Trois mille salariés ont empli un Zénith chaud bouillant le 8 mars, venant de toute la France, assistant au départ émouvant d’un directeur général (notre encadré) et prenant note de la synthèse des 32 000 idées remontées du terrain. Mardi soir, cette restitution fut opérée dans chacun des 130 magasins, en même temps et partout dans le pays, les 1 000 employés du siège de Lezennes ayant privatisé le Kipstadium tourquennois de leurs cousins de Décathlon, l’autre pépite de la famille Mulliez, fondatrice d’Auchan (lire ci-dessous). Décathlon et Auchan procèdent d’ailleurs de la même manière pour réviser leur stratégie de développement, mais chez Leroy Merlin, on se confie volontiers précurseur de cette démarche qui ne vient pas d’en haut, mais bien des collaborateurs. Des « relais-vision » pour redéfinir une identité, associant des collègues (ils étaient donc 3 000 au Zénith le 8 mars), menant 11 000 entretiens avec des clients, fournisseurs ou artisans pour imaginer une entreprise plus globale, prenant l’habitat de A à Z, élargissant son champ de vision : non seulement vendre des produits de bricolage, mais aussi aider les clients à bricoler, à déménager, à instruire une demande de permis de construire, à trouver les partenaires financiers etc. Leroy-Merlin voudra aller bien plus loin dans le service d’ici 2025. Un service personnalisé, client par client, pour contrer l’agressivité de la concurrence des pure-players de type Amazon, 500 M € de chiffre d’affaires, qui l’an passé a autant progressé sur le marché du bricolage français que Leroy-Merlin et ses 6 milliards de volume de ventes.
Lire l'article : http://www.lavoixdunord.fr/134099/article/2017-03-17/exclusif-quoi-ressemblera-la-maison-leroy-merlin-dans-dix-ans

Laisser un commentaire