maintenant fort longtemps que vivait un roi dont la sagesse était
fameuse et célébrée dans tout le pays. Il était au courant de tout et
il n’y avait rien qui pût se faire à son insu : on eût dit que les
nouvelles lui arrivaient à travers les airs et qu’il connaissait le
secret de toutes les choses cachées. Mais il avait une bizarre habitude.
Chaque
jour à midi, quand la table avait été débarrassée et quand il n’y avait
plus personne autour de lui, le roi se faisait apporter une certaine
terrine par un serviteur attaché à sa personne. La terrine était
couverte et le serviteur lui‑même ignorait ce qu’elle pouvait contenir.
Ni lui ni personne ne le savait. Car le roi attendait toujours d’être
absolument seul pour la découvrir et en manger.
Il y avait déjà pas mal de temps que durait la chose, quand un jour, en remportant la terrine, le serviteur n’y tint plus :
Il
emporta la terrine dans sa chambre, ferma la porte à double tour et ôta
le couvercle. Et que vit‑il dedans ? Un serpent blanc.
Rien
qu’à le voir, il eut envie d’y goûter et ne put se retenir : il en
coupa un petit bout qu’il porta à sa bouche ; mais à peine sa langue y
eut‑elle touché, voilà qu’il entendit à sa fenêtre un étrange murmure
de petites voix fines. Il s’approcha et prêta l’oreille, s’apercevant
alors que c’étaient des moineaux qui faisaient la conversation et qui
se racontaient toutes sortes d’histoires sur ce qu’ils avaient vu dans
les champs et dans les bois. D’avoir goûté au serpent l’avait doué du
pouvoir de comprendre le langage des oiseaux et des autres bêtes.
Justement,
ce jour‑là, il se fit que la reine s’aperçut de la disparition de sa
plus belle bague, et que le soupçon se porta sur ce serviteur familier,
qui avait ses entrées partout. Le roi le fit appeler devant lui et lui
dit, avec des paroles dures et menaçantes, que si le coupable n’était
pas découvert et désigné avant le lendemain matin, ce serait lui qui
répondrait du vol et qui serait jugé. Il eut beau protester de son
innocence, cela ne changea rien et il se retira sans avoir rien obtenu
de meilleur, ni même un simple renseignement.
Tout
angoissé, il descendit dans la cour, où il resta à se demander comment
il pourrait bien faire pour s’en tirer. Il y avait là, sur le bord du
ruisseau, un petit monde de canards qui paressaient et se reposaient,
nettoyant et lissant leurs plumes du bec tout en bavardant
paisiblement. Le serviteur s’arrêta au bord de l’eau et il commença de
les entendre se raconter ce qu’ils avaient fait, où ils s’étaient
promenés et dandinés ce matin‑là, quelles bonnes choses ils avaient
trouvées à manger, quand il en surprit un à se plaindre avec humeur
qu’il avait quelque chose qui lui pesait dans le jabot. “Figurez‑vous
que dans ma hâte j’ai avalé une bague sous la fenêtre de la reine.” Le
serviteur ne fit ni une, ni deux : il l’attrapa par le col et le porta
à la cuisine, où il dit au cuisinier : “Celui‑ci est bon à tuer : il
est dodu à souhait !
—
Ça oui, dit le cuisinier en le soupesant dans sa main, en voilà un qui
n’a pas plaint sa peine pour ce qui est de se gaver, et tu peux dire
qu’il n’a que trop attendu pour se faire embrocher !
Il lui coupa le cou sur l’heure, et quand on l’eut plumé et vidé, on retrouva la bague de la reine dans son gésier.
Le
serviteur n’eut alors aucune peine à démontrer son innocence au roi,
qui lui promit, pour réparer l’injustice qu’il avait commise, de lui
accorder la grâce qu’il lui demanderait, si haute que fût la dignité
qu’il lui plairait d’occuper à la cour. Le serviteur refusa tout et
demanda seulement un cheval et une bourse de voyage, car il avait envie
de voir le monde et de s’y promener un petit bout de temps.
Sa
requête ayant été satisfaite, il se mit en route et arriva un jour près
d’un étang, où il vit trois poissons qui s’étaient pris dans les
roseaux et qui gigotaient désespérément pour retourner à l’eau. Bien
qu’on prétende que les poissons soient muets, il entendit pourtant
leurs gémissements pitoyables et comment ils se plaignaient d’avoir à
mourir si misérablement. Parce qu’il était charitable de cœur, il
descendit de cheval et libéra les trois prisonniers. Sortant leurs
têtes à la surface, ils lui crièrent : “Nous saurons nous en souvenir
et nous te récompenserons de nous avoir sauvés.”
