Le défilé du Français Karim Bonnet pour Impasse de la Défense
a donné le départ de la fashion, au Train Bleu à la gare de Lyon. Un
lieu qu’il affectionne car la mode est, pour lui, un “transport”, un
dépaysement et un plaisir. Chacune de ses collections entend
ressusciter une époque, une ambiance. Cette saison est marquée par son
travail personnel de photographe, influencé toujours par l’architecture
-après l’utilisation des signes urbains et des éléments de décoration
des immeubles de Paris- et une exposition en 2007 "La Documenta"
à Kassel en Allemagne. Cette fois-ci, la collection plus douce et
féminine opte pour des imprimés qui s’inspirent des façades d’immeubles
et s’impriment sur des mousselines transparentes qui jouent les
superpositions. On a aimé cette robe longue vaporeuse déclinée dans des
tonalités vertes, imprimée d’un paysage parisien nocturne avec les
reflets de la Seine. Les modèles sont accessoirisés de longs
foulards-cravates. www.impassedeladefense.fr |
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Parmi les nouveaux venus figure l’Egyptienne Marie Bishara,
directrice artistique et vice-présidente du groupe Bishara -marque
créée dans les années 60- implanté au Moyen-Orient et qui s’attaque au
marché européen. C’est la première fois qu’une marque égyptienne défile
sur les podiums parisiens, a indiqué la Fédération française de la
couture. Pour son premier défilé hors d’Egypte, Marie Bishara
ne propose "pas une mode ethnique" mais une "collection beaucoup plus
européenne". Sa création est inspirée par la magnificence de l’Orient,
le travail des artisans, la richesse des matières. Le turquoise, les
broderies dorées, le travail de métal, les pierres lapis
semi-précieuses reflètent les trésors de l’Egypte Ancienne comme les
icones pharaoniques (clef de vie, dieu du ciel ou scarabée, symbole de
naissance et de renaissance). On a aimé une micro robe en soie
décolleté pharaonique en crochet noir. www.mariebishara.com |
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Retour dans le calendrier parisien de la princesse de Thaïlande Sirivannavari Nariratana, la
petite-fille de la reine Sirikit de Thaïlande -qui se fournissait chez
le couturier parisien Pierre Balmain. L’étudiante au Département des
Arts créatifs de la Faculté des Beaux-Arts et des Arts appliquées de
l’université de Chulalongkorn (spécialisation en stylisme) avait déjà
présenté ses collections à Bangkok mais aussi à Paris lors du
prêt-à-porter été 2008. La jeune femme qui avait réinterprété la
richesse de la culture thaîe dans un langage moderne, a
hésité, cette saison, entre l’éclat sombre du rock (silhouettes moulées
dans des combinaisons noires, pantalons slim en lamé
argent, micro-blousons en lamé…) et un thème plus doux et féminin
(mini robe plissée en mousseline de soie). |
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C’est la deuxième participation de la Finlandaise Paula Suhoren pour la marque IvanaHelsinki
à la fashion week parisienne. Cette fois-ci, elle nous raconte
l’histoire d’un tigre esseulé, d’un tigre le plus triste du monde
qui vivait en Sibérie. "Ce tigre était roi en son royaume. Mais par
un horrible accident, il perdit tout. Des chasseurs envahirent sa
terre. Son amour, la reine du royaume des tigres s’est transformée en
tapis de fourrure. Ses enfants furent vendus à un zoo, la famille tigre
fût disséminée. Le tigre pleura pendant 772 jours. Aujourd’hui,
il pleure encore et il vous appelle pour aller le voir. Prenez le train, aller le voir. Juste pour dire bonjour. Vous n’oublierez jamais le tigre esseulé". www.ivanahelsinki.com |
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Le Belge Kris Van Assche, par ailleurs styliste de
Dior Homme, voit l’été tout en fluidité et mêle masculin et féminin,
chic et sport… Ses bermudas à taille élastiquée s’accompagnent de
vestes ou de gilets d’homme, les débardeurs en jersey se superposent,
les micro-jupes se ferment par une bretelle et les longues robes noires
ou champagne sont décolletées sur des tatouages. www.krisvanassche.com |
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Premier défilé parisien pour l’Anglais Gareth Pugh,
27 ans, l’un des créateurs les plus prometteurs de la mode britannique,
qui défilait jusqu’à présent à Londres. Il a pu franchir la Manche
grâce au Grand prix international de l’Association nationale pour le
développement des arts de la mode (Andam 2008), doté de 150.000 euros.
