"L’option qui consiste à financer le revenu de base par la suppression des aides sociales conditionnelles, telles que les allocations familiales et les aides au logement – voire, pour certains modèles, les allocations chômage et le système d’assurance maladie –, n’est pas l’unique possibilité. Sur ce sujet, le diable est, comme souvent, dans les détails, et le mode de financement en est un d’importance, dans la mesure où il modifie la portée politique du dispositif. À cet égard, vous n’ignorez pas que le revenu de base est porté par des courants politiques tout à fait différents pour des objectifs très divers, voire opposés. Des montants allant de 400 euros par personne jusqu’à quasiment 900 ou 1 000 euros sont proposés. Des refontes radicales du système fiscal ou même du système monétaire ont également été évoquées à l’appui de cette idée. La multiplicité des dispositifs et l’ampleur des sujets abordés révèlent que le revenu de base n’est pas une simple mesure technique de simplification ou de fluidification du marché du travail : il engage la nature profonde de nos systèmes économiques et sociaux ainsi que nos conceptions de ce que signifie l’activité productive. Il peut répondre à la transition numérique comme à l’émergence d’une économie qui ne soit pas uniquement marchande via le pair à pair ! Il peut être la première pierre pour rebâtir notre contrat social, adapté à la révolution numérique, et dessiner une nouvelle société plus collaborative et généreuse. En ce sens, il risque d’être un invité de choix lors des débats de l’élection présidentielle. Et je compte bien l’y pousser…" Benoît Thieulin
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