Il
remonta à cheval et poursuivit son chemin, et voilà qu’au bout d’un
moment, il lui sembla entendre comme une voix à ses pieds, dans le
sable. Il prêta l’oreille et entendit un roi des fourmis qui se
lamentait : “Si seulement les hommes avec leurs grosses bêtes
lourdaudes restaient loin de nous ! Voilà ce stupide cheval qui
m’écrase sans pitié mes sujets sous ses sabots ferrés !” Le cavalier
détourna sa bête dans un autre chemin, et le roi des fourmis lui cria :
“Nous nous en souviendrons et te le revaudrons !”
Le
chemin qu’il avait pris le mena dans une forêt, où il vit un père
corbeau et une mère corbeau, sur le bord de leur nid, en train de jeter
dehors leurs petits. “Hors d’ici, bande de gloutons, criaient‑ils ;
nous n’arrivons plus à vous rassasier, maudits pendards, et vous êtes
bien assez grands pour vous nourrir tout seuls !” Les malheureux petits
gisaient sur le sol, en battant gauchement de leurs jeunes ailes, et
ils se lamentaient : “Pauvres abandonnés que nous sommes,
qu’allons‑nous devenir ? Il faut que nous trouvions nous‑mêmes notre
nourriture, et nous ne savons pas voler ! Mourir de faim ici, c’est
tout ce qui nous attend.”
Alors
le bon jeune homme mit pied à terre, tua son cheval d’un coup d’épée et
le laissa aux jeunes corbeaux afin qu’ils s’en nourrissent. Ils
sautillèrent auprès, mangèrent tout leur soûl et crièrent : “Nous nous
en souviendrons et te le revaudrons !”
Maintenant,
il n’avait plus que ses jambes pour voyager, et après une longue,
longue marche, il arriva dans une grande ville. Les rues grouillaient
de monde et le vacarme était grand, mais tout se tut pour écouter un
cavalier qui faisait une annonce : la fille du roi cherchait un époux ;
mais celui qui voulait la gagner devait accomplir une difficile
épreuve, et s’il n’arrivait pas à la mener à bien, il y laissait sa
vie. Nombreux étaient ceux qui l’avaient tenté déjà, mais tous avaient
joué de leur vie pour rien. Le jeune homme, lorsqu’il eut l’occasion de
voir la princesse, fut si ébloui de sa beauté qu’il en oublia tout
danger ; il se rendit devant le roi et s’offrit comme prétendant.
Il
fut aussitôt emmené dehors et conduit au bord de la mer, dans laquelle
on jeta au loin, sous ses yeux, un anneau d’or. Puis le roi lui ordonna
de ramener cet anneau du fond de la mer. “Si tu reviens sans le
rapporter, ajouta le roi, tu seras rejeté à l’eau jusqu’à ce que les
vagues t’engloutissent.”
Toute
l’assistance s’affligea pour ce beau jeune homme, puis se retira, le
laissant seul sur le bord de la mer. Il se tenait debout sur le rivage,
en se demandant comment il pourrait bien faire, quand tout soudain il
aperçut trois poissons qui nageaient vers lui, et qui n’étaient autres
que les poissons auxquels il avait sauvé la vie. Ils nageaient de
front, et celui du milieu portait dans sa gueule un coquillage qu’il
posa sur le sable aux pieds du jeune homme. Il ramassa le coquillage,
l’ouvrit et trouva dedans la bague d’or, qu’il alla tout heureux
rapporter au roi, n’attendant plus que sa récompense.
Mais
la fille du roi, dans son orgueil, quand elle sut qu’il n’était pas son
égal par la naissance, le repoussa dédaigneusement et exigea qu’il
subît une seconde épreuve. Elle descendit dans le jardin et répandit
elle‑même dix sacs de millet sur la pelouse. “Il faut que demain matin,
avant le lever du soleil, il ait tout ramassé, dit‑elle, et qu’il n’y
manque pas une seule graine.”