Diplômé de l’Ecole londonienne Central Saint Martins en 2003, il a
présenté sa première collection dès 2005 et signé des costumes de scène
pour la chanteuse Kylie Minogue. Le styliste a proposé des silhouettes
cuirassées en noir et blanc. Il aime l’histoire et le prouve avec ses
fraises XVIe siècle gonflées en collerettes géantes autour du cou ou
qui se fendent sur la poitrine. Il dessine des vestes aux épaules en
pointe, aux bras articulés, des pourpoints sur des jambes fuselées en
caleçons moulants. |
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Deuxième présence dans le calendrier pour le team français Dévastée,
formé par Ophélie Klère et François Alary, diplômés d’Esmod 2003.
François travaille plus sur les concepts des collections et les
illustrations et Ophélie travaille sur les vêtements, créant les formes
et les patrons. Première collection hiver 04-05 au festival de Hyères.
Le duo, qui a défilé en 2007 à l’UCAD, a réalisé le T-shirt de Hyères
2007. La collection intitulée "Paris Nevermore" évoque une balade
au bord de l’océan où élégance et sobriété sont de mise dans une
palette essentiellement noire et blanche, comme à leur
habitude. Cette collection plus femme que la précédente, est composée
de silhouettes nettes et précises comme ses petites robes blanches en
haut et noires en bas, courtes et fluides ou ce maillot de bain trompe
l’oeil, un rien rétro. La collection devient trop sage pour porter le
nom de Dévastée ! www.devastee.com |
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C’est la Portugaise Fatima Lopes qui a clôturé
cette première journée avec une fête pour célébrer ses 10 ans de
défilés sur les podiums parisiens. Elle s’est inspirée de visions
japonaises et de son enfance (cocottes en papier,
origami, coloriages, dessin…). Résultat: des plissés délicats, des
fleurs de lotus peintes à la main sur de la soie, des tissages canevas
dans une palette de couleurs primaires éclatantes. On a aimé cette
robe noire bustier à la jupe gonflée parcourue de fines lignes de
couleurs. www.fatima-lopes.com |
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Le créateur Sud-Coréen Lie Sang Bong poursuit -dans
la lignée de ses précédentes collections- son travail sur les jeux
de volumes. Du cubisme, il explore les formes architecturales
et compose ainsi un langage graphique, énergique et féminin en rythmant
chaque modèle de traits horizontaux et verticaux ou d’un kaléidoscope
de couleurs primaires vives. Résultat : des robes structurées coniques,
des costumes épaulés, des emmanchures et des cols construits en 3D. On
a aimé la robe, courte, au plastron de patchworks de pièces déclinées
dans un dégradé de bleus mais toute unie en bas. www.liesangbong.com
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"On a essayé un mélange: le design pour les lignes pures et la Grèce antique pour les drapés", a expliqué Anne-Valérie Hash
à l’AFP. Optant pour une géométrie anatomique, il s’en dégage une
certaine féminité. Les blancs et les pastels
irisés apportent une touche épurée. Les vestes architecturées créent
des épaules affirmées. Les jerseys s’articulent autour de tensions,
de noeuds, de plissés… La créatrice a voulu "de la légèreté, de la fluidité, des torsions", et a utilisé avec le jersey une matière qui lui est peu familière. "J’ai pensé à une femme, plus qu’au féminin-masculin", dit-elle. "C’est beaucoup plus féminin qu’avant".
On a aimé la robe courte taupe sur laquelle une découpe qui descend des
aisselles aux hanches laisse sous une mousseline entrevoir le corps
ou encore ce plastron blanc qui fait un joli dos nu.
www.anne-valerie-hash.com |
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La ligne de prêt-à-porter de luxe aux détails couture Cher Michel Klein parvient
à s’imposer de saison en saison avec élégance. Dans sa collection, des
trenchs qui se distinguent les uns des autres par une multitude de
détails couture dans des couleurs classiques (noir, marine, mastic et
blanc) mais aussi des robes imprimées de brassées d’iris, de clématites
et de marguerites comme des fleurs tout juste coupées du jardin.
