« La communication comme levier de la stratégie de l’entreprise SNCF » par le hub de la poste : le média de la performance client

La synthèse de l’atelier SNCF

L’ambition de la SNCF pour 2012 : une entreprise concurrentielle de dimension mondiale


Une entreprise organisée autour de 4 branches et bientôt 5 !

La SNCF est aujourd’hui organisée autour de 4 branches : Infra qui gère les infrastructures, Proximités consacrée au transport de proximité, Voyages dévolue aux trains grande vitesse et longue distance, et Geodis pour le fret.

- La
branche SNCF Infra a en charge la gestion des infrastructures,
c’est-à-dire des voies. Elle les exploite, mais ces dernières
appartiennent eau Réseau Ferré de France (RFF). A ce titre, elle s’est
lancée dans une rénovation accélérée du réseau pour le compte de RFF.
La branche Infra organise également la bonne circulation des trains sur
le réseau. « C’est un métier cœur d’identité, qui
emploie un quart de nos effectifs et qui génère un chiffre d’affaires
de 4,8 milliards d’euros, mais qui n’est pas encore assez valorisé. »
, explique Bernard Emsellem ;

- La
branche SNCF Proximités, quant à elle, concerne quelque 3 milliards de
voyageurs par an. Elle les accompagne dans leurs trajets de la vie
quotidienne à travers des contrats de délégation de service public
avec, en particulier, les régions. En 2009, elle redouble d’innovation
et d’efforts avec les autorités organisatrices régionales pour faire
préférer le transport public au plus grand nombre ;

- La
branche SNCF Voyages, c’est-à-dire grande vitesse et longue distance,
transporte quelque 128 millions de voyageurs et génère 7,5 milliards de
chiffre d’affaires en 2008, mais nécessite de lourds investissements
pour le renouvellement de sa flotte ;

- La
quatrième branche, SNCF Géodis est consacrée à la logistique et aux
transports de marchandies. Elle constitue la première branche SNCF
forte de son chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros. Elle comprend
le fret ferroviaire et Géodis qui est une filiale à 100% de la SNCF
depuis 2008 ;

- Une
cinquième branche baptisée Gares & Connexions est en cours de
constitution. Elle est destinée à la gestion des gares, en particulier
dans le cadre de l’ouverture à la concurrence.

La « bataille concurrentielle » s’annonce

En effet, dès le 1er janvier 2010, selon une
directive européenne, les lignes ferroviaires desservant une
destination internationale – type Paris-Bruxelles – vont s’ouvrir à la
concurrence. L’entreprise doit donc se préparer à cette « bataille
concurrentielle » : elle estime qu’en 2012, tous ses secteurs
d’activité y seront confrontés. « En 2012, la SNCF
sera face à des entreprises déjà existantes, des ex-monopoles nationaux
(DB, RATP) ou de nouveaux concurrents, présents à terme sur l’ensemble
des activités de l’entreprise, y compris celles de service public. »
, souligne Bernard Emsellem. « D’autant
que l’objectif que s’est fixé l’entreprise est d’atteindre justement,
d’ici là, une augmentation de 50 % de son chiffre d’affaires, dont plus
des deux tiers par la seule croissance interne,
souligne-t-il. Elle vise aussi la multiplication par deux de son résultat opérationnel. »


L’éco-mobilité et la communication : deux leviers au service de la mutation stratégique

« L’entreprise SNCF est entrée dans un processus de mutation stratégique depuis déjà quelques années, souligne Bernard Emsellem. Son
ambition pour 2012, est de s’affirmer comme une entreprise
concurrentielle de dimension mondiale, champion français sur les
marchés de l’éco-mobilité. Cette démarche s’inscrit au cœur de notre
métier, puisqu’il s’agit pour nous d’apporter des services et des
solutions de transport des personnes et des marchandises respectueux
des critères de développement durable, qu’ils soient environnementaux,
économiques ou sociétaux. »
Une démarche d’autant plus nécessaire
qu’il est probable que les futurs concurrents de la SNCF, comme Véolia
Environnement par exemple, tentent eux aussi de faire valoir cette
dimension…

D’où le concept d’éco-mobilité développé récemment par
la SNCF et qui consiste à améliorer la performance de chaque mode de
transport, tout en optimisant la chaine de mobilité de bout en bout. « Plus
on augmentera le nombre de personnes présentes dans les trains,
meilleur sera notre bilan carbone. On ne distingue donc pas les
objectifs de développement durable et ceux de production »
, explique Bernard Emsellem. « Il
ne faut pas considérer la dimension développement durable comme une
cerise sur le gâteau, mais bien comme une cerise dans le gâteau
lui-même ! »
, insiste-t-il.

La communication de l’entreprise a également un rôle
essentiel à jouer dans la « bataille concurrentielle » : elle doit
valoriser les objectifs que l’entreprise s’est fixée auprès du grand
public, mais aussi les expliciter en interne. L’enjeu de communication
doit porter notamment l’axe de développement durable afin de conforter
la présence et la légitimité de la SNCF sur ces dimensions. « A
nous de nous lancer dès maintenant dans la bataille de l’éco-mobilité
en mettant en avant, dans notre communication, les éléments qui font de
nous une entreprise responsable en termes de développement durable »
, souligne Bernard Emsellem. Pour cela, la SNCF doit donc redéfinir et consolider la stratégie de marques de l’entreprise.

