Tweest by Le Post = des rivières de flux Twitter regroupons les comptes de politiques et de journalistes pour faciliter l’accès a l’information politique (sur owni)

Titre original :
Tweest by Le Post = Livewire + Muckrack, des rivières de flux Twitter sélectionnés

Le Post et la Netscouade présenteront
ce soir à la Cantine un outil pour suivre les personnalités politiques
françaises sur Twitter en un lieu unique et effectuer des tris par
parti : Tweest.

Autour de blogueurs (engagés en politique ou non) et journalistes,
Nathalie Kosciusko-Morizet, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Sandrine
Bélier, Alain Lambert, et Dominique Paillé, qui gazouillent à
différents degrés, pourront découvrir la bête. Analyse écologique, que
je complèterai avec les éléments qui seront donnés ce soir.

Côté pedigree, Tweest est à la croisée de deux outils qui existaient déjà ailleurs :

  • Muckrack,
    qui fut avant l’apparition des listes sur Twitter un des premiers sites
    organisant des flux de certaines personnes précises par catégorie dans
    une unique interface. Le tout premier concernait les journalistes, que
    l’on peut par exemple trier de différentes manières : par rédaction, ou
    par rubriques (monde, politique, économie…), ou ne faire ressortir que
    les gazouillis contenant une image, ou contenant un lien… Sawhorse
    Media, qui édite Muckrack, a transposé le concept à d’autres catégories
    comme les célébrités, les nouvelles technologies, la beauté, l’humour, le sport, la science… Avec l’apparition des listes est naturellement né Listorious. L’écosystème est au complet avec les Shorty Awards, où l’Académie du temps réel vient récompenser les meilleurs fournisseurs de contenus en 140 caractères dans différentes catégories.
  • Livewire, développé par Tweetminster et
    The Independent pour suivre l’actualité des parlementaires, membres du
    Gouvernement, personnalités et commentateurs politiques britanniques
    utilisant Twitter.

Dans le cas de Tweest, la dynamique est un peu différente des deux systèmes. D’abord l’outil est développé pour la rédaction d’un média, qui s’est montrée active sur
Twitter et qui compte ainsi compléter son offre d’information à partir
de / à propos de Twitter. On a ainsi naturellement l’intégration des
courtes vidéos Twitt’heure dans la colonne de droite.

Côté fonctions vitales, comme pour ses lointains
cousins d’outre-Manche ou d’outre-Atlantique, on peut en quelques clics
depuis l’interface en ligne suivre un compte, ajouter un gazouillis en
favori ou le retweeter si l’on s’est connecté à Twitter. On
peut aussi choisir de suivre toute une rédaction ou tout un mouvement
politique. Un très bon point : les visiteurs sont appelés à contribuer
à enrichir la base en proposant des comptes, qui seront sans doute
vérifiés avant d’être intégrés. La dynamique des chiffres est également
utilisée : personnalités les plus suivies, messages les plus populaires
(ajoutés en favoris), liens les plus partagés. Pour l’instant le volume
n’est pas encore très significatif pour ces deux dernières catégories
mais cela devrait progresser avec l’arrivée de nouveaux utilisateurs.
Enfin, un système de filtres à cocher permet de limiter l’affichage
pour ne conserver que ceux d’un ou plusieurs mouvements politiques,
d’une ou plusieurs rédactions.

A qui et à quoi cela va-t-il servir ? Pour les politiques, certainement pas à débattre car la volière n’est pas un bon lieu pour ce type d’exercices comme l’Express
en a fait l’expérience, et de toute façon les personnalités politiques
s’interpellent et se parlent peu sur Twitter. De manière générale,
elles suivent d’ailleurs rarement des personnalités politiques de
partis adverses.

En revanche, il est certain que pour l’internaute qui n’est pas très
familier de Twitter, ou qui n’a pas pris le temps de constituer une liste “politique”,
ou qui cherche à compléter ses listes, c’est un moyen pratique de
trouver le flux de messages en un endroit unique. Et les 85 comptes
politiques identifiés sont annoncés comme vérifiés, même s’ils ne sont
pas des comptes certifiés par Twitter, ce qui permet de savoir qui suivre sans risque de se faire abuser par un faux compte (fake),
qu’il soit drôle et facilement identifiable comme parodique, ou qu’il
fasse l’objet d’une campagne avec des gazouillis crédibles dans un
premier temps le temps d’obtenir des followers, puis de changer radicalement de discours comme par exemple le compte de Patrick Balkany.