Le
jeune homme, resta là, dans le parc, à se demander comment il pourrait
venir à bout d’une pareille tâche ; mais il eut beau tourner et
retourner le problème dans sa tête, il ne trouva rien de rien. Il se
laissa tomber sur un banc et attendit là, bien tristement, le lever de
cette aube qui serait celle de sa mort. Quand le jour se leva,
éclairant de ses premiers rayons le gazon de la pelouse, il y vit, bien
rangés l’un à côté de l’autre, les dix sacs remplis à ras, auxquels il
ne manquait pas le plus petit grain de millet. C’était le roi des
fourmis qui était venu pendant la nuit, avec ses milliers et ses
milliers d’ouvrières, et qui avait employé tout son monde, par
reconnaissance, à lui ramasser diligemment le millet et à remplir les
sacs. La princesse descendit elle‑même au jardin et vit avec
stupéfaction que le jeune homme avait parfaitement accompli la tâche
qui lui avait été imposée. Mais son cœur orgueilleux ne voulut pas se
soumettre encore, et elle dit : “Même après avoir triomphé des deux
épreuves, il ne deviendra pas mon époux avant de m’avoir rapporté une
pomme de l’Arbre de Vie.”
Le
jeune homme n’avait aucune idée de l’endroit où se trouvait l’Arbre de
Vie. Il partit néanmoins, bien décidé à marcher aussi loin et aussi
longtemps que ses jambes le porteraient ; mais il n’avait aucun espoir
de le trouver jamais. Il avait déjà cheminé à travers trois royaumes,
quand un soir, dans une forêt, il s’étendit au pied d’un arbre pour
dormir : un bruit se fit dans les branches et une pomme d’or lui tomba
dans la main. Au même instant, trois corbeaux descendaient se poser sur
ses genoux et ils lui disaient : “Nous sommes les trois corbeaux que tu
as sauvés de l’inanition et de la mort ; devenus grands, nous avons
appris que tu étais en quête de la pomme d’or, et c’est pourquoi nous
avons volé par‑dessus les mers jusqu’au bout du monde où croît l’Arbre
de Vie, et nous t’y avons cueilli cette pomme.”
Débordant
de joie, le jeune homme prit le chemin du retour et rapporta la pomme
d’or à la belle princesse, qui n’eut plus rien à dire. Ils partagèrent
la pomme de Vie et la mangèrent ensemble ; et l’orgueil, dans son cœur,
fut remplacé par le plus grand amour.
Ils vécurent un bonheur parfait et atteignirent un très grand âge. « Le Serpent banc », in Contes de Grimm, Flammarion.
Commentaire
Le
don du langage des animaux est une fréquence de résonance, un signal
infini qui permet de communiquer avec l’infini des possibles :
intelligences indéterminées et imprévisibles. Par la fréquentation de
ce tout possible, s’élabore l’expérience d’un monde commun où tout est
ensemble. Fonctionner en tant qu’ensemble, monde commun tenu par la
cohérence d’un signal, est la figure de cette possibilité de commencer
à relever les défis à la manière d’un organisme vivant.
■ Créativité du héros des contes
– Le héros vit l’impuissance, ici, dans le monde physique. Alors
il passe, là, dans la dimension d’information et d’énergie (quantique),
et y circule à l’aide d’un signal intelligent (inspiration, talent
éveillé) qui le fera fusionner avec les réponses dont il a besoin.
– Rencontre avec l’inspiration
Ce monde quantique, nous l’avons tous rencontré dans notre vie.
Impuissant à accomplir un changement et usant nos forces en vain, nous
avons soudain été saisi par l’inspiration, dans un instant créatif, et
tout s’est ouvert subitement, comme par magie. D’évidence, la solution
était déjà là, à portée de main, mais notre propre imagination et le
conditionnement de notre mental nous la cachaient. Porté par
l’intensité de notre besoin, nous avons eu accès à un monde de
potentialité dans lequel attendent les réponses.
Les
plus grandes découvertes ont été faites selon ce principe de la percée
dans le monde de Tout-Possible. On peut citer l’exemple d’Archimède
trouvant la formule permettant de mesurer le volume d’un corps en
plongeant dans une baignoire qui déborde, ou de Newton découvrant la
loi de la gravitation universelle en observant la chute d’une pomme.
Les formes insignifiantes de la baignoire et de la pomme, en contact
avec l’infini de la question que se posaient ces deux grands savants,
ont suffit à leur ouvrir les portes du monde de Tout-Possible, dans
lequel se trouvait la réponse à leur question.
