La Social Good Week propulsée par HelloAsso cette semaine c'est l'occasion de noter que l'innovation sociale se diffuse au delà de l'économie sociale et solidaire ET de quelques entreprises éclairées.
Au delà, de l'économie sociale et solidaire, l'innovation sociale se développe dans tout type d’entreprise, pour tout type de produits et de services, pour tout type de population.
Ce qui caractérise l’innovation sociale c’est son impact positif au sens large : des employés aux clients, de l’économie locale à l’environnement.
Le social business n'est plus périphérique à l'activité économique, l'impact social est une condition du succès des projets, ainsi utilité sociale et performance économique sont intrinséquement liés dans les processus d'innovation.
L'innovation sociale permet d'intégrer ces considérations dés la conception des produits / services, les process de production / distribution, l'organisation des équipes / partenaires.
RDV jeudi 8 mars à 18h pour un meet up sur l'innovation sociale
RSVP : https://www.meetup.com/fr-FR/meetup-group-LORKvhYR/events/xrpvkpyxfbmb/
L'innovation sociale est nécessaire pour impacter positivement la société et l'environnement … et assurer la croissance de toutes les entreprises face aux enjeux actuels
Au delà, de l'économie sociale et solidaire, l'innovation sociale se développe dans tout type d’entreprise, pour tout type de produits et de services, pour tout type de population.
Ce qui caractérise l’innovation sociale c’est son impact positif au sens large : des employés aux clients, de l’économie locale à l’environnement.
Le social business n'est plus périphérique à l'activité économique, utilité sociale et activité économique sont intrinséquement liés.
L'innovation sociale permet d'intégrer ces conscidérations dés la conception des produits / services, les process de production / distribution, l'organisation des équipes / partenaires.
5 professionnels d'horizons divers nous expliquerons pourquoi l' innovation sociale est une priorité pour eux en 2018 le jeudi 8 mars à partir de 18h
Avec :
- Nicolas Menet, Directeur général chez Silver Valley / co auteur « Startup arrêtons la mascarade, contribuer vraiment à l’économie de demain »
- Marie Toussain, Présidente de Notre affaire à tous – Agir ensemble pour la justice climatique
- Marc-David Choukroun, CEO La Ruche Qui Dit Oui / Co-Founder chez Food Assembly
- Usman ISHAQ, Créateur de The Social Bridge qui organise des journées solidaires entre associations et entreprises pour toucher leur fibre socio intraprenariale
- Jérémy Dumont, Planneur stratégique, pourquoitucours / auteur de l'article "l'innovation sociale pour impacter positivement la société et l'environnement … et garantir la croissance de l'entreprise face aux enjeux actuels".
Comment faire pour que des gens qui ne se connaissent pas osent se parler dans un bar ? Le Social Bar, c'est la réponse à cette question. Vous allez découvrir tout ce qu'ils ont inventé pour vous : le Social dé, les Social défis, le Social Phone, le Social Chifoumi géant : http://www.social-bar.org/
Et si l'innovation sociale était vraiment en train de se diffuser dans toutes
les entreprises ?
Lire l'article complet : www.levidepoches.fr
L'innovation sociale c'est quoi :
- L’innovation sociale consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits (source : CSESS)
- Elle nécessite la participation et la coopération des acteurs concernés, notamment des utilisateurs et des usagers, souvent dans un même territoire.
- Ces innovations concernent aussi bien le produit ou le service, que le mode d’organisation ou de distribution.
- C’est l’impact social de l’innovation qui est utilisé pour qualifier une innovation de sociale.
- L’impact social recouvre les dimensions politiques, sociétales, environnementales et économiques.
Tordons le coup à 5 idée recues dans le monde de l'entreprise :
- "L'innovation sociale c'est de l'innovation sur le long terme or les marchés financiers c'est le court terme"
- "Les enjeux sociétaux et environnementaux ont un impact sur les entreprises de l'économie verte, collaborative, sociale et solidaire "
- "Pour exister demain, il faut maîtriser les technologies de demain, parce que les clients de demain attendent une offre toujours plus accessible et moins chère"
- "Une entreprise ne fait pas dans le social, elle a des objectifs à atteindre."
- "L'innovation sociale ne permet pas d'adresser les besoins des clients actuels ou futurs"
En effet, les enjeux sociaux et environnementaux sont à l'origine d'une profonde transformation du monde de l'entreprise :
1- La finance s’adapte pour assurer la pérennité de ses investissements dans le temps face aux enjeux climatiques actés lors de la COP 21, les contraintes légales accélèrent le mouvement.
- Patrick Artus, économiste, patron de la recherche chez Natixis affirme dans une note — chiffres et graphiques à l’appui la baisse du rendement du capital ces dernières années (les investissements rapportent de moins en moins).
