Une des manières de parler de Naked, c’est de dire que nous sommes “hors-système”. Définissons
un système comme un ensemble d’éléments fonctionnant en interaction
(pour simplifier). La fondation de Naked vient d’un moment d’effarement
de l’un des fondateurs à une réunion où toutes les agences qui
travaillaient pour lui cherchaient à tirer la couverture à elle et
expliquer pourquoi le problème justifier d’investir tout sur…
(complétez ici par le web, la pub, le MD, l’événementiel). Ils
formaient un système de relation de pouvoir et d’influence dont la
résultante était le plan de communication, qui n’était que le reflet de
l’équilibre des pouvoir à un instant T.
Naked est né de la réalisation soudaine que forcément tous ces
acteurs étaient juges et partis et donc qu’aucun n’étaient en position
pour avoir une vue globale du système et conseiller son client sur la
manière la plus efficace de construire ce système. Pour avoir un regard
sur ce système et pouvoir proposer des principes de construction, il
vaut mieux être extérieur à ce système. Et ça c’est Naked. Nous ne
produisons pas et collaborons avec les différents partenaires qui
mettent en œuvre, mais nous prenons la responsabilité du système le
plus efficace pour résoudre un problème donné. Car produire serait
rentrer dans le système. De même que profiter économiquement du fait
que le système fonctionne d’une manière plutôt que d’une autre, d’où le
fait que nous ne nous faisions payer qu’au temps passé, et ne margeons
pas sur la production. Gödel a même mathématiquement prouvé les
paradoxes que créait le fait d’être dans et hors du système en même
temps.
Pourquoi ce fonctionnement est-il si rare ? Sans doute parce que la
question ne se posait pas il y a quelques années quand le nombre de
partenaires était plus réduit, et que la publicité dominait et
paraissait une évidence. Le système était moins complexe, et les
interactions plus simples.


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