Le savoir être coopératif (dimension culturelle, valeur, coopération)

Définition du savoir être coopératif :

La définition de la coopération (aider et chercher de l’aide) nous permet de caractériser. Les comportements de la coopération, ce qu’on pourrait appeler le savoir être coopératif :

– L’être coopératif aide et cherche de l’aide,
– Le profiteur cherche de l’aide mais n’en donne pas. Si vous n’avez vraiment besoin de rien : vous pouvez compter sur lui !
– Le cow-boy veut bien aider, mais il ne cherchera pas d’aide parce qu’il est trop indépendant, individualiste ou fier pour chercher de l’aide. En général, celui qui ne cherche pas d’aide, n’aime pas non plus qu’on lui en propose spontanément.
– L’autruche/le caméléon n’aide pas et ne cherche pas d’aide. Vous savez ce que fait une autruche quand elle a peur, elle se cache. Tout le monde la voit, mais elle ne veut voir personne. Quant au caméléon, il est camouflé. Il vous voit, mais il ne veut pas être vu.

Tableau du savoir être coopératif :

Chercher de l’aide est une action de coopération tout aussi importante qu’aider.

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Les valeurs de la coopération

Le savoir être coopératif a une dimension culturelle. Si le mot culture est un peu abstrait pour vous. Je vous propose une définition de la culture sous forme d’équation :

Une valeur = une énergie intérieure / une force intérieure à la fois physique et Psychologique
Une énergie / force se matérialise par un comportement
Donc une valeur = un comportement
Si une culture = une somme de valeurs
Alors une culture = une somme de comportements

Dans une culture de la coopération, on doit trouver des comportements de coopération : aider, chercher de l’aide, partager, assumer ses responsabilités, respecter,…

Les principales valeurs de la coopération (être coopératif) sont :
– Le partage : le partage de l’information, du pouvoir, de mes connaissances, de mon expérience, de mes compétences.
– La responsabilité : la responsabilité de la décision, de ses actes – Se sentir responsable de l’atteinte de ses objectifs, mais également du développement durable de l’entreprise.
– Le respect : le respect des idées et des valeurs de l’autre, le respect de l’être humain avec ses forces et ses faiblesses (cette valeur est donc liée à la valeur tolérance).

Les valeurs de la non-coopération (profiteur, cowboy et autruche) sont :
– La compétition : il y a toujours un gagnant et un perdant, l’autre doit perdre pour que je puisse gagner.
– Le territoire, qui cloisonne les intelligences en clans, en baronnies, qui se combattent.
– L’indépendance : on peut y arriver seul, on n’a besoin de personne.

Les croyances de la coopération

Les valeurs induisent mécaniquement des croyances. Croire, c’est considérer quelque chose comme vrai, c’est-à-dire comme le pur reflet de la réalité. Parfois, il ne s’agit que du reflet de notre culture !

Les principales croyances de la coopération (être coopératif) sont :

Chacun de nous peut apporter une valeur ajoutée à un instant donné dans une situation donnée pour atteindre un objectif (intelligence situationnelle).
Chacun de nous peut progresser, se développer. Nous avons tous un potentiel. Il faut valoriser et développer le potentiel et l’intelligence de chacun.
Chacun de nous défend ses intérêts, mais nous sommes capables de prendre en compte l’intérêt général et de sacrifier une partie de nos intérêts pour préserver le développement durable de l’organisation.

Les croyances de la non-coopération (profiteur, cowboy et autruche) sont :

– Les gens sont idiots et parfois intelligents. Chercher de l’aide auprès d’eux est une perte de temps puisqu’ils ne savent pas. Cela consiste à croire que les gens sont des incapables, qu’on travaille avec "des bras cassés".
– Les gens ne peuvent pas progresser. Les aider est une perte de temps. Or un manager ne doit pas se limiter au constat de l’incompétence, il doit développer la compétence et la motivation de ses collaborateurs pour accroître leur potentiel.
– Les gens sont égoïstes. Il est inutile de chercher de l’aide puisqu’ils refuseront d’en donner. Il est aussi inutile de les aider puisqu’ils ne m’aideront pas quand j’aurai besoin d’eux. C’est dans la nature profonde de l’homme de toujours défendre ses propres intérêts sans se soucier des autres. Certes, il y a une part d’égoïsme au fond de chacun de nous, mais il y a aussi une part d’altruisme qu’un manager, une organisation doit savoir faire émerger.

Une part de ces croyances est liée à un mécanisme de projection psychologique ou de rétroaction. Il s’agit de projeter sur l’autre son propre mode de fonctionnement. Exemple : Je ne veux pas aider cette personne puisqu’elle ne m’aidera pas. Cette personne voit que je ne l’aide pas et, en réaction, elle refuse de m’aider. Donc, j’avais raison de ne pas l’aider !

Ecrit par: Olivier Zara

Posté par :  Morgane Craye

Publié sur : levidepoches/planningstratégique

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d’innovation "La socio performance" réalisé par les membres de Courts
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