Sciences: les directeurs de labos et les chercheurs manifestent
Mardi 4 mars, ils ont dénoncé,
devant leur ministère ou au Collège de France, l’évolution de la
réforme de la recherche poursuivie par le gouvernement et le statut des
personnels scientifiques.
devant leur ministère ou au Collège de France, l’évolution de la
réforme de la recherche poursuivie par le gouvernement et le statut des
personnels scientifiques.
Plus de 200
chercheurs ont manifesté ce matin devant le ministère de la Recherche à
Paris, au moment où quelque 600 directeurs de laboratoires se
réunissaient au Collège de France pour marquer leur désaccord avec
l’évolution de la réforme de la recherche poursuivie par le
gouvernement.
chercheurs ont manifesté ce matin devant le ministère de la Recherche à
Paris, au moment où quelque 600 directeurs de laboratoires se
réunissaient au Collège de France pour marquer leur désaccord avec
l’évolution de la réforme de la recherche poursuivie par le
gouvernement.
La manifestation marque "l’inquiétude des chercheurs sur l’évolution néfaste" de la réforme et "la menace sérieuse qu’elle fait peser sur son autonomie", a déclaré le vice-président du mouvement Sauvons la recherche (SLR), Georges Debrégeas.
Réunis à l’appel de leurs syndicats (SNCS, SNESUP, UNSA…) et de Sauvons la recherche sous des banderoles "Non au pilotage gouvernemental", les chercheurs voulaient par ailleurs dénoncer le statut des personnels scientifiques, avec "une absence de recrutements sur des postes statutaires".
"Bon sens"
Au Collège de France, directeurs de laboratoires et
responsables d’instances scientifiques ont évoqué pendant environ
quatre heures les modalités d’une réforme de la recherche qu’ils
appellent de leurs voeux: "Il est indispensable de le faire, c’est de bon sens, sans détruire ce qui existe, mais en améliorant son fonctionnement."
responsables d’instances scientifiques ont évoqué pendant environ
quatre heures les modalités d’une réforme de la recherche qu’ils
appellent de leurs voeux: "Il est indispensable de le faire, c’est de bon sens, sans détruire ce qui existe, mais en améliorant son fonctionnement."
Ils craignent – entre autres – que l’Agence nationale de
la recherche (ANR) ne leur impose l’orientation des axes de la
recherche, déplorent la création de l’Agence d’évaluation de la
recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) et craignent la perte
d’autonomie des organismes tels que le Centre national de la recherche
scientifique (CNRS).
la recherche (ANR) ne leur impose l’orientation des axes de la
recherche, déplorent la création de l’Agence d’évaluation de la
recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) et craignent la perte
d’autonomie des organismes tels que le Centre national de la recherche
scientifique (CNRS).
Devant les grilles du ministère, les manifestants ont symboliquement lancé une "attaque aérienne" avec des avions en papier verts, mauves ou blancs, pour "faire passer leurs messages".
"Volonté de dialogue fumeuse"
Pour Céline Dinocourt, docteur en neurosciences actuellement employée en CDD, "on ne peut pas laisser la politique gouverner la recherche", ni "multiplier les postes en CDD". Marianne Mangeney, statutaire, chercheuse en biologie, craint pour sa part que l’ANR ne finance plus "tout ce qui n’est pas directement utile" (sciences sociales, humaines…) et que "des pans entiers" de la recherche ne disparaissent ainsi.
Dans une "feuille de route" envoyée à la présidente du
CNRS la semaine dernière, la ministre de la Recherche, Valérie
Pécresse, demandait à Catherine Bréchignac de réfléchir à "une évolution de (son) organisation interne" tenant compte du changement de son "environnement scientifique". "Chaque
fois qu’un vent de révolte commence à souffler (dans le monde de la
recherche), on voit apparaître une volonté de dialogue fumeuse", a réagi Georges Debrégeas.
CNRS la semaine dernière, la ministre de la Recherche, Valérie
Pécresse, demandait à Catherine Bréchignac de réfléchir à "une évolution de (son) organisation interne" tenant compte du changement de son "environnement scientifique". "Chaque
fois qu’un vent de révolte commence à souffler (dans le monde de la
recherche), on voit apparaître une volonté de dialogue fumeuse", a réagi Georges Debrégeas.
Source : Liberation

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