Là où les managers devraient passer plus de 60% de leur temps à écouter, accompagner, guider leurs équipes, ils y passent en réalité bien moins de 30 % (étude BearingPoint).

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C’est un paradoxe : alors que le digital prône l’ouverture et la liberté,  dirigeants et employés n’ont jamais été aussi paralysés. Une étude BearingPoint menée auprès de plus de 10 000 managers dans le monde*  montre que là où les managers devraient passer plus de 60% de leur temps à  écouter, accompagner, guider leurs équipes, ils y passent en réalité bien moins de   30 %, écrasés par les contraintes environnantes. Les entreprises n’ont jamais eu  autant besoin de « vrais » leaders.

Le contexte mondial dans lequel les entreprises et leurs leaders évoluent n’a jamais  été aussi complexe et brutal : instabilité politique et tentations protectionnistes,  peur de l’autre, perte de confiance dans les institutions, croissance – si elle existe  encore – ralentie sur tous les marchés. 

Dans ce contexte instable et incertain, le digital vient percuter les codes et les  modèles traditionnels : la désintermédiation touche tous les secteurs, le salariat est  en passe de devenir minoritaire, les organigrammes s’aplatissent et questionnent  le rôle du dirigeant, les algorithmes d’intelligence artificielle remplacent l’expertise  humaine, la robotisation se généralise. 

Le digital impose un rythme de transformation trop rapide pour des entreprises  encore trop peu agiles, mais aussi trop rapide pour le rythme humain. Nombre  d’employés et de leaders vivent ainsi à l’ère du digital au dessus de leurs moyens  psychiques.  Cette « 4ème révolution industrielle » pourrait donc se transformer en  révolution tout court si elle n’est pas accompagnée et incarnée. En effet, si de nombreuses entreprises et organisations ont engagé une  transformation digitale, peu réussissent à trouver le bon modèle. Les rares qui  y parviennent ont compris que la réussite ne passe pas « que » par l’adoption  d’une nouvelle technologie, l’adaptation des processus ou la modification d’une  organisation.

Curiosité, doutes, ambition et enthousiasme…   quel est donc le portrait-robot du leader 4.0 ? Acteur clé de cette révolution, le leader à l’ère digitale incarne des qualités  atypiques et à contre courant. Définitivement technophile, curieux des clients, des  collaborateurs, des partenaires, il est visionnaire, a l’énergie de se réinventer en  continu de l’intérieur et à l’extérieur. Il sait renouveler les modes de travail et casser  les silos. Il apprend à improviser, il est audacieux, ambitieux et avant tout porteur  de sens. A l’écoute, collaboratif et tout sauf autocratique, il a la capacité de faire  émerger des profils atypiques plus créatifs et moins stéréotypés. Le leadership à l’ère du digital n’est pas une affaire   « d’homme » mais de personnes capables de montrer (également) des  qualités humaines universelles d’écoute, de bienveillance et de respect.  Ce leader du 3 ème  type est-il un mouton à cinq pattes ? Pas forcément hors de portée,  comme nous le montre le dialogue croisé entre ManPower, HP et l’Institut Français  du Leadership Positif. Moins narcissique, plus humble, plus ancré en lui-même, le  leader digital de demain émerge. Cette publication, conçue comme une boite à outil  du leadership à l’ère digitale vous donnera l’opportunité de le découvrir et d’explorer  ces principaux contours.

télécharger l'étude : http://www.bearingpoint.com/fr-fr/convictions/publications/quel-leadership-a-l-ere-digitale/?sid=9032&function=83

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