On hésite entre le trench en laine laquée noire et celui sans manche en
soie satin bronze, sous lequel pourrait se cacher une robe bretelles en
maille de coton noir porté avec un boléro en crochet de coton noir. A
noter pour le soir, une robe manches courtes en tulle rebrodé bijoux. |
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Second défilé parisien de Rajesh Pratap Singh, le
styliste originaire du Rajasthan est diplômé du National Institute of
Fashion Technology de Delhi. Il a travaillé pendant deux ans en Inde et
en Italie avant de créer sa marque en 1997. Il défilait jusqu’à
présent lors de la Fashion week de New Delhi. Comme la saison passée,
il signe une collection d’une élégance épurée avec de courtes
robes-chemises en superpositions, des jeux de nervures et de plis sur
des robes moulantes, des pantalons amples à taille haute, des blouses
transparentes. Les nuances de rouge, corail, abricot, rose côtoient des
blanc, noir, gris, bleu profond. www.pratap.ws |
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Le strass et les paillettes ont l’esprit militaire et rebelle chez Balmain.
Christophe Decarnin a proposé des jeans déchirés, délavés, maculés de
nuages blancs mais ces slims sont brodés de croix en strass et se
marient à des vestes d’officier brodées de paillettes, de clous, de
strass, de brandebourgs d’argent. Des vestes à la ligne d’épaules
élargie se marient avec des jupes droites, noires et cloutées, ou des
micro robes moulantes dévoilant des résilles de strass dans ses
interstices, le long de l’ourlet ou à l’encolure. www.balmain.fr |
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Lutz, ancien assistant de la Maison Martin
Margiela, travaille comme professeur occasionnel pour l’école de mode
londonienne Central Saint Martins, et comme free-lance consultant… Le
créateur allemand propose des vêtements qui semblent minimalistes mais
enrichis de plis, de fronces ou de drapés. Le trench se renouvèle
-version courte- tandis que les manteaux, vestes et jupes adoptent le
tricotage de mousseline de soie. C’est une mode contemporaine, un rien
décalée, beaucoup moins commerciale que certaines mais cependant
créatrice qui offre à la femme une séduction certaine. On a aimé cette
robe blanche en soie fluide ouverte dans le dos ou ce top noir dos nus,
bi-matières.
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Chez Nina Ricci, Olivier Theyskens a opté pour
cette asymétrie qu’il décline sur l’ensemble de sa collection, fines
silhouettes à longues traînes enveloppées de mousseline aux couleurs
unies neutres ou aux imprimés fanés. "J’ai eu envie de travailler autour de quelques règles assez strictes que je pouvais imposer comme un look", a-t-il expliqué à propos de ces variations sur la robe à traîne. "J’aimais
bien l’idée du court devant, long dans le dos, et après, montrer
comment on peut, à partir de ce départ assez réglementé, créer une
diversité, montrer comment, du canevas le plus simpliste, on peut
apporter petit à petit, de la couleur, de la légèreté, de la féminité", a-t-il ajouté. |
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La collection Y de Gaspard Yurkievich fait
référence au chic couture des muses libérées et androgynes parisiennes
de l’époque de la veste 4 poches et du smoking noir. Cette collection
est rehaussée d’une touche d’excentricité: un mélange entre l’héritage
couture française et le glam des années 70. Rigoureuse et graphique,
elle est à la recherche du juste équilibre selon les principes
développés par l’Art Déco. Trenchs, robes, tops, blouses et t-shirts
s’articulent autour d’un manche construite comme un jeu de pliage
drapé. La gamme des pastels est tranchée par la rigueur des lignes
noires aux contours de la silhouette. Les éléments décoratifs sont
illuminés de touches métalliques inspirées de l’Art Déco comme sur
cette robe de soie claire où ils se posent en plastrons. Les franges et
les broderies sont des détournements de composants métalliques créant
des motifs floraux, des plastrons et des épaulettes. Via un communiqué
de presse, distribué au défilé, le créateur annonce qu’il est
désormais D.A. de Rodier avec une première collection pour l’hiver
2009-2010. www.gaspardyurkievich.com |
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Chez Dice Kayek, la créatrice turque Ece Ege
