Mouvements sociaux et économie solidaire de Jean-Louis Laville. Il existe de multiples liens entre mouvements sociaux et économie solidaire, or le dialogue entre spécialistes de ces deux domaines reste trop rare. Eclairage du Front de Gauche

Catégorie : Solidarité et Société

Et si les pratiques étaient en avance sur les théories ? En effet, sur le terrain il existe de multiples liens entre mouvements sociaux et économie solidaire, or le dialogue entre spécialistes de ces deux domaines reste trop rare. Cette ignorance mutuelle n'est plus tenable. Comme les acteurs les chercheurs en matière d'économie sociale et solidaire ont beaucoup à apprendre de ceux qui se dédient aux mouvements sociaux et réciproquement.Il s'agit donc d'amorcer une réflexion dans ce sens. Elle est alimentée par de nombreux exemples, d'Amérique du Sud et du Nord, d'Asie et d'Europe (Appel des appels, Attac, commerce équitable, insertion par l'activité économique, mouvements écologiques et féministes…). Trente-deux auteurs de ces divers continents analysent avec précision les acquis et limites de ces réalisations.C'est bien une sociologie globale qui est visée puisque la perspective internationale ne se limite pas à une comparaison de données, elle permet de formuler une conceptualisation originale de ces deux champs comme de leurs rapports.

Caractéristiques de l’ESS par Jean-Louis Laville

Dans la définition de l’économie sociale et solidaire, on est plutôt dans la recherche de caractérisation par un ensemble de critères socio-économiques. Ces critères, au nombre de trois, ont notamment été définis par Jean-Louis Laville, un des grands chercheurs qui a formalisé les principes de l’économie solidaire :

- l’implication des usagers dans la conception et dans le fonctionnement des services,

- l’hybridation des ressources, c’est-à-dire la capacité que les initiatives économiques ont à tirer parti à la fois des ressources marchandes, vendre de biens et de services mais aussi des ressources non marchandes, prestations pour les services publics et des ressources dites non monétaires issues de l’engagement de personnes bénévoles ou de prêts en nature qui sont autant de ressources même si leur valeur marchande n’est pas immédiate.

- Il y a aussi le développement de circuits courts. C’est le fait que ces initiatives cherchent à éviter le recours à des intermédiaires. (Par exemple, prenons une particularité régionale : les AMAP, (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne…).

(Blog de JL Laville : http://alternatives-economiques.fr/… )

Avec les contributions de Josette COMBES,Thomas COUTROT, Eric DACHEUX,Ivonne FARAH HENRICH, Bruno FRERE,Laurent GARDIN, Vincent de GAULEJAC,Daniel GOUJON, Isabelle GUERIN,Pablo GUERRA, Noriko HATAYA,Isabelle HILLENKAMP, Christian JETTE,Benoît LEVESQUE, Alain LIPIETZ,Claudio NASCIMENTO, Geoffrey PLEYERS,Hervé ROUSSEL-DESSARTRE,Valmor SCHIOCHET, Jean-Michel SERVET,Claude SICART, Paul SINGER,Maristella SVAMPA, Víctor TOLEDO,Leandro VERGARA-CAMUS,Christine VERSCHUUR,Fernanda WANDERLEY, Magali ZIMMER.

Economie sociale et solidaire : antichambre de l’écosocialisme (La finalité de l’économie sociale et solidaire est l’Humain d’abord !)

Source : Hervé Debonrivage Sélection 29

 

 

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