source = http://www.itchannel.info/articles/114822/reseaux-sociaux-entreprise-vers-vraie-transformation-collaboration-interne.html
A l’heure où Chatter.com et d’autres proposent aux collaborateurs d’une même entreprise de se mettre en réseau, USEO s’est demandé où étaient les réseaux sociaux d’entreprises (RSE) et quel était le potentiel social de l’offre du marché. Un sujet particulièrement d'actualité. Il est vrai que l'année 2010 a confirmé le poids grandissant des réseaux sociaux d'entreprise, tant au niveau des entreprises qui ont lancé des projets ambitieux que des éditeurs traditionnels qui socialisent leur offre ou des pure-players qui continuent à innover.
Premier enseignement : les réseaux sociaux d’entreprises ne sont plus des modules qui viennent s’ajouter au système d’information, mais une nouvelle couche se développant au sein même des applications qui, de plus en plus, souvent intègrent nativement des fonctions de réseautage et de collaboration. USEO parle alors de « socialisation du SI ». Le problème, c’est que cela génère pas mal d’incohérences qu’il faut gérer au niveau du SI. « Les solutions qui permettront de mutualiser les activités sociales en s’inscrivant dans un schéma d’urbanisation global gagneront des parts de marché » précise USEO qui constate qu’aujourd’hui aucune norme ne permet de faciliter le décloisonnement de ces activités sociales.
Second enseignement : l’étude des différentes solutions (Affinitiz, BlueKiwi, Yoolink Pro, SharePoint, Vibe Cloud, etc.) a permis de montrer que les éditeurs spécialisés ont des propositions d'usage tranchant radicalement avec les pratiques courantes des entreprises et cherchent à les convaincre d’adopter rapidement des pratiques censées être prometteuses. A contrario, les acteurs historiques font davantage dans la continuité et aident les entreprises à maitriser un phénomène qui bouscule leur culture interne. Cela dit, un troisième segment est en train d'éclore : celui de l'Open Source. « Un segment qui capte des projets ayant besoin d'applications sur mesure, des projets à faible moyens financiers et des entreprises engagées dans une stratégie Open Source globale » signale USEO.
Troisième enseignement : l’an dernier, toutes les grandes entreprises ont annoncé la mise en place prochaine d’un réseau social interne et/ou d’un système collaboratif. Et cette année, beaucoup d’entre elles vont être confrontées au déploiement du projet et à sa réalité. USEO pense toutefois que bon nombre d’entre elles avance vers l’inconnu et ne sont pas en mesure de définir précisément leurs attentes. « Depuis 15 ans, les entreprises peinent à développer leurs pratiques collaboratives, car elles n’ont pas trouvé le moyen d'imposer à leurs collaborateurs la manière dont ils gèrent leurs documents ou communiquent entre eux » commente USEO. « Alors que l'entreprise a su gérer ses transformations passées suivant des démarches a peu près méthodiques, elle aborde la séquence de l'entreprise 2.0 avec des approches encore trop empiriques ».
Conclusion : pour réussir ce genre de « projet 2.0 », les entreprises vont donc devoir définir des stratégies pragmatiques. Ce qui veut dire : se donner le temps d'évoluer en fonction des changements de pratiques ciblées et de la culture de l’entreprise, et choisir des outils adaptés aux objectifs. Sans oublier de « mettre en place une gouvernance pour la transformation de l'entreprise qui surpasse la dimension SI et s'inscrit dans la durée » précise USEO.
Les RSE sont donc bel et bien en mesure, à court terme, de développer la collaboration sur lesquels les approches traditionnelles buttent depuis plusieurs années et d'apporter de nouvelles formes de circulation de l'information dans l'entreprise. et sortir ainsi du piège de la messagerie saturée.

Laisser un commentaire