Les entrpreprises doivent s’impliquer pour motiver les salariés : l’ère du service à la personne

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photo objectifzen

Renault Trucks, à Vénissieux, dans la banlieue de Lyon, a récemment
ouvert une conciergerie d’entreprise où ses salariés peuvent apporter
leur pressing, leurs retouches, demander une aide-ménagère ou un
jardinier. La gestion est assurée par Bien-Être à la Carte, une filiale
spécialisée du groupe Accor, première à avoir créé ce métier en 2002
après avoir expérimenté le concept en interne. Aujourd’hui, « quelque 500.000 salariés bénéficient de ce type de prestations et la demande est en fort développement », constate Johanne Vaucanson, directeur général de Bien-Être à la Carte.

Face à un marché de l’emploi de plus en plus tendu du fait du départ à la retraite de la génération d’après-guerre,
« les entreprises ont compris qu’elles avaient intérêt à garder leurs
talents, et en particulier les jeunes. Comme elles n’ont plus la même
latitude pour jouer sur le curseur de la rémunération, elles séduisent
leur personnel en les aidant à mieux faciliter l’équilibre entre vie
professionnelle et vie privée. »
Tout en oeuvrant pour l’égalité
des chances hommes-femmes. L’employeur s’y retrouve : les salariés sont
plus efficaces et disponibles et peuvent prolonger leur journée de
travail.

La création d’une conciergerie peut être une
compensation aux contraintes générées par un déménagement. C’est le cas
de Dexia, qui a quitté en mai dernier le 15e arrondissement de Paris
pour une tour à la Défense. « Il s’agissait de donner de la souplesse aux salariés qui, souvent, ont une heure de trajet, au moins »,
explique un porte-parole de la direction. Chez Renault Trucks,
l’impulsion a été donnée par le nouveau directeur des ressources
humaines, Gérard Amiel. La conciergerie a été la première
concrétisation d’une action plus globale qui verra l’ouverture d’une
crèche. Cette dernière « a été le premier besoin formulé par notre personnel, composé à 30 % de femmes »,
indique Anne-Lyse Ruis-Belles, responsable du département santé,
sécurité et bien-être au sein du service RH. Les autres sites
industriels de Renault Trucks à Blainville, Limoges et Bourg-en-Bresse
vont également être dotés qui d’une crèche, qui d’une conciergerie et
qui d’un espace forme.

Dans la PME lyonnaise Les 3 Chênes, tout a
commencé par une salle de fitness. Sans surprise car Eric Favre, le
PDG, est un sportif acharné : « Nous sommes implantés dans une
commune éloignée de tout et, vu l’amplitude de mes journées, c’était
plus simple de l’avoir sur place. Naturellement j’ai voulu en faire
profiter mes collaborateurs et j’ai recruté un coach qui, en plus,
assume d’autres fonctions dans l’entreprise »
, raconte-t-il. Sont
venus se greffer un salon de coiffure et bientôt un institut de beauté
et de massages permettant de tester les produits de ce fabricant
évoluant dans l’univers des compléments alimentaires et autres produits
naturels pour la cosmétique.

Prévenir le stress

Des services qui, désormais, complètent la plupart des conciergeries. « On assiste à une poussée du bien-être dans les entreprises », renchérit Frédéric Moulard, gérant de Golden Groom, autre prestataire dans le domaine, situé en Alsace. « Un client m’a récemment demandé d’organiser une initiation à la salsa. »

Parallèlement,
Stéphanie Cardot, directeur général de To Do Today, numéro deux des
conciergeries, constate que la demande évolue de plus en plus vers la
prévention du stress. Elle explique comment Carrefour teste dans un de
ses hypermarchés des séances de relaxation destinées aux hôtesses de
caisse. L’objectif est, également, de lutter contre les troubles
musculo-squelettiques, qui constituent une cause d’absentéisme.

Autre
forme de prévention : Peugeot, Kraft Foods ou les banques du Crédit
Agricole ont mis en place un programme santé personnalisé conçu par le
professeur Jean-François Boisvieux, destiné à sensibiliser leurs
employés à une meilleure hygiène de vie. « On se dirige vers des
bouquets de services multifacettes incluant maintenant des programmes
d’assistance psychologique sous forme de numéro d’appel à la
disposition des salariés. Mais, en la matière, la France accuse quinze
ans de retard sur les pays anglo-saxons »
, déplore Stéphanie Cardot.

MARIE-ANNICK DÉPAGNEUX

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Posté par : Loïc LAMY

Posté sur : le vide poches / communication

Source : les echos

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