Innover
pour innover est en soi absurde, sauf à y trouver un plaisir, un
intérêt ou un avantage (par exemple concurrentiel). Au-delà du
geste technique, ce qui importe c’est le résultat, c’est l'usage
dans son rapport à soi, mais surtout aux autres. L'histoire de
l'humanité est emplie d'inventions ou innovations prometteuses
(elles le sont souvent) qui ont croupi au fond de tiroirs, faute
d'utilisateurs convaincus de leur utilité, faute d'appropriation
collective, faute de « modèle économique » permettant leur
exploitation.
Et
c'est ici que nous faisons intervenir la notion d'innovation sociale.
Celle-ci est polymorphe. Apparue depuis déjà plus de 20 ans, elle
recouvre aujourd'hui de nombreuses acceptions.
La définition de
Wikipedia, la célèbre encyclopédie open source, exemplaire de ce
que peut justement être l'innovation sociale :
“Social
Innovation refers to new strategies, concepts, ideas and
organizations that meet social needs of all kinds – from working
conditions and education to community development and health
– and that extend and strengthen civil society.”
Suivant
cette définition (et toujours selon Wikipedia), le concept
d’innovation sociale :
*
peut être utilisé pour désigner des nouveaux processus sociaux,
comme les méthodes open source,
*
peut servir à désigner des innovations qui affectent l'objectif
social poursuivi, comme le micro-crédit ou l'apprentissage à
distance.
*
peut aussi se référer à la manière d'entreprendre (sans pour
autant confondre innovation et le fait d'entreprendre).
*
enfin peut servir à couvrir des champs politique, de gouvernance,
d'administration publique, d'enseignement.
Simple
observateur attentif ou expert reconnu, chacun admet l'opportunité
formidable qu'offrent les réseaux technologiques aux « réseaux
sociaux » qui trouvent là le support, mais aussi le terreau pour
renouveler les processus, les pratiques, les services, voire finalité
sociale poursuivie.
Le
phénomène « collaboratif » n’est pas neuf sur Internet, mais il
semble monter en puissance avec le support de la technologie.
Internet sert à rencontrer des gens, discuter, échanger,
mutualiser, troquer, collaborer, co-innover, co-produire, co-écrire,
co-organiser, co-ce-que-vous-voulez.
Les
professionnels de la communication et du marketing nous abreuvent de
la naissance d'un nouvel âge de l'internet : le Web 2.0. Un âge de
la communication many-to-many, où chacun disposerait des moyens de
se doter de ses propres formes de communication interpersonnelle.
Au-delà des mots, mots-valises ou mots-concepts (buzzword en
anglais), on ne peut nier l'émergence des pratiques à tout le moins
collaboratives, si ce n'est sociales : les blogs ne sont pas
l'apanage de la seule jeunesse les entreprises y sont aussi, la
blogosphère joue un rôle non négligeable dans les campagnes
électorales en cours (un seul exemple : le site de Ségolène Royal
Désir d'Avenir), de nouveaux entrepreneurs conçoivent des projets
en commun à partir de solutions open source, etc.
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SOURCE : rewics.be
PAR: alexis mouthon
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