Facebook de moins en moins fréquenté par les adolescents. Le réseau social a reconnu mercredi que de moins en moins de jeunes utilisateurs fréquentaient son site, sans publier de chiffre précis En s

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Le
réseau social a reconnu mercredi que de moins en moins de jeunes
utilisateurs fréquentaient son site, sans publier de chiffre précis. De
quoi refroidir l'enthousiasme de la Bourse de New-York, où l'action
Facebook a perdu 0,71%.

Facebook de moins en moins fréquenté par les adolescents

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, peut se féliciter du succès publicitaire de son site.
REUTERS/Robert Galbraith

Le réseau en ligne Facebook a admis pour la
première fois mercredi une baisse d'engagement chez ses plus jeunes
utilisateurs, jetant une ombre sur un bon troisième trimestre qui
confirme ses progrès dans la publicité mobile.
"L'usage de Facebook chez les adolescents américains a été dans
l'ensemble stable entre le deuxième et le troisième trimestre, mais nous
avons observé une baisse de l'usage quotidien, spécialement parmi les
plus jeunes adolescents", a reconnu le directeur financier, David Ebersman, lors d'une téléconférence avec des analystes.

Une étude au début du mois de la banque d'affaire Piper Jaffray était déjà arrivée à la conclusion que le rival Twitter, qui s'apprête à faire ses premiers pas en Bourse,
avait détrôné Facebook dans le coeur des adolescents américains: ils
étaient désormais 26% à citer Twitter comme leur réseau social préféré
contre 23% pour Facebook et sa filiale de partage de photos Instagram.

La Bourse accueille mal l'aveu

David
Ebersman n'a pas donné de chiffre précis, soulignant le "manque de
précision" des mesures, mais l'évolution est moins favorable que pour
l'ensemble des usagers de Facebook: ils sont passés en trois mois de
1,15 à 1,19 milliard, et la part des plus engagés, qui visitent le site
tous les jours, a progressé de 699 à 728 millions.

L'aveu de la
désaffection des adolescents a douché l'enthousiasme des investisseurs
dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New
York: l'action Facebook perdait 0,71% à 48,66 dollars vers minuit 30,
quand elle s'était envolée de plus de 10% immédiatement après la
publication des résultats du troisième trimestre.

Nouveaux progrès dans le mobile

Ceux-ci
montraient de nouveaux progrès dans le mobile, un segment clé pour
Facebook: ce sont les inquiétudes sur sa capacité à rentabiliser les
connexions de plus en plus nombreuses à son réseau depuis un smartphone
qui avaient fait s'effondrer le cours de son action dans les mois
suivant son introduction en Bourse en mai 2012. Elle n'avait réussi à
retrouver son prix d'introduction que cet été.

"Nous avons atteint de nouveaux sommets pour une entreprise mobile", s'est félicité le PDG Mark Zuckerberg,
soulignant que désormais près de la moitié de ses recettes
publicitaires provenaient des connexions mobiles au réseau. Le taux a
atteint 49% au troisième trimestre après 41% au deuxième, alors qu'il
était nul début 2012.

Globalement tous les signaux financiers
étaient au vert au troisième trimestre. Facebook a dégagé un bénéfice
net de 425 millions de dollars, contre une perte de 59 millions un an
auparavant. Le bénéfice par action hors exceptionnels, la référence aux
Etats-Unis, a dépassé de 6 cents la prévision moyenne des analystes, à
25 cents. Le chiffre d'affaires, également meilleur que prévu, a bondi
de 60% sur un an à 2 milliards de dollars, et les recettes publicitaires
de 66% à 1,8 milliard de dollars.

La monétisation d'Instagram attendu

"Nos
performances solides du trimestre valident le fait que notre stratégie
publicitaire fonctionne", a affirmé la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg.
"Nous sommes au stade précoce d'une transition majeure dans la
publicité, et nous sommes positionnés de manière unique pour capitaliser
sur cette opportunité."

Facebook dit ne plus vouloir augmenter la
part des publicités dans les fils d'actualités de ses membres, mais il
veut désormais viser sur leur qualité et leur adéquation avec les
intérêts des internautes qui les voient. A côté sur son propre réseau,
il doit aussi commencer à monétiser les 150 millions d'utilisateurs d'Instagram, qui a annoncé au début du mois l'arrivée de ses premières annonces publicitaires d'ici quelques mois aux Etats-Unis.

La stratégie pourrait payer. La société spécialisée eMarketer estime que même s'il reste loin derrière Google,
qui verrouille un tiers du marché mondial de la publicité numérique,
Facebook devrait y porter sa part à 5,41% cette année, contre 4,11% en
2012, avec une progression encore plus rapide dans le mobile, où elle
devrait passer de 5,35% à 15,8%.

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