Confessions d’un jeune connecté. La génération Y et le digital.

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Qui suis-je ? (selon eux)


Je fais parti des personnes qui sont nés entre la fin des années 1970
et le milieu des années 1990, en même temps qu’internet, et j’ai suivi
son évolution tout au long de mon apprentissage scolaire.

Forcé de m’adapter à l’évolution des outils et à cette révolution numérique, je suis un « digital native ».

 

Confession d’un jeune connecté.


J’admets que je suis (sur)connecté et que mes usages ont
considérablement évolués en quelques années au fil des nouveaux outils
et services numériques.

Il est intéressant de remarquer à quel point ma génération est
critique envers les nouveaux produits qui sortent sur le marché. Nous
les natifs numériques, nous ne sommes jamais complètement satisfaits de
ce que nous avons, en perpétuelle recherche de mieux et du plus vite.
 Presque né avec les écouteurs de walkman dans les oreilles, j’ai
assisté à la naissance de la Playstation de Sony, les consoles de jeux
portables de Nintendo et la déferlante Apple : iPod, MacBook…

 

 

 

 

 

Avec ces nombreux produits, renouvelés régulièrement, notre
génération s’est habituée à modifier ses usages en fonction des
technologies de manière cyclique, mais régulière; une génération où le
changement de technologies est quasi-permanent. Une génération qui est
de plus en plus difficile à séduire.

 

Qui aujourd’hui est complètement satisfait de ses produits ?
Finalement, qui arrive à garder son produit, comme autrefois jusqu’à ce
qu’il ne marche plus ?  Avouons le, nous trouvons toujours, non pas
quelque chose qui ne va pas, mais quelque chose de mieux ailleurs (plus
de fonctionnalités, plus de performances, plus de rapidité, plus de
gratuité, un meilleur design…). Nous sommes une génération ancrée dans
la consommation de masse !

 

 

Comment les marques me séduisent ? (du moins essayent)

 


 


 

 

Le hic, c’est qu’aujourd’hui le marché numérique arrive à une
certaine maturité, les révolutions sont moins nombreuses, les produits
se ressemblent de plus en plus… Les réflexions portent donc de plus en
plus sur les usages.

Il faut dire que les marques ont du mal à me séduire, car il parait
que je me lasse vite… Même si elles semblent avoir trouver une solution
infaillible : le digital. Elles sont presque toutes présentes sur les
réseaux sociaux et développent leur plateforme web/mobile…

 

Le digital a entraîné non seulement une démultiplication des points
de contacts à la marque mais aussi une autre façon d’interagir avec ces
nouvelles générations fortement connectées.

 

Capricieux, je veux tout, tout de suite.



Guidé par l’immédiateté, on pratique en masse le «check, check, check»,
autrement dit «je rafraîchis ma boîte mail ou ma page Facebook plusieurs
fois par heure, voir par minute».

 

 

Directement influencés par cette instantanéité, nous avons développé
une forte intolérance à toute forme d’attente ou de frustration.

«Lorsqu’elles s’adressent à eux, les marques doivent donc choisir des messages courts, clairs et impactant».

 

Dans l’univers du « digital », retenir notre attention consiste à
nous offrir une expérience, un avant-goût du produit ou de l’offre.
Offrir d’abord pour mieux vendre ensuite. Nous avons besoin d’être
impliqués. Ainsi des mécaniques qui impliquent le consommateur comme la
cocréation, le crowdsourcing ou le cross-média vont dans le bon sens.

 

Au sein d’un monde numérique dominé par un narcissisme exacerbé, il
ne suffit plus depuis longtemps pour une marque d’employer le tutoiement
pour que nous l’entendions. Être sur Facebook n’est déjà plus
suffisant. Les marques et les médias ont intérêts à trouver d’autres
recours car nous nous impatientons déjà de voir arriver le remplaçant de
Facebook.

 

 

La génération Y, un mythe ?

 

 

 

 

C’est vrai, notre “génération” évolue à une vitesse telle qu’elle ne
pourra être catégorisée, analysée, segmentée avec les mêmes outils
qu’hier.

 

 

Mais mettre les jeunes nés d’une certaine tranche d’âge dans une case
ne serait-il pas un peu caricatural ? Il n’y a aucune vérité
scientifique qui prouverait que les personnes plus âgées ne serait pas
technophiles et à même de s’adapter aux nouveaux usages.

Au delà d’une tranche d’âge c’est surtout un groupe d’individus
impatients qui partagent une culture commune, une culture connectée et
individualiste. En effet beaucoup de personnes censées faire partie de
la génération Y sont beaucoup moins connectées que des personnes plus
mures.

 

Rappelons que, depuis peu, les plus de 55 ans sont passés devant les 15-24 ans sur Twitter
(en nombre… c’est normal notre vieille France est de plus en plus
vieille). C’est pourquoi limiter cette génération à un âge serait une
analyse erronée, il s’agit d’un groupe d’individus avec les
comportements et réactions similaires face à l’innovation. Et à l’image
des classes sociales, catégoriser des personnes dans des dites
« générations » peuvent nous desservir.

 

 

Non ! Nous ne sommes pas tous individualistes, infidèles et
impatients, nous savons aussi nous adapter et nous attacher à une
entreprise. Et à tous les recruteurs
n’ayez pas peur, c’est promis, nous ne passerons pas notre temps sur
Facebook… Vous pouvez nous embauchez sans crainte. Je suis certain que
nous avons beaucoup à apprendre. Et réciproquement ;)

 



La Matinale Digitale
parlait justement la semaine dernière des jeunes et de leur engagement
dans la révolution numérique. Pour réécouter la matinale c’est ici.
 

 
Animateurs : Antoine Deiana, Stéphane Favereaux et Martin Heron.
Invités : Laurent Allias et Maxime Verner.

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