envisage l’été dans une version architecturée très couture. Cette
saison, la belle romantique s’éprend d’une allure "Tourbillon", à la
fois graphique, contemporaine et tout en volumes maîtrisés grâce aux
plis et drapés twistés et en asymétrie ! La silhouette se teinte de
tonalités pures faites de noir et de blanc essentiellement, tout en
s’offrant par éclat des éclairs d’or et d’argent. On a aimé le volume
d’une robe noire forme évasée toute tourbillonnée de broderies ton sur
ton. La créatrice a voulu exprimer "les mouvements météorologiques, le tourbillon du temps", a-t-elle expliqué à l’AFP. D’où "le noir et blanc, comme le ciel avant et après l’orage, et quelques couleurs de soleil de temps en temps". |
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La mousseline prend des accents sauvages avec John Galliano chez Christian Dior
qui la marie au python, au galuchat et autres peaux. Le styliste
britannique a défini un "chic tribal" plutôt sage avec de courtes jupes
en soie, parfois plissées soleil et transparentes, et des robes
longues. Les vestes en python, en galuchat, en cuir, dessinent les
épaules et font la taille fine. Découpées aussi en manteaux et robes,
les peaux se déclinent en teintes classiques (noir, écru, camel, gris)
mais aussi plus inhabituelles (céladon, orange…). "C’est une collection très féminine, très légère avec beaucoup de travail" a déclaré à Reuters, le PDG de Dior Couture, Sidney Toledano. www.dior.com |
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La reine de la mode britannique Vivienne Westwood
a proposé des robes enroulées sur le corps, semblant juste retenues par
des noeuds, mais aussi des jupes aux pâles rayures multicolores, des
drapés à l’équilibre subtil et des pantalons à la taille basse
dévoilant un caleçon. A noter des pans d’étoffe qui s’échappent et
créent des asymétries.
www.viviennewestwood.com
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Le créateur japonais Yohji Yamamoto envisage l’été
paisible essentiellement en noir et blanc. Une veste noire, près du
corps, qui semble en lin se surligne de fines lignes blanches
délicates sous laquelle se cache une jupe de mousseline blanche qui se
porte en superposition. Une robe en voile de coton est restructurée de
pièces en patchworks. D’autres robes longues adoptent la forme bustier
qui dégage les épaules et met en valeur la jambe qu’elle dévoile,
via une longue fente. Une grande chemise blanche -presque manteau- se
porte avec un pantalon large. Les mannequins sont bien protégées du
soleil par des grosses lunettes de soleil et capeline en pliage de
raphia. Il se dégage comme toujours une sérénité certaine de cette
collection où la beauté du vêtement s’appuie sur une coupe toujours
irréprochable.www.yohjiyamamoto.co.jp |
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Avec la collection baptisée "Wearabag" du tamden Marithé + François Girbaud,
le vêtement est présenté comme un objet ludique : comme un clin d’oeil
aux affiches des capitales qui mettent le sac en exergue. "Poches,
zips, lacets, chaînes évoquent la fusion entre l’accessoire et le
vêtement. Le lacet est le fil conducteur. Les laçages, travaillés,
évoquent les clans de la street culture et soulignent les robes, jupes,
pantalons et chaussures" explique le communiqué de presse. Les
couleurs dominées par le true blue s’accordent aux tonalités poudrées
de beige et de gris, soulignées par des bandes de couleurs aux
connotations sportives. L’esprit collège souffle dans les longueurs,
blousons, finitions. Le blanc illumine ces couleurs douces. Le pantalon
est double et réversible. Le tissu se croise et s’entrecroise pour
s’équilibrer au travers d’une transparence maîtrisée qui donne aux
jupes et aux robes de la légèreté. On a aimé le t.shirt imprimé d’un
sac ou d’inscriptions mais aussi des petits trenchs couleur beige ainsi
que les silhouettes plus rock en blouson et fine veste de cuir noir, à
porter avec jupettes et bottes motardes. www.girbaud.com |
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Pour sa quatrième collection, le styliste Dai Fujiwara pour Issey Miyake
continue ses recherches. Cette fois-ci son travail minutieux concerne
la quête de la couleur authentique. Cette aventure est baptisée "color
hunting" ou la chasse aux couleurs, des couleurs qui existent !
