Numérique : les dossiers chauds d’Axelle Lemaire. Satisfait de l’action de Fleur Pellerin, le secteur attend une certaine continuité de la nouvelle secrétaire d’Etat.

Axelle Lemaire à son arrivée à l’Hôtel de Matignon le jeudi 10 avril 2014 - AFP/MARTIN BUREAU

Axelle Lemaire à son arrivée à l’Hôtel de Matignon le jeudi 10 avril 2014 – AFP/MARTIN BUREAU

On a connu entrée en matière plus facile. Si Axelle Lemaire arrive auréolée d’une bonne réputation , le mouvement de soutien lancé ces jours-ci sur Twitter pour que sa prédécesseur Fleur Pellerin reste à son poste (avec le hashtag #keepfleur) amènera forcément à comparer les styles. Sans compter que, d’un ministère délégué, le numérique passe à un secrétariat d’Etat sous l’égide d’Arnaud Montebourg. Et les dossiers chauds qui l’attendent sont nombreux.

Consolider les télécoms

L’acquisition en cours de SFR par Numericable change la donne des télécoms en France. Le gouvernement a demandé à l’acquéreur des gages en matière d’emploi – aucune suppression de poste ni départ volontaire – mais aussi d’investissement – ne pas revenir sur les plans de SFR dans le déploiement de la fibre optique jusqu’au logement. La vigilance s’impose. Par ailleurs, Arnaud Montebourg a réaffirmé devant les députés mercredi soir sa « politique de reconsolidation du secteur, du retour à trois » opérateurs mobiles. Le mariage SFR/Bouygues ayant été une occasion manquée, à présent tout le monde parle d’un rapprochement entre Bouygues et Free. « On peut se demander quel sera, pour l’un et pour l’autre, leur avenir s’ils ne fusionnent pas  », a fait remarquer le ministre. La grande crainte de l’exécutif est que Bouygues Telecom, en difficulté, soit contraint de supprimer à nouveau des emplois. L’actionnaire étatique est également préoccupé par la situation d’Orange, qui voit ses revenus décliner et contribue d’autant moins au budget de l’Etat que le dividende vient d’être à nouveau abaissé. Arnaud Montebourg a prévenu que le gouvernement encouragerait la consolidation en France mais aussi en Europe. Le PDG d’Orange Stéphane Richard s’est montré disposé à travailler sur une fusion avec Deutsche Telekom. Si l’allemand cède sa filiale américaine, réduisant sa dette et dégageant du cash, l’hypothèse pourrait devenir un vrai projet.

Données personnelles

L’affaire Snowden n’en finit plus de propager ses ondes de choc : un consensus semble se dégager pour adopter de nouvelles règles. Et la Cour de justice européenne pourrait bien avoir accéléré le mouvement. Cette semaine, elle a invalidé la directive de 2006 qui autorisait la conservation des données des opérateurs téléphoniques et Internet entre 6 et 24 mois. Une nouvelle directive est en cours d’élaboration à Bruxelles et sera ensuite transposée dans chaque Etat membre. Au niveau national, Fleur Pellerin s’était, elle, prononcée en faveur d’un renforcement des pouvoirs de la Cnil, qui ne peut pour l’instant infliger des amendes que de 150.000 euros. Le texte préparant le projet de loi numérique Pellerin, qui devait être déposé en septembre au Parlement, évoquait un volet pénal.

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