Belgique, une crise 2.0

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Il y un an, jour pour jour, un tweet annonçait la démission du gouvernement belge, début de la plus longue crise politique au monde à ce jour. Depuis, les initiatives, certaines non dénuées d’humour, fleurissent sur la Toile pour mettre fin au statu quo.

Le 22 avril 2010 à 11h30, le libéral flamand Vincent Van Quickenborne annonce la démission du gouvernement belge sur le site de micro-blogging Twitter, une première en politique. "Alea jacta est", le sort en est jeté, écrit-il ce jour-là. Moins de 140 caractères qui ouvrent une interminable période de crise. Jusqu’ici, c’est l’Irak qui détenait le record du monde du pays resté le plus longtemps sans gouvernement. La Belgique le bat désormais à plates coutures. Jour après jour, seconde après seconde, le site lerecordumonde.be (inactif ce vendredi), a fait le compte. La RTBF a également proposé un compteur sous forme de widget à intégrer aux sites qui le souhaitent. Cynique ou utile, le débat est ouvert mais l’initiative, comme la crise belge, ne laisse pas indifférents les internautes. Depuis un an, l’impatience et la colère des Wallons comme des Flamands se déversent sur la Toile.

En janvier, trois étudiants lancent ainsi sur Facebook le mouvement de vigilance citoyenne Shame, visant "à rappeler par notre présence massive que nous gardons un oeil attentif sur le travail de nos hommes politiques". Les Belges sont invités à proposer des idées de sortie de crise. Le dimanche 23 janvier, le groupe virtuel organise aussi une manifestation à Bruxelles. Plus de 39.000 viennent y crier leur exaspération.

Plus de 23.000 personnes acquièrent également un badge aux couleurs de la Belgique sur leur photo de profil Facebook via le site picbadges, tandis que le groupe Pour une Belgique unie réunit 40.000 membres (sur 10 millions d’habitants)

Poils et camping virtuel

Le même mois, l’acteur Benoît Poelvoorde appelle les Belges à ne plus se raser avant qu’une solution ne soit trouvée pour le pays. Plus de 10.000 personnes, toutes aussi barbées par la crise, soutiennent cet appel en postant des photos de leur pilosité sur le site beardforbelgium.

Plus prosaïque, le site alter-Belgo propose de mettre en relation des francophones et des Wallons en fonction de leurs affinités communes. Le succès est moindre: seuls 7.000 inscrits pour l’instant.

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