La campagne des élections régionales 2010 va peut-être prendre un
autre ton si davantage d’utilisateurs de Twitter, ou des personnes qui
s’y mettent exprès pour cela, viennent interpeller directement les
candidats. Répondront-ils aux questions (Nathalie Kosciusko-Morizet
fait actuellement la sourde oreille aux questions la pressant de
prendre position sur la LOPPSI, malgré une pétition en ligne) ? Seront-ils victimes de tweet clashes, vont-ils s’interpeller davantage publiquement (cas Anne Hidalgo / Valérie Pécresse) ?
Vont-ils relayer, au-delà des classiques communiqués et agendas de
leurs campagnes, d’autres actions ? Vont-ils retenir certaines
propositions venue par la machine à gazouillis ? A suivre.

Pour les autres utilisateurs de Twitter, avancés ou débutants,
journalistes ou non, Tweest me semble être un bon portail qui permet de
centraliser les actualités de la volière, de découvrir des comptes, de
se familiariser avec le flux. Twitter est un lieu où l’on peut resté
immergé dans le flux, ou bien où l’on vient picorer de temps en temps,
selon son envie et son besoin.

Ce qu’il manquerait pour faire mieux ? Peut-être
des informations sur le moyen de publication, qui figurent dans
l’interface web de Twitter : from Tweetdeck, from web, from Echofon…
Car c’est aussi une information. Une personne qui utilise
Echofon est sans doute en mobilité et ne répond pas nécessairement si
elle éteint son application après avoir publié un message, par exemple.
Et surtout, si la personne publie depuis Echofon mais utilise
publiquement un Blackberry, il y a un lézard et cela signifie qu’à
moins de disposer de deux mobiles, elle ne publie pas ses messages en
personne (Echofon est uniquement disponible sur iPhone). Le système de
recensement des liens les plus partagés est intéressant, il faudrait
peut-être aussi le doubler d’une galerie de d’images diffusées sur
Twitter, par exemple avec Twitpic ou YFrog. Il serait bien utile de
pouvoir effectuer des filtres sur les journalistes non pas en fonction
de la rédaction dans laquelle ils travaillent, mais des rubriques :
économie, société, politique…

Ce qui manque vraiment ? On peut regretter
l’absence de nombreux journalistes radio et télé, des journalistes de
la presse spécialisée et en particulier dans l’informatique (01
Informatique : Pierre Tran, Anicet Mbida, Numérama : Guillaume Champeau
pour n’en prendre que trois très actifs) à l’heure où l’on parle
d’Hadopi et de la LOPPSI, de la presse entreprise, et surtout…
régionale ! Surtout s’il s’agit de suivre les élections régionales
elles aussi. Je n’en ai pas recensé beaucoup dans la PQR où les profils
sont moins “personnels” et où l’on a plutôt des profils de titre, mais
on trouvera des pistes chez PQR Mon Amour et bien sûr chez Sébastien Bailly de Paris Normandie. Grâce aux suggestions des visiteurs, ces oublis seront sans doute vite comblés.

Quelles seront les prochaines catégories ? S’il
s’agit de faire un véritable observatoire des débats politiques de la
volière comme l’annoncent Le Post et La Netscouade, une catégorie
analystes / commentateurs / militants pourrait avoir du sens. Bien
entendu, il est possible de suivre les traces de Sawhorse Media et
d’embrayer sur d’autres catégories : technologie, ressources humaines,
mode…

Je live-twitterai la présentation de ce soir, bien entendu, avec le
hashtag #Tweest, et viendrait éventuellement corriger ou compléter ce
billet par la suite. C’est aussi ça, la dynamique web : le processus
permanent et la capacité à mettre à jour au fil de l’eau.

Pour aller plus loin, quelques billets qui semblent dater mais qui
sont utiles pour comprendre la démarche et observer le chemin parcouru
dans l’appropriation de Twitter et de ses usages par les politiques, et
quelques liens utiles :

  • le site Politwitt qui propose déjà un flux de gazouillis de personnalités politiques françaises
  • les classements de personnalités politiques sur Twitter par Spintank, surtout pour la partie analyse et décryptage de ce qui s’est passé ;
  • les bons conseils de palpitt aux politiques pour gazouiller sans fausses notes ;
  • un recensement de journalistes sur Twitter réalisé par Marie-Catherine Beuth, en deux parties ;
  • un annuaire de journalistes créé par Nicolas Gosset ;
  • une liste de journalistes (ou
    de personnes qui réfléchissent au journalisme) que j’ai constitué
    progressivement, et qui est sans doute plus complète que ma liste politique.


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