Web : 2 – Entreprises : 0

Web20

crédit: clever-age

 
 

Si
les entreprises sont de plus en plus nombreuses à utiliser le Web 2.0
dans leurs campagnes de marque employeur, le management collaboratif
est toujours en friche.

         

Et
dire que dans l’entreprise, ce devait être une révolution… Au moment
de l’avènement du Web 2.0, il y a deux ans, tous les spécialistes des
nouvelles technologies ont prophétisé que l’adoption des nouveaux
usages d’Internet (blogs internes, wikis et autres messageries
instantanées) transformerait radicalement les modes relationnels dans
l’entreprise. La promesse? La fin d’un management vertical et
hiérarchisé au profit d’une sorte d’école du partage et de la
connaissance généralisée.

Aujourd’hui, force est de constater
que ce nouveau modèle d’entreprise idéalisée n’a pas percé. Loin s’en
faut. Pour la quasi-totalité des sociétés françaises, à l’instar de La
Poste, la SNCF, Finaref ou encore BNP Paribas, les réseaux sociaux
internes ne visent généralement qu’à accompagner l’innovation ou des
programmes de formation.

Préjugés tenaces

Et pourtant…
Gain de temps et de productivité, décloisonnement, valorisation des
hommes: pour les entreprises utilisatrices de ces outils de partage,
les bénéfices managériaux paraissent nombreux.

«Cela crée du
lien entre nos collaborateurs et une saine émulation, explique Éric
Camel, patron de l’agence de communication éditoriale Angie, où ont été
mis en place il y a deux ans un blog interne et un wiki pour partager
les bonnes pratiques. En outre, pour une direction, cela permet de
mieux connaître ses collaborateurs, voire de mieux les évaluer.

Comment
alors expliquer les réticences? «Les obstacles sont avant tout liés aux
cultures d’entreprises», répond Bertrand Duperrin, un consultant de
Blue Kiwi, animateur d’un blog (www.duperrin.com) sur l’entreprise 2.0.
Dans la plupart des sociétés, le savoir se partage peu entre salariés
car il est un élément essentiel d’une progression de carrière.

En
outre, les préjugés sur les outils collaboratifs persistent. Nombre
d’entreprises ont considéré que l’installation de tels outils était
pour les salariés une invitation à se tourner les pouces. «Cela n’a
aucun sens, rétorque Bertrand Duperrin. Si les salariés ne travaillent
pas, ce n’est pas un problème d’outils mais de management.» Un message
qui a du mal à passer. Beaucoup d’entreprises ont encore pour réflexe
de brider les accès des ordinateurs de bureau à certains sites
Internet, notamment les réseaux sociaux.

«C’est aller contre le
sens de l’histoire, estime Christophe Deshayes, conférencier
d’entreprise et fondateur de Documental, un observatoire dit
impertinent des systèmes d’information et de la communication.
Aujourd’hui, chacun utilise à son domicile les technologies du Web 2.0.
En priver les individus au travail ne peut que générer de la
frustration.»

Surtout vis-à-vis de la jeune génération. Ainsi,
selon une étude récente de la société belge Telindus, spécialisée dans
les nouvelles technologies de l’information et de la communication, 39%
des 18-24 ans envisageraient de quitter l’entreprise si l’accès à des
sites comme Facebook leur était interdit et 21% en tireraient une
mauvaise image de l’employeur.

par Lionel Lévy

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source : stratégies.fr
Posté sur : levidepoches.fr/echange
Posté par : Loïc LAMY


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