L’équipe a fouillé les forêts tropicales d’Amérique du Sud et
les villes alentour. Par comparaison, les villes explosent de tonalités
vives que reflètent, entre autres, les vitraux des gratte-ciel. "Nous
avons emporté dans la jungle plus de 3.000 échantillons de couleurs,
référencées, afin de les comparer aux couleurs réelles de la
nature. Huit de ces couleurs ont été sélectionnées et utilisées en fils
de chaîne dans la collection. De l’exploration des villes, nous avons
apporté un immense matériel photographique afin de pouvoir reproduire
nos découvertes. Tissée de fils teintés à partir de ces couleurs, cette
collection témoigne de la richesse des harmonies" explique le
texte remis au défilé. On aime la constance de ce couturier à toujours
être en quête de recherches créatives originales concernant matières et
couleurs. La féminité est au rdv avec ces petites robes transparentes
et aériennes déclinées dans des tonalités franches mais aussi cette
petite robe trench "aquarellisée" passant du vert (en haut) au beige
(en bas). Une série de tuniques légères est composée de grands pans
pastel ou fluo. www.my-os.net/isseymiyake |
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Le styliste indien Manish Arora a proposé des
tenues colorées et à paillettes inspirées de celles des artistes du
cirque. Le ton est donné: teint blafard et coiffe de clown blanc, buste
aux rayures de sucre d’orge, jupe en forme de manège qu’un coup de
doigt suffit à faire tourner. Suivront des micro-robes remodelant les
hanches, des paletots à larges manches et gros plis, des jumpsuits
rappelant les costumes des clowns, des mini-jupes, des robes à ruchés,
des soutiens-gorges dessinant des seins pointus et colorés. Paillettes,
sequins, broderies, miroirs, cristaux illuminent des couleurs vives,
dont beaucoup de bleu, rose, or. Les broderies mêlent des techniques et
des motifs indiens traditionnels à d’autres plus contemporains.
www.manisharora.ws
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Jean Paul Gaultier a célébré la danse et le mouvement qui fait vivre les vêtements dans un vestiaire tout en fluidité. "Le mouvement est important. Pour moi, les vêtements sur le portant, c’est simplement une nature morte",
a-t-il déclaré à la presse à l’issue du défilé qui s’est ouvert et
conclu sur une séquence avec 3 danseurs. Jean Paul Gaultier, qui vient
de réaliser les costumes du spectacle "Blanche Neige" d’Angelin
Preljocaj et a travaillé avec d’autres chorégraphes, notamment Régine
Chopinot, propose des maillots de bain drapés à cape intégrée,
susceptibles de se transformer en robes, des robes fluides à ceinture
torsadée, des jupes nouées à la taille…. "Les danseurs ont un
rapport avec le vêtement qui est très intéressant et qui donne des
enroulades, des drapés (…), ils ont une façon de s’approprier les
vêtements en leur donnant une autre dimension", explique-t-il. www.jeanpaulgaultier.com |
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| L’Américain Jeremy Scott comme à son habitude joue avec les codes de la mode en les modernisant. |
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Pour Karl Lagerfeld, black is beautiful, la
collection étant proposée dans cette tonalité, toujours chic. Les
silhouettes déclinées également en blanc se dotent de larges ceintures
vernies qui étranglent la taille et mettent la silhouette en valeur.
