Quelles sont les six valeurs dominantes de la « culture y » ?

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1) La personne (l’Être et le Faire)

C'est-à-dire le respect de l’humain, de la personne, de son identité, de son altérité. C’est aussi le besoin d’être reconnu en tant que :

  • personne bien sûr (reconnaissance existentielle),
  • porteur de compétences, de capacités (reconnaissance de la maîtrise),
  • implication (reconnaissance de l’engagement),
  • réalisations personnelles et professionnelles (reconnaissance du résultat).

2) L’harmonie relationnelle (S’Accepter, Accepter l’autre, Partager, Être et Faire avec soi et les autres dans le Plaisir)

C'est-à-dire la qualité relationnelle/communicationnelle avec les autres en général. Dans le cadre du travail, avec les collègues, le management, les divers partenaires internes ou externes. C’est aussi la recherche d’un climat/d’une ambiance de qualité au sein des équipes. C’est une aversion prononcée pour les situations tendues et conflictuelles, pour toutes les formes de manipulation et de langue de bois.
C’est la recherche de modes de relations nouvelles :

  • déhiérarchisées;
  • plus authentiques;
  • basées sur la confiance, le respect des engagements et le parler vrai.

3) L’harmonie de vie  (Se Prouver)

C'est-à-dire la recherche du bien être, du bonheur. C’est parvenir à concilier ses différents domaines de vie, notamment concilier vie professionnelle et vie personnelle (work-life-balance). Par exemple, Olivier Galland sociologue au CNRS, note que : « Le travail reste une valeur centrale. En revanche, (….)
Le travail n’est plus une valeur en soi, mais pour soi. C’est un moyen de se réaliser, de faire des choses intéressantes sans sacrifier pour autant sa vie personnelle. » Cette valeur correspond à notre désir de réussir notre vie globale ; de nous prouver cette capacité de réussite.

4) La Connaissance (Assurer son Employabilité Durable et son Développement)

C'est-à-dire, le développement et l’apprentissage permanent (le travail est vécu comme une succession d’apprentissages dans un monde en changement permanent, accéléré où les connaissances et les compétences deviennent vite obsolètes. Les jeunes et les moins jeunes désirent développer leurs connaissances et leurs compétences, et cela d’autant plus que le niveau de formation de base est élevé. La connaissance est aussi un moyen d’agir avec autonomie, d’exercer une certaine forme de liberté. Pour reprendre le mot de Condorcet : « Il n’y a pas de liberté pour l’ignorant ».

5) La recherche de sens (Comprendre et se Situer)

C’est trouver du « sens » dans ce que l’on fait : contenu du travail, objectifs….., et dans sa vie en général. C’est comprendre le pourquoi des orientations, des décisions… C’est pouvoir se situer, donner une intelligibilité à ce que l’on fait : à quoi je sers, quelle est l’utilité de ce que je fais, quelle mission de vie je m’assigne, comment je me relie aux autres….. ?

6) L’Indivisualisation (Être Soi, se Réaliser)

C’est la prédominance donnée à soi avec une suspicion envers les formes institutionnelles de pouvoir. C’est aussi l’autonomie de pensée, de choix… C’est donner la priorité à l’entreprise de soi, à son projet de vie. Selon Jean-Louis Genard, l’individualisation expressive, c'est-à-dire l’expression de ses profondeurs et de ses richesses intérieures contribue à la réalisation de soi et est l’une des pierres angulaires de la culture moderne.
Il ajoute que L’exigence de réalisation de soi va transformer profondément les attentes adressées aux différentes situations de vie et aux institutions (dont l’entreprise). Celles-ci, s’apprécieront de plus en plus en fonction du potentiel de réalisation de soi qu’elles permettent d’offrir. Ainsi que ce soit le couple, le travail, les loisirs…, ils seront de plus en plus appréhendés comme des espaces de réalisation personnelle de soi.

Source : http://www.journaldunet.com/management/expert/58304/culture—y—–des-valeurs-qui-impactent-les-relations-de-travail-au-dela-de-la-generation—y.shtml

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