
Vive la crise! C’est sur cette phrase provocatrice que Vincent Grégoire a commencé sa présentation de l’étude Lifestyle&Attitudes 2010 devant l’auditoire réuni chez DDB Live mardi dernier.
«Le
consommateur est en effet à la recherche de plus en plus d’exutoires,
de signes porteurs de références, de ‘nouveaux paradis’. Des énergies
positives commencent à se développer. On vit une période de paradoxes,
avec des tendances et leur opposé en même temps. Et tout se fusionne» constate le chasseur de tendances.
Du
coup en 2010, le maître mot selon lui, sera celui de
«réinitialisation». Et le DA de l’agence a identifié quatre attitudes
de ce nouveau positivisme, auxquelles correspondent à chaque fois une
gamme de couleurs, des valeurs et des icônes.
– les «évolutionnaires».
Tels Angelina Joly et Brad Pitt, ce sont les moines soldats de
l’éthique, ils veulent transformer le «moi je» en «moi nous», jouer sur
la complicité, l’associatif, le local (avec les fameux «locavores»).
C’est un peu le Moyen-Age, juste avant la Renaissance! «On assiste d’ailleurs à une tendance à la fois au sacré et à l’idée de protection, d’armure»,
que l’on va retrouver un peu partout, dans l’artisanat, dans
l’alimentation (avec par exemple le retour des tubercules), la mode
(certaines chaussures ressemblent aujourd’hui à des armes!)…
– les «Xplorers», qui
souhaitent à la fois réconcilier l’humain et la science et aller vers
un univers plus rond, plus féminin. La chromo-plénitude, la
chromo-harmonie sont de mise. Place à l’emotional food, aux voyages
intérieurs, aux couleurs blanches et pastel… Ce sont les éoliennes
design mais accessibles à tous imaginées par Philippe Stark, le
téléphone en matière recyclé qui sera à la fois écologique et très
élégant, etc.
– les «magicshamans». Ils
veulent pousser le système à ses limites extrêmes et prônent tout ce
qui est de l’ordre de l’erreur, du mutant, de l’hybride, de la
transgression. Ils aiment l’idée d’objets qui prolifèrent, ce qui est
vénéneux, les champignons, les serpents, les plantes carnivores comme
dans la dernière collection de Victoire de Castellane pour Dior, ou
encore cette crème de beauté au venin de serpent dont raffole la belle
Gwyneth Paltrow!
– les «anartistes». Ils n’ont
pas l’ambition de déboulonner le système par la violence mais par
l’ironie. Pour cette génération Facebook, nourrie à la BD et au
storytelling, l’individu est force de pouvoir et chacun peut être un
artiste. A la manière de la désormais culte "Demolition party" du Royal
Montceau! C’est le retour du Street Art. Les «anartistes» aiment
s’amuser avec les codes et détourner les marques et les icônes. Les
centres commerciaux complètement fous et démesurés de Dubaï ou les
Guerilla Stores de Comme des garçons sont faits pour eux. Et Jean-Paul
Goude pourrait bien refaire son grand come back! Dans la beauté pour
leur plaire, il faudra jouer avec le déguisement, dans la nourriture
avec le street et le sexy food…
Quatre tribus identifiées un
peu partout dans le monde, et que les marques devront suivre de près
afin de répondre le mieux possible à leurs besoins. Le challenge estde
taille mais les récompenses seront à sa mesure!
Posté sur : le vide poches / marketing
Posté par : jérémy dumont
Source : influencia

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