danse ultrabranché Made in France. Le concept? Bouger ses bras en
faisant des vagues dans tous les sens pour donner l’impression que l’on
est désarticulé, le tout sur une musique techno, house ou trip hop.
Avec
un nom pareil on pourrait croire que la Tecktonik – TCK pour les
amateurs – est une nouvelle boisson ultrachimique américaine. Pas du
tout. C’est un style de danse ultrabranché… Made in France!
Le concept TCK? Bouger ses bras en faisant des vagues dans tous les
sens pour donner l’impression que l’on est désarticulé, le tout sur une
musique techno, house ou même trip hop. Pour les jambes, on essaye de
faire se qu’on peut!
Née
il y a environ un an, cette danse a été inventée par les jeunes de la
classe moyenne parisienne âgés de 14 à 20 ans, qui ont commencé à
mélanger vogging, pop et breakdance sur les dancefloors. En s’inspirant
des «battles» (face à face) de danse hip-hop, les danseurs tecktonik se
sont mis à organiser des duels en boîte de nuit, puis dans Paris en ce
donnant des rendez-vous aux «points tecktonik».
Le phénomène s’est
étendu dans les grandes villes de France comme à Lyon ou Marseille, et
même en Belgique et au Luxembourg où lon commence à organiser des
soirées TCK. L’originalité de la Tecktonik est qu’au départ, elle ne
s’apparentait à aucun style de musique comme à l’époque du disco ou du
hip-hop. Car au tout début de la mode TCK, les danseurs ne savaient
même pas sur quelle musique ils dansaient! C’est seulmement depuis
quelques mois que l’on découvre des nouveaux DJ qui créént des sons
tecktonik où la rythmique s’apparente à la house et à la techno.
D’ailleurs les boîtes branchées parisiennes, qui organisent désormais
des soirées tecktonik, font appel à ces DJ qui vont faire de l’ombre
aux Bob Sinclar et autre Martin Solveig.
L’autre grande
nouveauté, c’est que les «partisans» de la tecktonik ne revendique pas
une culture comme l’avait fait les jeunes de quartiers défavorisés de
New-York avec le breakdance. La TCK tend à être universel avec un code
vestimentaire qui n’est pas défini: en baggy, en 501 ou en slim, tout
le monde peut danser la tecktonik. Seul point commun entre tous les
danseurs, des coupes de cheveux qui sortent de l’ordinaire et donne
l’impression qu’ils viennent du futur.
Les danseurs se filment
dans leur salon, durant les battles ou dans les cours de lycée, et
mettent en ligne leurs vidéos sur des sites comme DailyMotion
(des centaines de vidéos sont disponible sur ce site) et échangent des
conseils pour être branché sur les pistes de danse. Les commentaires
sont parfois assez drôles puisque les danseurs n’hésitent pas à se
critiquer les uns les autres et parfois très sévèrement. C’est
d’ailleurs un bon moyen de ne pas avoir l’air ridicule en boîte de nuit
et de pouvoir s’entraîner… en attendant que Mya Frie pense à en faire
un DVD !
Avec la tecktonik, les
classes moyennes ont enfin trouvé leur style et mettent fin au quinze
ans de règne du duel rock/hip-hop qui illustre le clivage
riches/pauvres.
