La nouvelle application digitale F# propose aux marques de marketer leur propre contenu musical exclusif pour mieux interagir avec les consommateurs.

La nouvelle application digitale F# propose aux marques de marketer
leur propre contenu musical exclusif pour mieux interagir avec les
consommateurs.

 

Avec l'évolution des rapports entre
artistes et marques, les chanteurs ont de plus en plus un rôle de
prescripteur auprès des fans. La startup F#
– prononcez F-Dièse – a bien cerné cette nouvelle donne. Fondée depuis
un an et basée à New-York, elle permet aux marketeurs de créer sur la
Toile leurs propres stations de radio brandées. Dans la prochaine Revue digitale INfluencia sur la culture, Oxmo Puccino évoque avec pertinence cette évolution. Sollicité par Nike
en 2011 pour un spot sur l’équipe de France de football, le rappeur se
faisait le porte voix de deux univers très proches. Les réseaux sociaux
et les sites de streaming peer-to-peer comme Spotify et Deezer sont passés par là, modifiant le contrat de mariage publicitaire entre musique et annonceurs.

 

En proposant depuis quelques jours son nouveau produit publicitaire, la startup de 50 employés fondée par Dan Merritts et Pete Jimison
offre à la musique un nouveau pouvoir d’attraction auprès des marques.
Les marketeurs peuvent brander leurs propres chaînes de radio pour
ensuite les placer dans des bannières de pub sur des sites Web ou des
réseaux sociaux comme Facebook. De plus, chaque marque peut profiter de F# pour s’associer avec des artistes et des labels et sponsoriser des playlists de nouveaux morceaux. « Ce
que nous avons construit depuis un an nous permet de savoir avec quoi
les consommateurs aiment interagir, quelles marques veulent en faire
partie et ce que les plateformes musicales et sociales doivent faire
pour monétiser leurs expériences par le branding
», commente Dan Merritts dans Business Insider.

 

 

Un win-win potentiel

 

Créateur d’expériences musicales pour marques, F# les aide à créer des stations populaires comme celles qui cartonnent sur Pandora.
Le but ? Amener ces chaînes de radio jusqu’aux esgourdes des
consommateurs grâce à des unités publicitaires que les auditeurs peuvent
partager avec leurs amis. Dans sa campagne pour l’émission The Carrie Diaries,
qui se passe dans les années 1980, l’application a combiné ses propres
informations sur les tendances des utilisateurs avec les metadata des
chansons fournies par des partenaires comme Rovi ou Moodagent. Au final, la jonction donne une application Spotify
qui analyse les playlists modernes des utilisateurs, mais prédit
également quel genre de musique ils auraient aimé il y a trente ans.
Brillant !

 

Pour Mike McGuire, analyste IT chez la société de conseil Gartner, les produits proposés par F#
sont tout aussi intéressants pour les artistes et les maisons de
disque. Ils leur procurent des données précieuses sur ce qu’écoutent les
consommateurs en fonction des régions, chaque artiste étant enclin à
programmer plus de concerts dans une zone géographique où sa musique est
plus populaire. « Je pense qu’on va voir les marques devenir
créatives dans leur interaction avec les gens. Si les artistes en
retirent des bénéfices financiers sans avoir le sentiment que leur
intégrité a été spoliée, alors c’est du win-win
», poursuit McGuire. Pour juger de la véracité du propos, laissons le temps au temps comme disait Cervantes.


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