
candidat Barack Obama, en mars dernier, lors d'une conférence de
presseà Philadelphie. Il est aujourd'huile premier président à utiliser
YouTube chaque semaine pour s'adresseraux Américains.
Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
candidat qui a fait d'Internet l'outil central de sa campagne est en
passe de faire entrer la Maison-Blanche dans l'ère de l'interactivité.
Barack
Obama n'a pas attendu de s'installer à la Maison-Blanche pour
expérimenter un style de gouvernement potentiellement révolutionnaire.
Fidèle à sa promesse de campagne d'infuser plus de transparence à
Washington, le président élu invite les internautes à apporter leurs
idées et discuter des grands projets de réforme sur son site
http://www.change.gov.
Les Américains ont l'air d'adorer le principe
d'interactivité, puisque l'équipe de transition affirme avoir déjà reçu
des dizaines de milliers de commentaires sur une vingtaine de sujets,
dont cinq considérés particulièrement importants : l'économie, l'Irak,
la santé, la sécurité nationale et le leadership de l'Amérique dans le
monde.
L'équipe a bien l'intention de lancer régulièrement des
débats sur des sujets précis. Le premier portait sur la réforme de la
santé en posant la question suivante : «Qu'est-ce qui vous inquiète le
plus dans notre système ?» Plus de 3 500 internautes, individuels et
professionnels réunis, ont rempli 57 pages de commentaires pour relater
des histoires parfois tragiques, dénoncer les coûts, la bureaucratie.
La réaction n'a pas tardé à travers une vidéo de trois minutes mise en
ligne le 2 décembre. Le ton y est familier et plein d'empathie, le
style très professionnel. Face à la caméra, Tom Daschle, secrétaire à
la Santé de la future Administration, en compagnie d'une jeune membre
de l'équipe, Lauren Aronson, discutent des résultats comme s'ils
étaient à un comptoir de café. On apprend que l'ancien sénateur a passé
tout le week-end à lire les commentaires.
La jeune femme trouve
notamment très intéressant l'idée d'une internaute de créer un service
de volontaires de la santé sur le modèle des Peace Corps. «Yes, I like
that !», répond l'ancien sénateur aux lunettes rouges. C'est parti, ils
vont réfléchir à la manière de mettre l'idée en pratique. Et tout le
monde est invité à poursuivre la discussion sur le site. On ne sait pas
encore jusqu'où ira ce débat, ni quel rôle pourront éventuellement
jouer les internautes dans le véritable processus de décision de la
Maison-Blanche, mais John Podesta, membre de l'équipe de transition, a
indiqué que change.gov servirait de «source d'information et de forum
pour participer aux décisions prises par le gouvernement».
Une chose
est sûre, les internautes ne se priveront pas pour réclamer plus de
démocratie participative.
Par:
Adèle Smith
source : Le Figaro
Posté sur : levidepoches.fr/expression
Posté par : Loïc LAMY

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