Le circuit court, acheter local, bien avant d’acheter bio : Les Amap, La Ruche qui dit Oui, QuiToque et consorts font de plus en plus d’adeptes.

Pour les adeptes des circuits courts, acheter local est plus important qu'acheter bio © CCM Benchmark

 

Le ministère de l'Agriculture considère comme circuit court "un mode de commercialisation des produits agricoles qui s'exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu'il n'y ait qu'un seul intermédiaire entre l'exploitant et le consommateur". On y trouve donc les marchés, les ventes en bord de route, les cueillettes à la ferme, ainsi que les Amap et les sites mettant en relation les consommateurs et les producteurs.

La notoriété de ce mode de vente commence à être bien établie, en particulier sur Internet. Selon l'étude "Le commerce alimentaire sur Internet", menée auprès de 1046 internautes par CCM Benchmark (éditeur du JDN), sept internautes sur dix en ont connaissance et 14% ont déjà acheté des produits alimentaires auprès de ces réseaux. Qui sont ces derniers ? Ils proviennent de foyers aux revenus plutôt élevés et sont en général en couple, avec enfants. En effet, six sur dix sont mariés (contre 41% de la population internaute française), un sur deux vit dans un foyer avec enfant (vs 37%), un sur deux fait partie d'une CSP+ (vs 40%) et 49% ont des revenus mensuels supérieurs à 3 000 euros net par mois (vs 39%).

L'évolution des produits achetés par ces adeptes des circuits courts montre par ailleurs ce qu'ils y recherchent : avant tout des produits issus de producteurs locaux, des produits d'origine française et des produits de saison. Entre 2014 et 2015, c'est leur consommation de produits de marques et de marques premiers prix qui a le plus diminué.

Acheter directement auprès de producteurs nécessite souvent de revoir certaines habitudes en matière de courses alimentaires. Or nombre d'internautes disent le faire de bonne grâce. Ainsi, 58% se déclarent prêts à renoncer au vaste choix de fruits et légumes disponibles en grande surface pour s'en tenir aux seuls aliments frais de saison. Ils sont également 40% à assurer qu'ils achèteraient des aliments sales ou non-calibrés, qui sortent des standards de la distribution. Tendance il est vrai alimentée par les campagnes pour les marques "Les Légumes Moches" et "Les Gueules cassées" relayées par la grande distribution.

lire l'article : http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/1176130-courses-alimentaires-qui-sont-les-clients-des-circuits-courts/

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