A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, le cabinet d’audit et de conseil PwC publie le rapport “Next Generation Diversity : Developing tomorrow’s female leaders”. L’étude analyse les moyens pour attirer, développer et retenir les talents féminins de la génération Y, et en faire les dirigeantes de demain. Plus éduquées que jamais et représentant une part plus importante de la population active, ces jeunes femmes sont plus confiantes dans leur réussite professionnelle que les générations précédentes. Elles recherchent des employeurs connus pour leur respect de la diversité et de l’égalité, mais leurs attentes ne sont pas toujours comblées.
Le niveau d’éducation des femmes a décollé
L’enseignement supérieur s’est envolé ces dernières années : 165 millions de personnes étaient diplômées en 2009, soit une augmentation de près de 500% par rapport à 1970. Les femmes contribuent largement à cet essor, dans toutes les régions du monde, avec un taux d’inscription presque deux fois plus rapide que celui des hommes.
Les femmes représentent aujourd’hui la majorité des étudiants dans 93 pays, alors que les hommes sont en nombre supérieur dans seulement 46 pays. Elles décrochent davantage de licences que les hommes et sont plus nombreuses également en master (56%). En Hongrie, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis, les femmes représentent respectivement 68% ,61% et 60% des diplômés de l’enseignement supérieur, contre 44% en Arabie Saoudite et 48% en Chine.
Plus intégrées dans les entreprises, les femmes de la génération Y ont confiance dans leur capacité à atteindre top management
Représentant 40% de la population active mondiale, les femmes atteignent aujourd’hui un taux d’intégration au monde de l’entreprise sans précédent, même si elles représentent seulement 4,6% des CEO du Fortune 500.
Les femmes de la génération Y sont néanmoins plus confiantes que leurs aînées quant à leur capacité à briser ce plafond de verre, notamment grâce à leur surperformance à l’école et à l’université : 51% affirment qu’elles se sentent capables de monter aux niveaux les plus séniors chez leur employeur actuel.
D’ici 2020, les femmes de la génération Y constitueront près de 25% de la population active mondiale, il est donc vital pour les employeurs de les intégrer pleinement.
La diversité, une attente majeure pour les femmes qui travaillent
La génération Y recherche des employeurs qui s’impliquent dans l’égalité et la diversité. Cela est particulièrement vrai pour les femmes : 82% d’entre elles considèrent que la politique de l’entreprise concernant la diversité, l’égalité et l’insertion est importante dans le choix d’un emploi. Néanmoins, leurs attentes ne sont pas toujours comblées car 55% des jeunes (hommes comme femmes) pensent que les entreprises parlent de diversité mais n’offrent pas les mêmes opportunités pour tous.
Concernant la promotion interne, près de 30% des femmes
de la génération Y pensent que les choix de leurs employeurs sont biaisés en faveur des hommes. Les employeurs allemands et espagnols apparaissent comme les plus favorables aux hommes, à l’inverse des Chinois et des Brésiliens.
Selon Agnès Hussherr, associée responsable de la diversité au niveau mondial chez PwC : « Pour parvenir à un changement durable, se concentrer sur le leadership n’est pas suffisant. Le top management de chaque entreprise doit prendre le sujet à bras le corps, et ce dès l’entrée de ces jeunes femmes dans l’entreprise. »
L’équilibre vie professionnelle/ vie privée et la flexibilité aussi importantes pour les hommes que les femmes de la génération Y
L’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle s’avère important pour presque tous les jeunes de la génération Y, alors même que 75% d’entre eux ne sont pas mariés, et 92% sans enfants quand ils entrent dans la vie professionnelle. Cette génération devrait conduire des changements culturels et organisationnels forts. Un nombre significatif d’hommes et de femmes serait même prêt à sacrifier une partie de leur salaire et à retarder leur promotion pour obtenir des horaires flexibles.
La génération Y a également un fort appétit pour l’international, 71% de ces jeunes désirant vivre à l’étranger à un moment de leur carrière. La demande de mobilité des femmes n’a jamais été aussi forte (69%), d’autant plus que 63% d’entre elles pensent que cette étape est critique pour leur carrière. Même si le nombre de mobilités à l’international a doublé durant la dernière décennie, les femmes ne représentent actuellement que 20% des postes à l’étranger.
La réputation de l’entreprise compte pour la génération Y, et particulièrement pour les femmes

58% des membres de la génération Y affirment qu’ils éviteraient de travailler pour un secteur particulier seulement parce qu’ils considèrent qu’il a une mauvaise image. Cela est d’autant plus vrai pour les femmes
Le marché du travail féminin français se classe 13ème des pays de l’OCDE
L’équipe d’économistes de PwC a créé un « Women in Work Index », afin de mettre en évidence les écarts de salaire et la part des femmes dans la population active dans les 27 pays membres de l’OCDE.
Si la France reste stable dans la première moitié du classement, les pays nordiques constituent encore le trio gagnant, la Norvège en tête, suivie du Danemark et de la Suède, depuis la création de cet indice en 2000. Les Pays-Bas et l’Irlande ont réalisé les plus fortes progressions de l’année, gagnant chacun cinq places. Au contraire, le Portugal, l’Espagne et la Grèce, marqués par la crise, ont vu leurs écarts de salaires entre hommes et femmes s’agrandir en 2012, et les taux de chômage féminins monter.

A propos du “Women In Work Index”
Le « Women in Work Index » de PwC est une moyenne pondérée de 5 indicateurs clés issus de l’OCDE ou des bureaux statistiques nationaux qui reflètent l’emploi des femmes :
- Les écarts de salaires entre hommes et femmes (25% de l’indice)
- Le taux de participation des femmes dans la population active (25%)
- L’écart entre le taux de participation des hommes et des femmes dans la population active (20%)
- Le taux de chômage des femmes (20%)
- La proportion de femmes qui travaillent à plein temps (10%)
A propos de PwC France et pays francophones d'Afrique
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