Une expérimentation intéressante, qui rencontre un vrai succès et
éclaire les profondes mutations de la com et du marleting, est le
pop-up store. Le pop-up store, c’est un magasin itinérant, plus ou
moins éphémère, capable d’exister de manière très ponctuelle ou
renouvelé, en modifiant ses itinéraires et ses capacités de stockage.
Une vraie nouveauté dans le rapport à la distribution. Une vraie
innovation en terme de contact, qui revisite la frontière entre com et
marketing.
Un vrai choix malin de la part de petite marque, qui n’ont pas
beaucoup de moyens. Bel exemple avec Oceanic, marque brésilienne de
cosmétique peu fortunée, qui propose avec sa flotte de bus, des
magasins ambulants. Joli sur-mesure puisque la marque est en capacité
d’adapter sa cargaison en fonction de ses itinétaires: crèmes solaires
pour les plages, soins de peau pour les abords des collèges… On est en
pleine démarche de relation ciblée, avec une démarche proactive,
personnalisée et basée sur la preuve.
Dans une autre perspective, la marque de textile Uniqlo, a proposé
devant son flagship en construction, des pop-up shops permettant une
appropriation et une découverte des produits par les prospects.
Dans une logique d’étude conso, la jeune entreprise de produits
d’entretiens écologiques Method a crée son propre pop-up store pour
réaliser sur trois mois une étude de marché.
L’avantage du pop-up store est de pouvoir tester les
expérimentations. Dans une vraie logique d’écosystème qui repose sur
des essais et de l’alchimie, ce “magasin champignon” permet de
surprendre mais aussi d’essayer de nouvelles interactions
relationnelles plus ou moins éphémères.
L’avantage de ces lieux est aussi de pouvoir modifier le rapport aux
clients comme aux parties prenantes. Exemple avec Freitag, marque de
sacs recyclés, qui a disséminé pendant des mois des containers de
manière aléatoire et éphémère vendant des produits à moitié prix. Cela
a conduit à resserer les liens avec le consommateur, obligé de chercher
les lieux afin d’obtenir les bonnes affaires, tout en l’invitant à se
réapproprier son environnement.
Mieux, la marque de chaussures Camper a ouvert quelques mois une
gallerie magasin à Londres, où les clients pouvaient venir acheter mais
aussi peindre et dessiner leur vision de la marque sur les murs blancs.
Plus récemment, le Palais de Tokyo a proposé quelques semaines un
hotel éphémère, l’Everland, permettant aux visiteurs de l’exposition du
Palais, de dormir une nuit face à la Tour Eiffel.
La force du pop-up store est donc de pouvoir enrichir grandement les
concepts mêmes d’évènementiel, de lieu de distribution et
d’expériences, en réinventant non seulement les distances, les
trajectoires entre marque et parties prenantes mais aussi l’interaction
et la participation. Une bonne manière pour les marques de prouver leur
capacité de régénérescence, qualité incontournable aujourd’hui, et
d’alimenter une démarche relationnelle globale.
PS: Ci dessous un très bon schéma de l’agence Né Kid sur les possibilités du pop-up store
Auteur : Stphane Lautissier
Source : Revolution Relation
Publié par : Nicolas Marronnier
Publié sur : le vide poches / expression



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