- Aux USA, BlackRock, le plus gros gestionnaire d’actifs mondial a demandé aux entreprises de s’engager, les procès en duty of care se développent aux USA, les trusts de jeunes enfants désignés sous le vocable Our Children trust fait fureur dans toutes les juridictions fédérales
- Le risque fiduciaire intègre les risques environnementaux depuis que le rechauffement climatique a été acté lors de la COP 21. Le devoir fiduciaire va probablement évoluer pour prendre en compte les critères ESG tout au long de la chaîne d’investissement, de financement, et même de management des entreprises.
- Selon le premier baromètre des risques émergents élaboré par la Fédération française d’assurance (FFA), le changement climatique constitue le troisième risque le plus impactant pour les assureurs et réassureurs d’ici fin 2018.
- Les gérants de fonds d’impact responsable privés Francais investissent dans des entreprises commerciales non cotées dans un but social ou environnemental. L’ambition de ces fonds est de quintupler de taille d’ici cinq ans tout en de conciliant les objectifs d’impact responsable avec la performance financière. « Notre enjeu est d’investir dans davantage d’entreprises avec le même niveau d’exigence sociale et environnementale” comme l’indique le président du club Afic Impact.
- Les grands groupes s’y mettent, à l’instar de BNP Paribas. La banque veut accompagner un nouvel entrepreneur social sur quatre d’ici 2020. Rappelons qu’il y a un million d’épargnants solidaires en France…
2- Coté entreprises, le clivage entre les secteurs lucratifs et non lucratifs explose et un véritable réalignement de l'intéret économique et social se profile. Le social et l'écologie deviennent des contraintes de l'activité économique de toutes les entreprises
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Patrick Artus, économiste, patron de la recherche chez Natixis affirme dans une note — chiffres et graphiques à l’appui la baisse du rendement du capital ces dernières années (les investissements rapportent de moins en moins).
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En affirmant leur rôle social, les organisations ne s’infligent pas nécessairement un surcroît de contraintes : elles s’ouvrent au contraire de nouveaux champs de création de valeur. Des entreprises aussi différentes que Poult, Danone, Gore24 ou InterfaceFlor25 ont fait de leur engagement sociétal un moteur d’innovation. Elles démontrent depuis des années qu’il est possible de conjuguer durablement performance économique, sociale et environnementale. Elles sont aujourd’hui rejointes par Orange, Danone et d’autres grands groupes.
- De nombreuses solutions émergent dans le monde entier qui atténuent la crise environnementale, ces modes de production et de consommation impactent moins les écosystèmes voire ont un impact positif en les régénérant. Elles émanent de citoyens, d’entreprises, de collectivités que l’on peut relier à l’économie circulaire ou collaborative, à l’ingénierie écologique, à l’économie de fonctionnalité, au biomimétisme, à la permaculture, à l’agroécologie, aux monnaies complémentaires, etc.
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Nicolas Hulot a annoncé qu’il préparait une évolution de l’objet social des entreprises pour introduire les principes de l’économie sociale et solidaire dans les statuts mêmes de l’entreprise, afin de réconcilier « performance économique et intérêt général ». Ainsi, une entreprise à mission mettrait sa performance économique au service d’une mission (sociale, sociétale, environnementale ou scientifique) définie dans son objet social et opposable par ses parties prenantes.
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Côté entrepreneurs et start-ups, l’erreur serait de tout voir sous l’angle du profit, du rendement. « Avant de se poser la question de la rentabilité, peut-être faudrait-il se poser celle de l’utilité », questionne Benjamin Zimmer. « 42% des entreprises qui se plantent, échouent parce qu’elles ne répondaient pas à un besoin », indique le sociologue, citant une étude de la French Tech. « Et 17% parce qu’elles n’étaient pas user friendly. »
- Coté associations et économie sociale, ca bouge aussi : les associations assument de plus en plus le caractère économique de leur activité, en se positionnant de manière plus explicite dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Certaines associations peuvent créer des entreprises sociales, lorsqu’elles cherchent à définir un projet dans une perspective de croissance du nombre de bénéficiaire et surtout à diversifier leurs sources de financement. A l’inverse, des entreprises sociales sont capables de créer des associations locales pour toucher des financements publics.
3- L'innovation sociale est une réponse aux attentes de la société, à la fois des classes les plus fragiles et des classes moyennes
- Emmanuel Macron, au delà de toute posture partisane, a expliqué à Davos que la mondialisation connaît une crise aujourd’hui, une crise majeure. Si il y a une crise du capitalisme contemporain, c’est qu’en se mondialisant la répartition de la valeur ajoutée n’est plus juste. Il avoue sa difficulté à pouvoir montrer que la mondialisation peut être équitable pour les classes moyennes et les classe “laborieuses”.
- Selon Kantar Worldpanel, les volumes de produits de grande consommation achetés baissent. Et certains chiffres sont éloquents : sur le premier trimestre 2017, les ventes de produits d’hygiène et de beauté reculent de 3,2 %, celles des colas chutent de 5,6 %. Ce n’est pas uniquement une question de pouvoir d’achat, car dans le même temps, les achats progressent en valeur. Autrement dit, les Français consomment moins mais mieux…
- Les consommateurs sont en attente de réelles alternatives que les entreprises se doivent d’adresser comme le détaille Pascale Hébel responsable du pôle Consommation du Crédoc : « Les consommateurs se détournent des grandes entreprises ».
