Vers le crash de l’intelligence artificielle. Les erreurs de Facebook et UBER ont clarifié que l’intelligence artificielle se réduit à de la data exploitée par des algorithmes sans pour autant devenir plus intelligents et nous vouloir du bien

Hand-on-Cookie-Jar

D'un côté, l'annonce de la première collision mortelle d'un piéton par une voiture autonome. De l'autre, la révélation que les données de 50 millions d'utilisateurs de Facebook avaient été utilisées à leur insu par une sulfureuse entreprise de marketing politique. A priori, pas de point commun entre ces deux informations qui ont dominé l'actualité high-tech de la semaine. Pourtant, toutes deux mettent en lumière un enjeu majeur pour les géants du numérique et de l'intelligence artificielle : la confiance. Certes, la voiture autonome a fait des progrès spectaculaires en une poignée d'années, et elle promet à terme une diminution massive du nombre de morts sur nos routes – estimé par l'OMS à 1,2 million de personnes par an. Mais il a suffi d'un seul décès en Arizona pour remettre en cause la course effrénée que se livrent, à coups de milliards de dollars, constructeurs automobiles et géants du numérique. Certes, Facebook a su séduire plus de 2 milliards d'humains et embaucher certains des meilleurs spécialistes mondiaux en IA. Mais l'affaire Cambridge Analytica est venue remettre en cause un modèle où nous donnons des données à des algorithmes qui ne nous veulent pas forcément du bien, et dont nous ignorons tout. L'intelligence artificielle a la capacité de changer le monde, mais à condition qu'elle soit largement acceptée par les organisations et les particuliers. Pour cela, elle devra se montrer transparente, prudente, compréhensible et utile à tous. Notre confiance, et donc son succès, sont à ce prix.

Le deuxième Âge de la machine correspond à la numérisation généralisée. Une numérisation de tout: les documents, les informations, la musique, la photo, la vidéo, les cartes, les objets, nos états d’âme, nos relations… Libérée de l’inertie de la matière, la numérisation permet une reproductibilité à l’infini pour un coût marginal quasiment nul. L’innovation trouve alors un terrain de jeu infini, comme en apesanteur. Surtout par le jeu des combinaisons: Google Chauffeur n’est qu’une «voiture de tous les jours équipée d’un ordinateur très rapide et d’un bouquet de capteurs (qui deviennent de moins en moins chers grâce à l’effet de la loi de Moore) ainsi qu’une masse de cartes et d’informations (disponibles grâce à la digitalisation généralisée) et qui devient une voiture autopilotée sorti tout droit d’un roman de science-fiction». De même, l’application Waze, un GPS en temps réel, n’est qu’une recombinaison d’un capteur de localisation, d’un appareil de transmission de données (à savoir un smartphone), d’un GPS et d’un réseau social qui lui permet de devenir l’application GPS qui ne vous donne pas le meilleur chemin en général mais celui qui vous correspond à l’instant où vous êtes au volant. Le web lui-même n’est qu’une recombinaison du vieux réseau de transmission de données TC/IP d’un code de langage HTML et d’un navigateur pour présenter les résultats…

Lire l'article : https://www.lesechos.fr/intelligence-artificielle/index.php#xtor=EPR-3066

http://www.slate.fr/story/112209/deuxieme-age-machine

 

Laisser un commentaire