L’orthographe de la société Entjoy fait référence à la contraction d’Entertainment de Joy. Comprenez qu’il y a de la joie à distribuer du divertissement. C’est la volonté du créateur Alex Berger, un ancien producteur de télévision qui avait monté autrefois la société NDBC avec Antoine de Caunes. Il affirme avoir connu toutes révolutions du média. D’abord
la révolution du privée dans les années quatre-vingt avec Canal Plus, puis la révolution du numérique en 1996 avec la bande passante qui augmente et l’arrivée du Web en 1998. Aujourd’hui, un programme ne se regarde pas uniquement à la télévision mais sur un site web, sur une tablette voire sur un téléphone ou une console de jeux
L’idée d’Alex Berger est de réunir trois réseaux. Le premier est un réseau de producteurs de programmes capable de réaliser divers contenus, du petit clip au long métrage. Le second est un réseau de diffuseurs, des propriétaires de site web, des opérateurs télécoms et bien sûr des chaînes de télévision. Le troisième et le réseau des annonceurs et de leurs agences conseils. Celui là est très important car il fournit l’argent, le nerf de la guerre.
« Entjoy permet de répondre à la fragmentation des médias et de nos moyens de consommer le contenu en faisant de la syndication sur tous les supports possibles de diffusion », explique Alex Berger. Entjoy est donc une plateforme de diffusion de programmes qui met en relation les trois réseaux.
Dans la pratique, Entjoy signe d’abord un contrat d’exclusivité pour un contenu avec un producteur. Il le propose ensuite à un annonceur et le prix de vente comprend le coût de la production, le coût de la diffusion par Enjoy plus, bien sûr une marge pour les deux. Le contenu est ensuite rendu disponible sur les serveurs d’Entjoy aux partenaires média. Leur rémunération dépend du nombre de clics qu’ils pourront recevoir. Jusqu’à un certain nombre, pas de chiffre d’affaires et au-delà, une rémunération à la performance.
Cependant, le producteur et Entjoy peuvent gagner plus d’argent car ils se réservent l’exploitation de produits dérivés, comme par exemple des tee-shirts. Dans ces conditions, les revenus sont partagés à 50/50 entre le producteur et Entjoy.
Le premier coup d’essai est contrat passé entre la société de production Les Raconteurs, Mennen (groupe L’Oréal) et huit diffuseurs (MSN, Yahoo, L’Equipe, Rire et Chansons, Voici, NRJ, Télé Loisirs et Adobuzz) . C’est une parodie des reportages que l’on peut supporter sur la préparation de la coupe du monde de football. C’est surtout un contrat global de 500.000 euros.
Pour l’heure, les clips utilisent la technologie flash mais Entjoy travaille avec Microsoft pour les porter sur Silverlight, technologie qui sera parfaite pour la HD. Alex Berger a financé les premiers pas d’Entjoy ; il cherche maintenant à lever 1,5 million d’euros pour industrialiser et recruter des collaborateurs.
latribune.fr

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