Elles tournent autour du vêtement et se portent aussi décalées sur le
côté. "C’est un jeu graphique avec des ceintures qui tournent comme un escalier en colimaçon autour du corps", a expliqué le couturier à la presse avant d’ajouter: "Les
robes drapées ont aussi ce mouvement qui tourne autour du corps, ça
fait comme des espèces d’entonnoirs asymétriques qui donnent une taille
fine mais pas étranglée". Il propose un pantalon de "patineuse"
qui comprend une jambe moulante qui s’évase en une jupe sous laquelle
disparaît l’autre jambe. "C’est drôle, non ?", a-t-il
commenté. Côté accessoires, on a aimé les tatouages en dentelle de cuir
verni, noir ou blanc, qui s’enroulent autour des bras… tout comme
ces guêtres, bracelets de cheville ou mitaines également en cuir
ciselé. Et bien sûr, on voudrait faire l’acquisition de ce sac plat qui
arbore sur un côté le visage de Karl Lagerfeld, comme une photo en noir
et blanc. www.karllagerfeld.com |
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Esteban Cortazar, originaire de Bogota, a évoqué pour Emanuel Ungaro
des souvenirs personnels, la ville colombienne de Cartagène et son
père, Valentino Cortazar. Panama sur la tête, en robes courtes et
légères, drapées près du corps ou au contraire amples comme des
blouses, les mannequins foulent le sol sur lequel ont été reproduits
des extraits de carnets de voyage du père du créateur. Les mêmes mots
espagnols s’inscrivent sur la soie des robes aux couleurs éclatantes. "Cette
collection a été très personnelle pour moi; j’ai toujours voulu faire
une collection inspirée d’un lieu magique comme Cartagène", a expliqué le styliste à la presse. Cartagène est "une ville qui a tant de couleurs, tant de vie, tant de nature. Ces éléments vont parfaitement avec Ungaro", ils permettent de "continuer à évoluer" tout en "maintenant l’ADN de la maison", affirme Esteban Cortazar. www.ungaro.com
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C’est une collection assez arlésienne", a déclaré Christian Lacroix
à la presse. Pantalon moulant brodé or, accompagné d’un boléro-cape
noir rappelant une tenue de toréro, robes courtes mêlant pois, rayures
et fleurs, jupe de gardianne, vestes cintrées brodées or, la collection
porte l’empreinte de sa ville natale. La fleur fétiche du couturier
s’imprime en multicolores sur une robe en mousseline noire ou se pique
sur un boléro noir. "Je n’avais pratiquement jamais fait d’imprimé oeillet", raconte-t-il. www.christian-lacroix.fr |
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De belles matières (soie sous toutes ses formes, satin, popeline de
coton, brocard doré), une palette de couleurs joyeuses, des imprimés
graphiques aux brocards dorés, des coupes irréprochables pour des
lignes citadines, simples, contrastées … la collection maîtrisée du
Belge Dries van Noten a salué l’été sur une note
positive. Jupes portefeuille et drapés sont au menu. Pour le soir, il
faut absolument cette robe, bi couleurs, rebrodée de paillettes dorées
"chic…issime". www.driesvannoten.be |
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Riccardo Tisci pour Givenchy a livré une
collection austère et sophistiquée, avec des capes à épaulettes, des
vestes aux épaules et aux manches soulignées de cristaux, des
chemisiers noirs à manches gigot rebrodés de jais. Il multiplie les
découpes qui révèlent sous la transparence d’un voile une dentelle ou
la géométrie d’un quadrillage en tissu. Les pantalons moulants font des
jambes fuselées, les vestes redessinent les épaules, le cuir noir
s’incruste de blanc et d’or. www.givenchy.fr |
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Pas de défilé pour Victor & Rolf, les
Néerlandais ont préféré une présence virtuelle: "un show filmé dans le
grand salon de (leur) maison virtuelle", visible sur internet. www.viktor-rolf.com/index.htm |
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Les maxi volumes, fil conducteur de la collection, viennent magnifier les imprimés Léonard
qui se parent de gris, de jaune, de vanille et de violet travaillés
dans un dessin Copte. Des rayures rouges et blanches viennent encenser
des fleurs couleur soleil couchant ; un air méditerranéen souffle sur
la collection avec du bleu ponctué de blanc et le Copte se décline dans
un organdi cellophané, gaufré fuchsia et gris, dans un jeu de
transparence et de brillance. Cette profusion de couleurs met la
lumière sur des hauts et des robes parées de maxi franges, des jupes
mouchoir, des pantalons harem en jersey de soie, des robes longues en
trompe-l’œil sarouel, des robes à plastron en lamé coloré, des
mini-plissés aériens, des combi-pantalons amples, des salopettes chic
et des maillots du soir drapés et ceinturés. La styliste belge
Véronique Leroy s’efforce d’insuffler plus de dynamisme aux
traditionnels imprimés maison. www.leonardparis.com |
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Chez Guy Laroche, dans sa deuxième collection pour
la griffe, le styliste franco-suédois Marcel Marongiu propose des
tailleurs jupes et pantalons structurés. Les épaules sont nettes, les
pliages soulignent la taille, les blouses ont des manches bouffantes.
