Les différences de culture influencent sur les réseaux sociaux. Compte rendu de PARIS 2.0 organisé par jérémy dumont, planneur strategique.

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http://emmanuelchila.com/2010/12/les-differences-de-culture-influencent-sur-les-reseaux-sociaux/

difference culturellesFraîchement débarqué du Canada et profitant de la recrudescence de bons événements en France (Paris 2.0, le Web,digital4changeweek). J’ai pu remarquer des points de différenciation intéressants sur les médias sociaux.
Lors de l’événement paris 2.o (une multitude de conférences de qualité et d’ateliers favorisant l’interaction organisés par jérémy dumont), il est apparu  que les exemples cités provenaient pour la plupart de l’étranger et plus précisément des États-unis, ce qui à mes yeux peut être une erreur.

Je ne suis pas anti-américain mais il n’en demeure pas moins que le contexte de business, les valeurs ainsi que la culture sont des composantes faisant qu’il est difficile de transposer des cas américains en France.
En effet, les consommateurs, les communautés ainsi que les entreprises se différencient sur plusieurs points :
– la prise de risque
– l’approche hiérarchique
– le partage d’informations

La prise de risque : les entreprises françaises sont un peu plus frileuses quant au fait de tenter ou d’expérimenter des actions sur les réseaux sociaux de par les risques financiers et la minimisation de la prise de risque. Ils préfèrent s’appuyer sur des politiques stratégiques de social média ayant fait leurs preuves et leur donnant des résultats probants.

L’approche hiérarchique : Un point  a été repris par Michelle Blanc lors de son interview (voir un peu plus bas dans l’article), Pascal Dubord agence d’idewan conférencier de Paris2.0 et Amandine Pacaud fondatrice de génération 2.0 , l’approche hiérarchique.
Le système hiérarchique est différent et par voie de conséquence les rapports également. Le système américain aplanie les relations entre les différents membres de l’entreprise, par exemple un employé peut tutoyer son patron et aller boire un verre avec lui. Ce qui est peu probable en France ( à part peut être dans les starts-up). Les relations hiérarchiques, mettant des barrières à la communication entre les différents employés, peuvent de par ce fait limiter le la création d’un lien social qui ne se retrouvera pas par la suite dans l’application d’une stratégie sur les médias sociaux.

Le partage d’informations : On constate aussi une différenciation en terme de partage d’informations. Alors que les entreprises nord américaines comprennent que transmettre leurs savoirs est une source d’investissement et d’apports à la communauté, les entreprises françaises perçoivent cela comme une perte de plus values et d’avantages concurrentiels, car ayant une préférence à garder une certaine exclusivité sur l’information leur donnant une certaine forme de pouvoir .

Attention veuillez bien noter le caractère généraliste des points énoncés, il existe des exceptions notamment  IDTGV. Lors du salon paris 2, la community manager et le directeur marketing de la marque ont mis en avant une stratégie innovante et originale sur les médias sociaux ainsi qu’une ouverture d’esprit forçant le respect.

Souhaitant bénéficier de l’avis d’une experte en médias sociaux, je suis parti aller à la rencontre de Michelle Blanc (bloggeuse conférencière, auteur et consultante en stratégie web).Mettant en avant l’intérêt des médias sociaux et les causes des différences de pratique  sur les médias sociaux entre la France et le Québec, Michelle Blanc livre ci-dessous une réflexion pertinente saupoudrée d’un franc-parler propre à la «papesse».

Et vous qu’en pensez-vous? Êtes -vous d’accord avec ses idées ou voyez-vous d’autres facteurs influents sur les pratiques et l’utilisation des médias sociaux au sein de ces 2 pays? N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

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