Mettre en place une stratégie de marque forte

Aujourd’hui, trop de marques et labels coexistent

« Au total, nous dénombrons 23 marques
et labels différents au sein de l’entreprise. Soit beaucoup trop… Sans
compter les diverses signatures et autres messages de communication »
,
analyse Bernard Emsellem. A titre d’exemple : sur la seule période de
mai et juin 2009, plus de 10 marques ou produits se sont exprimés avec
leurs propres codes. « Il nous faut donc aujourd’hui construire une véritable stratégie de marque autour de la marque corporate SNCF »,
souligne Bernard Emsellem. Quelques pistes sont à l’étude : réduction
du nombre de marques, rationalisation autour des marques fortes, et
réduction des expressions du type « gares en mouvement ». « Le mouvement est aujourd’hui lancé. A nous de le mener à bien dans les mois qui viennent », poursuit le Directeur général délégué.

L’affirmation du rôle central de la marque corporate

La marque corporate a déjà été repositionnée en 2005
pour répondre à une nouvelle dynamique de l’entreprise. Cette démarche
s’est ainsi traduite par la création d’une nouvelle identité visuelle
et sonore, de la signature « des idées d’avance », d’une stratégie
événementielle puissante ainsi que d’une refonte complète du site
SNCF.com. L’objectif était d’améliorer l’image de la marque en la
rendant plus innovante et plus volontariste.

« Il nous fallait exprimer cette idée
de rupture et de projection de l’entreprise dans une nouvelle dynamique
de réussite économique avec cette signature ambitieuse « Donner au
train des idées d’avance ». Tous ces changements signifient :
« Regardez, nous avons changé » »
, explique Bernard Emsellem.

La marque corporate SNCF doit aussi exprimer la
dimension commerciale de l’entreprise et faire valoir les nombreux
services d’accompagnement qu’elle a mis en place. « C’est dorénavant à la marque corporate de porter ces dimensions et non à d’autres marques de l’entreprise », souligne Bernard Emsellem.

2009 : aller encore plus loin pour préparer la bataille concurrentielle

Cette stratégie de marque s’accompagne en interne, par la mise en place d’un nouveau pilotage pour soutenir cette évolution. « Nous
sommes en train d’opter, en interne pour un pilotage plus centralisé,
alors que jusqu’à présent chaque business unit gérait seule ses
marques. Compte tenu de nos objectifs, il nous faut désormais piloter
l’ensemble de manière cohérente, autour du nouvel enjeu de
communication, celui de l’éco-mobilité. »

Construire une préférence de marque autour de l’éco-mobilité

Faire connaître les valeurs et la vision de l’entreprise

« Il s’agit pour nous de donner à la marque SNCF une
dimension de développement durable », explique Bernard Emsellem. D’où
cette nouvelle campagne qui se déroule de juin à juillet.

Celle-ci permet de souligner les valeurs et la vision
de l’entreprise autour de l’éco-mobilité : « 1 milliard de voyageurs ne
rejettent que 1% du CO2 émis par les transports », proclame
l’un des visuels. La SNCF a choisi de mettre également en avant
l’utilisation par l’entreprise de l’énergie solaire – « 1/4 de nos
toitures vont être équipées de panneaux photovoltaïques ». De plus,
l’entreprise souhaite valoriser ses efforts en faveur des personnes à
mobilité réduite, de l’insertion, et de toutes ses actions sociétales,
autre pilier du développement durable.


Utiliser la presse pour sa dimension informative

Le média presse a été privilégié afin justement d’énoncer des faits et des arguments sur ces différents thèmes. « Il nous permet aussi de cibler un public large et d’être présent dans la durée », relate Bernard Ensellem pour expliquer ce choix.


« Traiter les sujets qui fâchent en réponse tactique »

Dès le mois de mai, la SNCF a choisi d’aborder « les
sujets qui fâchent ». Une prise de parole indispensable pour répondre
aux attaques dont l’entreprise a fait l’objet dans les médias… « Nous
tenions à faire évoluer l’opinion publique qui juge parfois sévèrement
la SNCF, en mettant en avant réponses appropriées : notre réactivité en
temps de crise, l’information, nos tarifs et la ponctualité de nos
trains. En adoptant une posture franche et directe. »

Une nouvelle gestion des crises grâce à l’information et à la communication. Un exemple

La mise en place d’un service minimum et d’une information adaptée

Le dispositif de gestion de crise SNCF a complètement
été revu suite à la loi de 2007 sur « le dialogue social et la
continuité de service ».

En effet, cette loi énonce 4 nouvelles obligations pour la SNCF :

- définir des plans d’information ;

- informer les clients au plus tard 24h avant les perturbations ;

- produire un bilan d’exécution de ce plan ;

- rembourser les défauts d’exécution en matière de transport et d’information.

« De ce point de vue, cette nouvelle
loi a constitué pour la SNCF, une véritable opportunité. Nous avons en
effet choisi d’aller au-delà de ces obligations afin de montrer un
véritable changement d’attitude de la part de l’entreprise »
, analyse Bernard Emsellem.

Conclusion

« Le résultat de cette démarche est un succès, annonce Bernard Emsellem. Les
personnes interrogées considèrent aujourd’hui que le service est mieux
rendu par la SNCF. Ls journalistes et les usagers eux-mêmes estiment
que ça marche. Cela prouve qu’en mettant le paquet sur l’info, on peut
changer la nature de la situation. »

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