Une robe longue verte en mousseline à imprimé alligator est parcourue
sur un côté par une bande de peau d’alligator. "Je voulais quelque
chose d’extrêmement architectural, très construit, avec de très beaux
tissus, des aspects nouveaux qui donnent du volume", a-t-il expliqué à la presse. D’où "beaucoup de pliages, des drapés pour donner des dimensions, pour que ça ne soit pas plat". Ce côté structuré est "contrebalancé avec quelque chose d’extrêmement flou, aérien, presque vulnérable et fragile", a-t-il souligné. Ce vestiaire se veut avant tout "sexy, pour pouvoir séduire, s’amuser surtout", a souligné le créateur. |
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La styliste croate Ivana Omazic a tiré sa révérence, après trois années chez Céline.
Avant de céder la place à la créatrice britannique Phoebe Philo
(ex-directrice artistique de Chloé, de retour sur la scène de la mode
après trois ans d’absence), elle a signé un vestiaire intitulé
"Tribal’tropolis", selon un texte remis au public. "Une même
époque, un même monde, des réalités radicalement différentes. Mon
inspiration pour cette collection vient des tribus, de leurs vêtements.
Je les ai réinterprétés pour notre monde moderne, urbain pour qu’ils
deviennent complices. On a aimé, entre autres, la robe drapée ceinturée en organza de soie peint à la main tatouage polynésien. www.celine.com |
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Pantacourts et bottines grillagées s’imposent selon la collection proposée par Stefano Pilati pour Yves Saint Laurent.
Des paletots, des vestes au dos soufflé ou cintrées et portées sur un
soutien-gorge brassière assorti, accompagnent ces sarouels, bermudas ou
combishorts fluides. Des ceintures noires grillagées enserrent la
taille. Ces tenues très fluides déclinées dans des tons neutres se
parent de paillettes vertes ou rouges le soir. La collection comprend
aussi des pièces plus classiques. www.ysl.com |
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Karl Lagerfeld pour Chanel jamais a court
d’imagination dévoile sa collection dans un décor "boutique". En effet,
les mannequins sortaient d’un décor reproduisant la façade de
l’immeuble parisien de Chanel, rue Cambon, comme si elles venaient d’y
faire des achats et faisaient quelques pas dans la rue. A noter une
nouvelle pièce pour la garde-robe un collant opaque en haut,
transparent en bas: "Ca voile le genou qui était le point faible dans l’esprit de Coco Chanel. Ca s’appelle un collant à la française", a-t-il déclaré à l’AFP. L’esprit gitane est aussi un point fort de sa collection: "Chanel avait toujours fait des robes à volants comme ça. Elle appelait ça gitane, c’est très Chanel", a assuré le couturier.
www.chanel.com
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Jean-Charles de Castelbajac, comme à son habitude, à l’humeur joyeuse et propose une collection aux tonalités vives et audacieuses… "Dans
un monde où il y a de plus en plus de pauvres, un monde où il y a plein
de catastrophes, j’ai envie de donner une autre impulsion", a déclaré le créateur à l’AFP. "Mon
travail, c’est un travail de sens" et j’y "mets mes convictions:
l’espérance d’un monde meilleur, c’est pour ça que je montre Obama, la
beauté (…) et l’humour, parce que pour survivre aujourd’hui, il faut
beaucoup d’humour".
www.jc-de-castelbajac.com
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| La russe Alena Akhmadullina joue la carte du romantisme avec une palette douce aux imprimés passés et des robes légères.
www.alenaakhmadullina.com
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Dernier défilé chez Valentino pour Alessandra
Facchinetti -arrivée en septembre 2007 à la tête de la direction
artistique- remplacée par les stylistes Maria Grazia Chiuri et Pier
Paolo Piccioli comme directeurs de la création "pour toutes les lignes
de la marque Valentino". Pour cette dernière collection,
elle déshabille avec chic la femme en lui
proposant des shorts fluides, des vestes souples et de courtes robes fendues haut sur la cuisse. www.valentino.com
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Junko Shimada habille les filles de robes cocon
d’organdi, peintes de motifs naturalistes inspirés du japonisme du
milieu du XIXème et d’une garde-robe intégralement brodée de scènes
évoquant la découverte de nouvelles planètes lointaines.
