Nokia parie sur le divertissement communautaire

Nokia
25 % du divertissement que nous
consommerons en 2012 sera créé et consommé par des communautés
d’utilisateurs, plutôt que par des médias, prédit Nokia.

Comment
va évoluer le divertissement de demain, ou plus précisément sur le net?
Et quel visage aura-t-il dans 5 ans? Autant de questions légitimes
après le «boom» des investissements sur les sites communautaires tels
que You Tube, My Space ou le petit dernier Facebook et ses 50, 60 ou 70
millions d’abonnés (on ne sait plus très bien!).
Un début de réponse vient d’être proposé par Nokia grâce à une étude effectuée de juillet à septembre 2007 auprès de 9000 trendsetters de 16 à 35 ans, de 17 pays, baptisée «A glimpse of the Next Episode» (un aperçu du prochain épisode).
In:fluencia
le répète haut et fort depuis deux ans, la génération P prend de plus
en plus le pouvoir. «Nous prédisons que près d’un quart du
divertissement consommé dans 5 ans sera ‘circulaire’. Les différents
usages que nous voyons maintenant montrent que les gens ont la volonté,
non pas uniquement de créer mais également de partager leur propre
contenu, de le personnaliser ou encore de le propager auprès de leur
liste d’amis – une sorte de "média social collaboratif", confirme Mark
Selby, le vice-président de la division multimédia de Nokia.

Autres  résultats de l’étude réalisée en association avec «The future Laboratory»
(organisme indépendant londonien servant d’observatoire des nouvelles
tendances numériques): 23% des amateurs de technologie achètent des
films en format numérique, 23% regardent la TV sur mobile, 35% achètent
de la musique en ligne et 25% sur des appareils mobiles. 29% des sondés
sont des blogueurs réguliers et 28% accèdent régulièrement à des sites
de réseau social.
Nokia distingue également quatre tendances de fond
qui devraient se démocratiser d’ici 2012 et auront «un  effet important
sur la façon dont les gens consommeront les divertissements» et qui
accentueront le fameux phénomène «circulaire»:
– la «Geek Culture»,
cette nouvelle tribu high-tech, accro à l’ordinateur et aux joujoux
numériques. L’étude conclut que ces consommateurs voudront être
reconnus et récompensés et que les frontières entre les aspects
commerciaux et créatifs s’estomperont.
–  la «G Tec», (G
pour Girl), c’est à dire la féminisation de la technologie. Une
population féminine adepte et experte des usages numériques et surtout
présente en Asie.
–  le «localism», qui prône le divertissement fait maison
– l’ «immersive living», qui trouble la réalité et crée des difficultés pour dissocier la vie réelle d’une vie en ligne.

Un
fait est certain, nous n’irons peut-être pas tous au paradis (sauf
moi…), qu’on soit geek ou qu’on le soit pas… Mais nous serons tous
sur un site communautaire. Même moi…

par Isabelle Musnik, Influencia
   

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