Une brave initiative d’un chauffeur de métro parisien (anecdote)

Metroparisratp0399_65_12_nb
On se demande souvent comment nous pouvons créer de nouvelles façons de communiquer, de nouvelles façons d’impliquer les gens.
Mais ce jour-là…
Ce jour-là, dans le métro, un homme a osé. Est-ce la vitesse, l’odeur âpre des stations au matin, ou la chaleureuse lumière des néons blafards qui l’a ainsi grisé ? Toujours est-il que cet homme a su braver les habitudes des usagers de la RATP. Il a su passer outre l’humeur grisâtre des Parisiens le matin, leurs visages fermés, leur (fausse ?) concentration sur leur iPod, leur quotidien gratuit, ou leur grille de Sudoku. Il a su défier les règles du « concours de la mauvaise tête » que semblent se lancer tous les passagers. Qui fera la plus mauvaise tête ?
Cet homme, héros de ce jour-là, n’était autre que le chauffeur de la rame. Il a commencé par annoncer la météo. Puis il nous a demandé de rassembler notre courage, et de nous lancer : il nous a prié de dire bonjour à notre voisin. De lui faire un sourire. D’échanger nos prénoms.
Et ce jour-là, tout a changé. Ça a commencé par des regards gênés, des sourires timides, des mouvements de tête presque imperceptibles. Car – et oui ! – il n’est pas facile de bousculer son train-train quotidien. Mais quelques bonjours ont fusé. Des prénoms se sont échangés. Des mains de sont serrées.
Et ce jour-là, chacun a rejoint son bureau, son poste, ses affaires avec un sourire aux lèvres, ivre d’une expérience nouvelle mais ô combien agréable. Tout était différent.
Ce jour-là, nous avions réappris à comm…uniquer.
Julien Grimaldi.

Laisser un commentaire