A
toute question authentique et intense que nous nous posons, correspond
une réponse précise dans l’infini des possibles. La façon la plus juste
de poser notre question, c’est donc de la situer dans la réalité totale
qui inclut toutes les potentialités. La réponse à notre question est
ici et partout, aisément accessible, mais un voile imaginaire nous en
sépare. Si nous parvenons à concevoir cela, en dépassant les limites de
notre conditionnement mental, nous pourrons alors la voir et la saisir.
Un conte arabe illustre bien cela :
« Un
père avait trois fils. A sa mort, il leur laissa dix-sept chameaux en
héritage et un testament pour faire le partage : le premier aurait la
moitié, le deuxième le tiers et le troisième le neuvième. Mais comment
partager dix-sept chameaux en deux ? Rapidement, les trois frères
constatèrent leur incapacité à satisfaire la volonté de leur père. En
désespoir de cause, ils firent appel au juge. Celui-ci se rendit chez
eux à dos de chameau, écouta leur demande et réfléchit. Puis il leur
dit : « Voilà
ce que nous allons faire. Je vais vous donner mon chameau, comme cela
vous en aurez dix-huit. Ce qui fera pour le premier, dix-huit divisés
par deux égalent neuf, pour le deuxième dix-huit divisés par trois
égalent six, pour le troisième dix-huit divisés par neuf égalent deux,
soit au total neuf plus six plus deux égalent dix-sept chameaux. Ainsi
vous serez quittes et moi, je reprendrai mon chameau. »
Etre
capable de recourir au chameau absent suppose d’en concevoir la
réalité, c’est-à-dire de concevoir un infini des chameaux possibles.
Les contes nous invitent à ce changement d’optique, en nous apprenant à
concevoir la dimension d’inspiration, qui n’est autre qu’un vide, une
absence (le dix-huitième chameau), l’infini des possibles.
Mais
ces questions que nous posons sont enfermées dans nos limitations, et
nous avons du mal à les penser dans leur vraie dimension, car elles
nous dépassent largement et concernent une réalité d’ensemble dont nous
n’avons pas idée.
Une énigme de géométrie nous aidera à le comprendre :
Voici neuf points disposés en carrés qu’il s’agit de relier par quatre droites sans lever le crayon.
Problématique
Si l’on en reste à la disposition apparente des points et que l’on
cherche à les relier selon la forme du carré, on bloque mentalement
l’émergence de la solution. Mais si l’on situe cette question dans
l’infini des possibles et que l’on imagine ces points au milieu d’une
infinité de points absents, une solution surgira d’elle-même, dans le
déclic de l’inspiration : deux points possibles apparaissent soudain en
réponse, dissolvant l’image du carré qui n’a jamais existé ailleurs que
dans la construction de notre mental.
![]()
1erniveau de créativité :l’ orientation au tout-possible
Mieux
encore, si l’on est capable de ne pas se satisfaire aussitôt du
soulagement de la réponse, et de maintenir l’ouverture du champ de
conscience vers le Tout-Possible, on verra émerger trois autres
solutions possibles, et découvrir que la question de départ, limitée
dans sa formulation, donne lieu en réalité à une magnifique
constellation de points qui attendait son plein déploiement et
accomplissement :
2e niveau de créativité:
l’orientation au modèle de croissance
Les
neuf points du postulat de départ, si difficiles à relier, sont
potentiellement connectés à huit autres points invisibles (absents).
Ces neuf points en carré forment le fragment apparent d’un modèle
d’accomplissement qui n’attend que sa réalisation : le carré se déploie
alors en une magnifique étoile à huit branches. Les points présents et
les points invisibles sont en attraction réciproque. Qu’est-ce qui les
empêchait de se rencontrer ? Notre vision mentale conditionnée et
limitée. A
y regarder de plus près, on peut même avancer que ces points invisibles
en attraction vers les points en carré sont probablement à l’origine de
la question qui leur permet de venir à l’existence, en répondant. Ils
sont des attracteurs étranges, pour reprendre une expression empruntée
à la théorie du chaos, en physique moderne. Situés dans le monde de
Tout-Possible, ils donnent naissance aux questions du monde créé (les
neuf points) et l’accomplissent. Comme le programme du chêne fait
croître le gland qui a commencé de germer.
