Racontez nous votre début comme créatif. Quel est votre parcours ?
Après 1 an et demi de stage, Jo et
moi étions à la recherche d’un emploi. Marcel était la seule agence où
l’on aurait accepté de reprendre un stage. Nous étions les premiers
créatifs dans les locaux de la hotshop de Publicis basé rue de
Courcelles, notre stage devait durer 3 mois mais Fred&Farid nous
ont embauché au bout de 10 jours… Nous avons participé à l’ensemble des
compétitions qui ont fait le succès économique de cette agence
notamment Coca-Cola. Nous sommes passés Directeurs de Création
Assistant sur l’ensemble des budgets de l’agence après l’arrivée du
budget Orange. Nous avons continué l’aventure avec eux chez FFL où nous
avons travaillé sur la plupart des sujets. J’ai travaillé en très de
temps de temps sur suffisamment de projets pour me faire une formation
accélérée à toutes les facettes de ce métier. J’ai quitté FFL début
Janvier 09.
Quel est votre
vision du métier de créatif, à la lumière du contexte économique actuel
? Est-ce la fin de la sacro sainte combinaison CR- DA ?
Avec
l’émergence de nouveaux supports, le métier se recentre sur l’idée, on
peut de nos jours ne pas maitriser les mots et l’image et pourtant,
être un bon créatif. Ce qui justifie la variété des profils de la
nouvelle génération de créatifs. La seule compétence en laquelle je
crois, c’est le travail.
Vous possédez un portfolio de marques impressionnant pour votre âge (Orangina, Orange, Adidas entre autres) Quel serait la marque que vous rêveriez de promouvoir, et pourquoi ?
Nike,
c’est une marque avec laquelle ma génération a grandi. Et compte tenu
de son historique créatif, renouveler la communication de cette marque
est un défi que je rêve de relever.
Lorsque
je vous ai contacté la première fois, en faisant référence aux
quolibets ainsi qu’aux informations anonymes, calomnieuses et non
vérifiables à votre sujet, vous m’avez dit préférer laisser parler
votre travail futur. Vous nous ferez signe lors de la sortie de la
première campagne signée Zonnenberg ?
L’idée n’est pas
tant de faire une bonne campagne, il s’agit surtout de faire de McCann
un acteur important aussi bien en terme de business que de créativité à
Paris.
Votre patron, Elie
Ohayon, vous a qualifié de premier DC de la fracture post-digitale.
Mais qu'est-ce que la fracture post-digitale ?
De plus en
plus d’agences commencent à intégrer des services web, mais ces
services ont leur propre fonctionnement, leur propre DA, leur propre DC
et évoluent en parallèle. Le modèle vers lequel je veux évoluer c’est
une fusion totale du web et de la création avec une réponse créative
qui part de l’idée et non du support.

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