- Dans l’alimentaire, par exemple, Pascale Hébel observe un vrai rejet des multinationales. Les grosses entreprises de ce secteur souffrent de ce phénomène, qui affecte fortement leur chiffre d’affaires : de plus en plus de consommateurs refusent d’acheter des produits de multinationales. Cela va au-delà de considérations économiques, ou même environnementales. C’est le rejet d’un système, ici aussi surtout chez les plus diplômés et les urbains.
- En parallèle, ce qui se développe dans l’alimentaire, ce sont notamment les circuits courts. Ce n’est pas encore énorme, mais 12 % des Français vont dans une ferme acheter à manger. À l’inverse, pour les grandes multinationales de l’agro-alimentaire, le marché diminue : les consommateurs sont d’abord friands de bio et de labels rouge.
4- Un impact social négatif impacte négativement l'expérience des clients et des collaborateurs, et donc la valeur de l'entreprise et de ses marques.
- Tristan Harris, ancien « philosophe produit » de Google s’exprimait dans Rue89 en ces termes : « Des millions d’heures sont juste volées à la vie des gens, manipulés tous les jours de leur vie, et il n’y a pas un seul débat public là-dessus ! ».
- « Notre activité mentale parait de plus en plus balkanisée », affirme Matthew B. Crawford comme constat initial dans son livre “Contact” : « Après le succès de mon premier livre, j’ai reçu plein de possibilités de travail. Mais j’ai éprouvé un sentiment de désintégration en fait, comme si ma vie mentale était fragmentée. J’ai réalisé que c’était un sentiment partagé par plein de gens autour de moi ».
- Emmanuel Gervy aimerait mettre la technique au service de l’homme et de l’inspiration. Techno-critique, belge et full-stack web integrator. Co-fondateur de Bulbme.com trouve vraiment dommage que la thématique du sens et de l’inspiration ait été fortement confisquée et détournée dans les médias par les startups
- Avec l’ouvrage « Startup arrêtons la mascarade, contribuer vraiment à l’économie de demain » Nicolas Menet, sociologue et directeur général de Silver Valley et Benjamin Zimmer, diplômé de CentraleSupélec, fondateur de Silver Valley et membre de Oui Care, interpellent par un titre volontairement provocateur. « A l’origine, les start-up voulaient changer le monde », constate Nicolas Menet. « Si elles l’ont en effet modifié, elles ont surtout créé de nouvelles structures capitalistes. »
5- C’est le moment de faire émerger une vision sensée qui motive les collaborateurs, et qui donne des raisons tangibles aux consommateurs de préférer une entreprise à une autre
L’innovation sociale consiste à aller au devant des besoins insatisfaits d’une population. À l’inverse des approches marketing traditionnelles, qui travaillaient sur les masses, la dimension de personnalisation et la réflexion sur les usages sont ici fondamentales. La conception et le repérage des futurs services exigent une capacité d’empathie. Cela implique une vraie immersion dans la tête de l’utilisateur, pour mieux le comprendre, aller au-delà de ses propres besoins, les assimiler et anticiper les crises qui vont le secouer.
Dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, le sens pré existe, il vient de la capacité de l’organisation (ou d’un groupe d’organisations) à anticiper des besoins pas ou mal satisfaits et à y répondre, via ses missions de prévention, réparation ou compensation. Il se traduit en termes de qualité de service, mais aussi de bien-être individuel, ou de satisfaction professionnelle.
Le designer peut apporter ce sens dans les entreprises commerciales en apportant une vision pour permettre aux collaborateurs de se projeter, celle de l’entreprise au service du client. Le service design cherche aussi bien à améliorer l’expérience côté utilisateur mais aussi côté employeur. Ainsi le service design va considérer le changement en interne comme une partie intégrante de l’innovation apportée au service.
Les entreprises qui prennent ce tournant, explorent de nouveaux business modèles / façons de produire / réseaux de distribution mais aussi facilitent la collaboration à l’interieur et à l’extérieur de l’entreprise pour réunir toutes les forces vives de l’innovation sociale.
Guibert Del Marmol donne 5 piliers pour une économie dite régénératrice qui permettent d’orienter la transformation des entreprises :
- positive : créer plus que ce que l’on consomme pour produire
- locale : rapprocher production et consommation
- circulaire : les déchets des uns sont les matières premieres des autres
- collaborative : partage, réusage, usage vs. propriété
- bio inspirée : respecter les écosystèmes et leurs interactions
Si l’entreprise dans laquelle nous travaillons ne partage pas notre ambition, à nous de la transformer en innovant pour avoir un impact social et écologique positif. Ou de créer une start up. En effet, aprés l’open innovation pour collaborer avec les starts ups, les grands groupes créent des starts ups pour se lancer dans ce nouveau monde qui s’ouvre à elles dans des startup studio.
Jeremy Dumont, Planneur stratégique

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