![]()
3e et 4e niveaux de créativité:
l’orientation aux opportunités et la synergie
Ainsi
les grands objectifs de notre vie attendent que nous leur donnions leur
forme pleine et entière, leur vrai volume dans la réalité totale. Notre
participation active est indispensable. Celle-ci consiste à concevoir
l’infini des possibles ou la dimension d’inspiration et à vouloir y
entrer. A franchir le voile imaginaire qui nous sépare du
Tout-Possible. Ce voile est une image, juste une image : l’apparence de
l’objectif, les neuf points en carré ou les dix-sept chameaux. Car à
peine notre pensée projette-t-elle une image qu’elle la croit réelle et
s’y enferme. Seule notre nécessité à aboutir peut déchirer ce voile
d’illusion et nous faire percevoir directement la réalité, par
inspiration, dans l’instant créatif. Le
chemin le plus court vers le déclic de la réponse, c’est la nécessité.
Il y a en nous une nécessité infinie qui permet de rejoindre la
dimension d’inspiration. C’est ce sens de l’inspiration qu’il faut
travailler. La percée créatrice en dépend.
– Inspiré (de toute sa nécessité) le héros circule
dans la dimension des intelligences et fusionne, par attraction, avec
les réponses. Il résout les problèmes et réussit. Y a-t-il une vie
après la réussite ? Oui celle de héros collectif.
■ Le héros collectif, héros devenu roi, reprend ce mode de créativité quantique, mais collectivement.
Découverte des forces d’inspiration
A
l’occasion de nouveaux défis, parcequ’il délègue, le roi (ou héros
collectif) va pouvoir découvrir le grand jeu des forces d’inspiration
qui l’ont si souvent accompagné.
1
– Grâce à son recul, il peut faire connaissance avec la source
d’inspiration qui le caractérise, impersonnelle et autonome. Il
découvre que son point de vue ne se limite pas à sa réussite et qu’elle
a une vie en dehors de lui, une volonté d’expression et d’inspiration
qui va bien au-delà de ce qu’il peut expérimenter avec elle.
2 – Ainsi il peut découvrir combien elle est précieuse pour tout un domaine qu’elle stimule et inspire ou qui espère après elle.
3
– Il découvre encore quel réservoir de sagesse, savoirs faire,
apprentissages elle peut représenter depuis toujours, avec la
participation de tous ceux qui y oeuvrent. Fort
de ces découvertes, le héros collectif va se réunir à ces forces et en
faire un champ d’énergies d’inspiration, un vortex, dans lequel il va
se ressourcer et créer.
4
– Enfin, identifié à ce champ de forces, une sorte de génie collectif
qui est un signal intelligent plus puissant que ce qu’il a jamais
connu, il va pouvoir coordonner les actions à mener en circulant dans
la dimension des intelligences, aller à la rencontre de grands courants
novateurs de l’inconscient collectif et fusionner avec des réponses
majeures pour tous.
Modélisation de ce champ de forces sous la forme d’un outil de création
Cette
présence collective du héros identifié à ces énergies d’inspiration
peut être transformée en outil de céation. C‘est une présence de génie
susceptible d’attirer des révélations puissantes. C’est aussi une façon
d’être ensemble, un modèle d’attitude collective à adopter dans des
situations semblables au défi qui a cours. On peut la résumer en une formule, un proverbe qui permettra d’en rappeler facilement la vibration inspirante.
Exemples de proverbes ou formulations de modèles d’expérience collective
« Espérance recourant à l’inattendu rend libre et désintéressé,
Espérance secourant les souffrants touche le cœur profond de tous»
« La Transparence invite les cœurs désespérés à partager leur humanité,
Leur donnant accès à la source profonde de sagesse qui appelle à réenchanter en grand le monde »
« Partage d’innocence pour le bien du monde de tous est attendu.
Puissance à chacun donnée, ranimant l’essentiel, réveille les mourants »
La
résolution des grands problèmes de notre humanité d’aujourd’hui exige
que nous regroupions nos moyens d’intelligence. Les moyens quantitatifs
ne peuvent suffire, comme nous l’avons vu, les intelligences organiques
montrant une performance bien supérieure, celle du fonctionnement
quantique. Le héros collectif, fonctionnant en mode quantique, est
certainement exemplaire de la possiblité pour les humains de se
regrouper de façon organique, à travers les multiples modèles
d’expérience collective qu’il propose.

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