
Celui qui a révolutionné l’économie numérique en identifiant la
"Longue traîne" explique pourquoi l’économie de demain reposera sur la
gratuité.
Dans un texte paru sur Wired.com et dans le livre
gratuit Free, à paraître bientôt, le découvreur de ce phénomène de la
«Long Tail», Chris Anderson explique que la constante diminution des
coûts de production de l’économie numérique incitera bientôt la plupart
des entreprises à donner la majorité de leurs produits.
Déjà, Google offre sans frais l’utilisation de ses produits, le New York Times publie gratuitement son contenu en ligne, tout comme Radiohead, qui a laissé ses admirateurs télécharger librement son plus récent album.
La
raison pour cette nouvelle économie est simple, explique le rédacteur
en chef de Wired. Le prix des bandes passantes et d’entreposage de
données est désormais si bas que les entreprises peuvent distribuer
leur contenu gratuitement.
L’approche n’est pas réservée aux
organisations numériques. Les opérateurs de téléphones cellulaires
offrent régulièrement des appareils gratuits en échange d’un contrat
d’abonnement. Wal-Mart, de son côté, vend des DVD à perte afin d’attirer les consommateurs, alors tentés d’acheter un article plus dispendieux.
Bien
sûr, dit Chris Anderson, rien n’est vraiment gratuit. Les entreprises
qui donnent leurs produits espèrent obtenir des revenus d’une autre
source. C’est entre autres le modèle "à trois voies" des médias, qui
vendent non pas du contenu aux utilisateurs, mais des auditoires aux
annonceurs.
L’auteur identifie toutefois cinq autres catégories:
les "freemiums" (une partie du produit est donnée pour que le
consommateur s’abonne); les "subventions croisées" (comme dans le cas
des opérateurs cellulaires); "l’absence de coûts marginaux" qui permet,
par exemple, à des groupes de donner leur musique en ligne afin
d’attirer des spectateurs à leurs concerts; "l’échange de services" par
lequel un utilisateur offre un service en échange d’un accès à un site
Web. Et enfin "l’économie des cadeaux", où les participants donnent des
produits ou de leur temps par pur altruisme.
Mais pourquoi
voudrait-on donner des articles sans promesse d’achats subséquents?
Parce que l’attention des consommateurs est devenue une rareté dans un
monde où ils sont constamment sollicités par la publicité. La
distribution de produits gratuits permet ainsi à une marque de se
démarquer de ses compétiteurs.
Et avec les forces du marché à
l’oeuvre dans l’économie numérique, Chris Anderson promet que la
prochaine génération plongera à pieds joints dans la nouvelle économie
de la gratuité.
Pour lire le texte complet de Chris Anderson, cliquez ici.
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