La palette des motivations humaines investies dans le travail redessine les axes traditionnels des organisations et des nouvelles tendances.
Motivations, travail, investissements humains, structures sont impactées par les émergences qui vont déstabiliser les entreprises traditionnelles et nécessiter de nouvelles configurations.
Cet exercice de discernement est proposé avec l’aide d’une carte des Sens établie selon les travaux de prospective humaine de l’Humanisme Méthodologique. C’est en soi un travail que les spécialistes des ressources humaines gagneraient à expérimenter.
Sur la carte des Sens :
En Est, le travail contributif est vécu comme une contribution apportée au bien commun. Cela suppose une communauté de référence; le groupe, l’entreprise, la collectivité où des enjeux sont identifiés comme indicateurs du bien commun. Ils sont porteurs de valeurs et ce sont ces valeurs qui justifient l’investissement personnel et collectif. Le travail est valorisant tant de celui qui s’y engage que de ceux qui en sont bénéficiaires. On pourrait parler de rapports gagnant-gagnant notamment entre les personnes et les communautés.
En Ouest, le travail spéculatif. C’est un investissement spéculatif, miser, y mettre du sien mais le moins possible pour gagner le plus possible. Cette logique spéculative, est individualiste, chacun pour soi, depuis celui qui travaille jusqu’à ceux qui engagent des investissements spéculatifs, financiers par exemple. Il y a une parfaite cohérence (de Sens, mais pas de niveau) entre les entreprises spéculatrices qui jouent sur les marchés et les individus qui tentent de trouver une aubaine, une « bonne place » qui rapporte sans trop demander. Des organisations syndicales peuvent parfois favoriser ce jeu là où l’on perd aussi.
Au Sud, le travail normatif. C’est là l’emploi qui correspond à une place dans un cadre établi, où tout est prédéfini. Garder sa place, son emploi est une condition majeure que le statut de salarié garanti d’habitude. On voit bien que ce statut est ébranlé dans sa stabilité alors que cette stabilité est ici recherchée. Le travail, souvent répétitif ainsi que les conditions de travail font objet d’un souci formel, juridique, particulièrement important. Par contre le contenu du travail y est défini plus par la place, le statut que par sa production. Tellement classique.
Au Nord, le travail créatif. C’est un acte d’autonomie, d’originalité, de singularité par l’expression de talents, de potentiels, personnels, culturels, professionnels. Réservés à des artistes marginaux cette motivation, est de plus en plus prégnante mettant en difficulté les organisations normatives. Par contre des entreprises créatrices sont prisées en même temps qu’elles forment des personnes plus autonomes et sources d’initiatives et d’inventivité. Notre époque est marquée par une certaine effervescence de ce côté associée aux aventures originales auxquelles se prêtent de plus en plus de jeunes qui ne savaient pas que le monde devait rester immobile dans ses cadres et ses structures.
lire l'article : http://www.jobsferic.fr/La-boussole-des-motivations.html

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