3 Questions à … Caroline Faillet
Caroline Faillet, Directrice associée – Boléro
Aujourd’hui,
plusieurs millions de Français s’expriment sur leurs blogs, participent
à des forums, échangent au sein de réseaux sociaux, etc.
Comment avez découvert toute cette expression spontanée sur Internet ?
Je
me suis intéressée aux espaces d’échange du net dès 2003, dans la
perspective à l’époque de mieux comprendre ce qui régissait le succès
ou l’échec d’une campagne de marketing viral. Curieuse de décrypter les
phénomènes de propagation communautaire d’une information ou d’une
publicité, j’ai cherché à comprendre qui s’exprimait, où et avec quel
pouvoir d’influence.
"Pour une part essentielle, le web 2.0 est une affaire d’intelligence collective", écrivait dès 2005 Tim O’Reilly, dans son article fondateur :"What Is Web 2.0".
Quelle définition donneriez-vous de cette intelligence collective ?
C’est
la mise en réseau d’une expérience individuelle. Cette définition a
l’avantage de rappeler que c’est la technologie qui est à l’origine de
ce phénomène venant bouleverser les schémas de la communication. Là où
l’on avait du vertical (communication descendante), on a de
l’horizontal. Là où l’on avait un monopole (mass média), on a de
multiples émetteurs (mess média).
En
termes de marketing, comment envisagez-vous la complémentarité entre
les nouveaux outils d’écoute des consommateurs et les méthodologies
"traditionnelles" ?
Nous
mettons systématiquement en perspective le positionnement exprimé par
le discours marketing traditionnel et l’opinion qui fait loi dans les
conversations. Travailler les écarts permet justement de mettre à jour
des pépites à explorer ou des bombes à retardement à désamorcer.
3 Questions à … Laurent Flores
Laurent Flores, Président & CEO – CRM Metrix
Aujourd’hui,
plusieurs millions de Français s’expriment sur leurs blogs, participent
à des forums, échangent au sein de réseaux sociaux, etc.
Comment avez découvert toute cette expression spontanée sur Internet ?
Laurent Flores :
"Naturelle", les gens ont toujours parlé, échangé, le web et les outils
du web 2.0 mettent en lumière la force des conversations qui font les
marques, les produits, les marchés, les réputations bref le business.
Le tout éclate au grand jour, enfin je dirai, aux marques d’écouter et
d’apprendre à entrer dans ces conversations …
"Pour une part essentielle, le web 2.0 est une affaire d’intelligence collective", écrivait dès 2005 Tim O’Reilly, dans son article fondateur :"What Is Web 2.0".
Quelle définition donneriez-vous de cette intelligence collective ?
Laurent Flores :
Pour moi, le web 2.0 : "c’est le web par les gens, pour les gens". La
mise en commun, le collectif est au coeur de cette définition. On y
retrouve donc pleinement ces notions de participation, de collaboration.
En
termes de marketing, comment envisagez-vous la complémentarité entre
les nouveaux outils d’écoute des consommateurs et les méthodologies
"traditionnelles" ?
Laurent Flores :
Les méthodes traditionnelles n’ont rien à voir l’écoute, mais tout à
voir avec le questionnement … donc la complémentarité joue et doit
jouer pleinement entre ces approches.
Si le marketing de demain est fait de push et de pull plutôt que de push seulement comme jusqu’à présent, ces méthodes représentent véritablement l’équilibre entre le push et le pull, le questionnement et l’écoute.
Une
oreille sur le marché des conversations, un va et vient permanent entre
écoute et questionnement pour le meilleur des marques et de leurs
clients … on peut toujours rêver de ce monde meilleur, non ? C’est à
notre portée, à nous de jouer !
SOURCE : Le Blog de l’intelligence collective

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