www.junkoshimada.com
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Le britannique Alexander McQueen a proposé une
collection d’esprit ethnique avec des motifs ondoyants ou des taches de
couleurs symétriques dans lesquels on croit deviner un visage ou un
masque
grimaçant.
www.alexandermcqueen.com
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Antonio Marras pour Kenzo nous entraîne à la suite
d’Alice pour un voyage merveilleux. La collection s’intitule "3n
souvenir d’un jour d’été". Ici les robes s’impriment de bouquets de
fleurs, d’imprimés foulard, de maille brodée de petites fleurs sur fond
de motifs botaniques, de satin et de la gabardine aux teintes passées
et pastel. La palette est plus douce que les précédentes collections
mais c’est cependant frais et sophistiqué à la fois ! Au final, petite
note poétique avec les livres géants du décor s’entrouvrent et des
papillons semblent s’envoler.
www.kozen.com
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Le libanais Elie Saab fait souffler un vent
printanier sur sa collection aux teintes pastel, aux volumes tantôt
ultra courts et aguicheurs tantôt longs et voluptueux. Les couleurs
sont au rendez-vous d’un vestiaire qui ne tolère pas le noir, et se
décline en violine, lilas, azur et
jaune pistil. Moins de paillettes mais plus de volumes !
www.eliesaab.com |
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Chez Chloé, la styliste britannique Hannah MacGibbon présentait sa première collection pour la griffe.
www.chloe.com |
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Jean Paul Gaultier pour Hermès crée une garde-robe
pour des femmes prêtes à affronter le désert du Nouveau-Mexique en
veste ou cardigan-poncho couleur sable, pantalons, cache-coeurs ou
vestes frangées, longues et amples chemises immaculées.
www.hermes.com |
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De la Chine ancienne, Jefen revisite les codes
pour dessiner un vestiaire contemporain. Les noirs sont omniprésents
dessinant une femme intemporelle, les gris des satins de soie sont
élégants. Les épaules sont marquées, les robes harnachées référence aux
Samouraïs. Le bord d’une jupe, l’intérieur d’une poche se plient en
origami. Frankie Xie offre une collection sombre entre tradition et
modernité. www.jefen.com
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Le russe Igor Chapurin a trouvé l’inspiration dans
le creuset du Moyen Age russe. Sa femme est une combattante moderne
habillée de vêtements qui évoquent la géométrie des armures des
chevaliers d’autrefois (épaules coques, manches articulées) pour des
robes asymétriques et des pantalons super étroits, des combinaisons
militaires et des jupes compliquées. |
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La porcelaine fut longtemps un objet de désir pour l’Empereur de la
cité interdite et pour les cours européennes. Celle de la dynastie
Soong est une référence. Les formes allongées, la patine et les
couleurs glacées s’incrustent dans le détail des cols et des épaules,
pour des silhouettes sculpturales. C’est dans ces détails délicats
que le créateur de Shiatzy Chen a choisi de puiser son inspiration pour cette première collection parisienne.
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Lanvin a proposé une collection féminine chic.
Le couturier israélo-américain Alber Elbaz a travaillé les volumes avec
de savants jeux de drapés et de bouillonnés (robes comme pincées sur le
côté, encolures soulignées par un drapé contrasté). "L’exercice
était de créer ces volumes sans baleines et sans corset pour une
nouvelle construction, un nouveau volume, des propositions nouvelles",
a expliqué le couturier. La collection est parfois
ponctuée d’asymétries. Le soir, la lumière jaillit avec des strass,
éclats et bijoux de robes qui ponctuent de leur éclat ce vestiaire
graphique.
www.lanvin.com
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Marc Jacobs pour Louis Vuitton propose des
micro-jupes aux incrustations de lamé or ou bronze, des vestes courtes,
la taille prise dans une large ceinture irisée ou en patchwork de
matières et de couleurs. Les robes sont aussi courtes, presque sobres,
en noir à l’ourlet brodé de jais.
www.louisvuitton.com
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