Les réseaux sociaux ont investi la presse et notre rapport au quotidien, jusqu’à devenir des médias en eux-mêmes.
Table ronde 1. Comment les médias organisent-ils leurs publics en réseaux sociaux ?animée par Jean-Maxence Granier.
Cela fait-il évoluer le rôle social des médias ? Comment cela renforce-t-il le sentiment d’appartenance du public au média, la fidélité, la participation, les échanges au sein des publics ? Comment ces nouvelles communautés de lecteurs et d’auditeurs contribuent à l’innovation sociale, aux nouvelles formes de citoyenneté ?
Pierre Haski directeur de la publication Rue 89
Richard Poirot rédacteur en chef adjoint Libération.fr
Gilles Klein journaliste Arrêt sur images et blogueur, Le phare
MEDIA 2.0 = Comment les médias organisent-ils leurs publics en réseaux sociaux ? from Paris 2.0 = 5 jours de reseaux s on Vimeo.
Les réseaux sociaux intègrent la presse
Dans le domaine de la presse, les intervenants de Rue89, Libération et Arrêt sur Image ont souligné l’intérêt d’augmenter l’audience des articles par le biais de liens sur les pages Facebook ou Twitter. Toutefois, les grands journaux ont assez peu d’ « amis » sur Facebook : 11000 pour Rue89 et Le Figaro, et 2000 pour le Monde.
Les problèmes concernant les réseaux sociaux sur les sites de journaux proviennent des commentaires et de leurs dérives. Le réseau interne de Libération, Monlibé, a mis au point un système de modération avant et après la publication des commentaires. Les articles susceptibles de déclencher des polémiques peu cordiales ne sont pas soumis aux commentaires des internautes. Malgré ces problèmes, qui ne concernent au final que 10% des cas, la présence de la presse permet de créer des communautés nouvelles, et un lecteur du Figaro papier peut se retrouver sur le site de Libération en fonction des thèmes d’actualité traités. Il se produit une perte d’inhibition qui caractérise l’imaginaire démocratique d’internet depuis ses débuts. Mais les intervenants précisent qu’internet est loin d’apporter la démocratie : les Etats autoritaires connaissent les outils internet et savent les manipuler. La démocratie du web implique aussi un double registre, celui des experts et celui des individus qui parlent avec leur bon sens. C’est cette dualité qui fait tout le charme des discussions qui se déroulent sur les forums.
Pour le moment, presse et réseau social n’ont pas encore trouvé de véritable terrain d’entente. Il faut pour cela que le métier de journaliste soit réinventé afin que le web 2.0 soit totalement intégré à la profession. Le web 2.0 implique qu’un article n’est jamais vraiment terminé, le journaliste est toujours susceptible de devoir justifier ses choix. Les journalistes, grâce à leur blog personnel, prennent de la distance avec la ligne tracée par la rédaction dont ils dépendent.
Table ronde 2. Réseaux sociaux hyper locaux : vers de nouvelles formes de proximitéanimée par Jean-Maxence Granier.
Comment les médias de proximité renouvellent leurs approches à travers le web et les réseaux sociaux ? Quelle est la valeur ajoutée de ces réseaux sociaux de proximité ? Quelles relations privilégiées les médias construisent-ils avec leur public et au sein de leur public : partage d’information, entraide, débat ?
Nicolas Bel fondateur de Spacefoot, le média du football local
Ari de Souza directeur des activités interactives, Metro
Atanase Périfan fondateur de la fête des voisins, voisinssolidaires.fr
Charles Berdugo président de ma-residence.fr et auteur du livre "Le nouveau vivre ensemble"
Amaury de Buchet consultant, Ulyssco (Twitter) et animateur / responsable éditorial CartoCube
MEDIA 2.0 = Réseaux sociaux hyper locaux : vers de nouvelles formes de proximité from Paris 2.0 = 5 jours de reseaux s on Vimeo.
L’hyperlocalité
Les réseaux influencent aussi notre rapport au quotidien. Des responsables de réseaux de proximité sur internet ont discuté du concept d’hyperlocalité. Atanase Perifan a créé la Fête des voisins. Il précise que le site internet ne doit en aucun cas remplacer la relation physique entre les personnes : le web permet de faciliter et d’organiser des rencontres et de créer de la valeur sociale. La vocation de Charles Berdurgo avec maresidence.fr s’en rapproche. Son site permet de fédérer les voisins d’une même coprpriété ou d’un même quartier par le biais de l’organisation d’un système d’entraide entre voisins. Ari de Sousa s’occupe des activités interactives chez Métro, qui donne désormais la possibilité aux lecteurs de faire publier leurs photos des événements qui font l’actualité locale. Ainsi, les lecteurs resserrent leur lien avec le titre. Nicolas Bel a créé Spacefoot, un réseau internet de quartier où se retrouvent et échangent les joueurs de football. Spacefoot reflète sur internet un réseau de joueurs déjà existant, mais en facilitant la relation. Amaury de Buchet a réfléchi sur la carte comme outil cognitif de visualisation des informations pour le projet cartocube. Son analyse conclut que, grâce aux nouvelles technologies, notre capacité à s’immerger dans l’information a considérablement augmenté mais les liens sociaux s’affaiblissent en proportion égale. L’enjeu de l’hyperlocalité sur internet est de faciliter le lien entre le local et le global. Une problématique locale peut prendre une ampleur nationale voire internationale.
Table ronde 3. Les réseaux sociaux, des nouveaux médias ? animée par Stéphane Dieutre.
Le “socialtainment” échange massif et continu de contenus informatifs ou distractifs au sein des réseaux sociaux devient-il une nouvelle pratique sociale ? Les réseaux sociaux permettent-ils à une information de trouver son destinataire ? Dans quelle mesure les réseaux sociaux sont-ils des portes d’entrée vers les médias traditionnels ? En quoi les “médias sociaux” (social medias) fonctionnent eux-mêmes comme des médias ? Comment les réseaux sociaux produisent –il leur propre information ? Quelle innovation sociale dans ce nouveau rapport à l’information ? Créent-ils une forme de citoyenneté différente, un rapport au politique et au social différent ?
Bertrand Horel Enseignant-chercheur Celsa, ParisIV-Sorbonne, co-fondateur et trésorier duSocial Media Club
Karim Eid Zenith Optimedia
Clément Thibault consultant Stratégie & management des telecoms et media, Novedia Consulting
Antoine Papot Pulsanim Interactive
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Les réseaux sociaux sont-ils des médias ?
Bertrand Horel, enseignant chercheur au Celsa et membre du Social Media Club, Karim Eid de chez Zénith, Clément Thibault de Novedia, et Antoine Papot de Pulsanim ont partagé leur conception des rapports entre média et réseaux : les réseaux transmettent-ils des messages au même titre que les médias traditionnels ? Un média implique un contenu et un contexte d’énonciation. Le réseau apporte à cela la notion d’échange, mais sans restructurer complètement les relations interpersonnelles. Le risque pour le média social est le détournement du contenu, ou le dévoilement de l’identité de l’utilisateur. Les réseaux ont plusieurs formes de contact avec les médias : le réseau remplace le média, le commente ou est commenté. Dans le milieu des marques, les réseaux sociaux révolutionnent le rapport avec le consommateur : sur les réseaux, la marque n’est qu’un utilisateur comme les autres. Le réseau prolonge le média en intégrant la notion d’engagement et d’implication.
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SOURCE : think-out.fr
PAR: alexis mouthon
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