L’objectif principal est aujourd’hui de diminuer la production de CO2 de la manière la plus égalitaire possible, estime la sociologue dans sa chronique au « Monde ».

 

La croissance – c’est-à-dire le taux de croissance en volume du produit intérieur brut (PIB) – a longtemps été considérée comme la meilleure des choses. Même si la comptabilité nationale n’existait pas encore – il s’agit d’une invention du XXe siècle – on peut faire remonter au moins à Adam Smith l’idée qu’augmenter la production est bon pour les nations, l’opulence se répandant jusqu’aux dernières classes du peuple.

Sommes-nous complètement schizophrènes ? Il y a quelques jours, une longue série de lamentations accueillait l’annonce par le FMI, puis par l’OCDE, du ralentissement de la croissance mondiale : celle-ci ne devrait en effet pas dépasser 3,3 % en 2019. Pourtant, à la fin de l’année 2017, le rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement, se réjouissant de la stabilisation des émissions mondiales annuelles de CO2 depuis 2014, alertait : « La tendance pourrait s’inverser si la croissance de l’économie mondiale s’accélère. » Si son augmentation comme son ralentissement semblent provoquer les mêmes inquiétudes, que penser de la croissance : est-elle finalement la meilleure ou la pire des choses ?

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