Du mythe aux pratiques : la société de l’information (2) limite des communautés en ligne par suzy canivenc

La mise en pratique de l’autogestion se
heurte ainsi à de nombreux obstacles (contextuels, organisationnels et
humains) qui rendent ces expérimentations limitées à de nombreux points
de vue (en nombre, en taille et en durée). Nos constats rejoignent ici
ceux de nombreux auteurs ayant travaillé sur l’autogestion dans les
années 1970 et 1980 et qui ont eux aussi souligné les limites de ce
modèle. D’hier à aujourd’hui, les expérimentations autogérées ne
semblent donc pas en mesure de nous offrir une alternative durable et
d’envergure.

Cependant, comme nous l’avons vu précédemment, la société de l’information, les nouvelles technologies et les entreprises « high tech » qui émergent de concert semblent à bien des égards offrir une nouvelle chance pour l’autogestion.
Telle est l’hypothèse que nous allons désormais tester en nous
intéressant aux pratiques et limites de deux communautés en ligne,
caractéristiques des « nouvelles formes organisationnelles » qui
accompagnent le développement de la société de l’information.

XX

Le billet précédent
présentant les principes de fonctionnement du réseau Libre
Entreprendre[1] et de la Wikipédia francophone semble accréditer
l’hypothèse selon laquelle la société de l’information et les NTIC
représentent un contexte porteur pour le renouvellement de « l’esprit »
autogestionnaire. Ce ne sont cependant pas les possibilités offertes
par ces nouvelles technologies qui viendront remédier aux
dysfonctionnements que peuvent connaître ces expérimentations.

La puissance de relégitimation dont
semble être porteuse la société de l’information pour l’utopie
autogestionnaire n’en contrecarre pas pour autant les difficultés que
rencontre sa mise en pratique. On retrouve ainsi nombre des limites
autogestionnaires au sein des formes organisationnelles centrées sur
les NTIC.

XXX

Le réseau LE :

Des limites organisationnelles, humaines et contextuelles similaires :

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Le témoignage des membres
d’Easter-eggs[2] donne en effet à voir certaines difficultés proches de
celles que nous avons précédemment identifiées au sein de Coopcom et
d’Imprimcoop.

XXX

Tout d’abord, la taille de la structure devient ici encore problématique au-delà d’un certain seuil : « faire tourner une gérance à quatre ou cinq, rien d’impossible ; à quinze tout est différent ». Ce constat rejoint les estimations d’Albert Meister[3] et Marcel Mermoz[4], que nous avons évoquées dans un billet précédent, selon lesquelles au-delà d’une douzaine de personnes la mise en pratique de l’autogestion devient difficile.

XXX

On constate également une persistance de la hiérarchie, qui peut être ici tant liée au statut qu’à l’ancienneté : « le gérant, en tant que responsable, ou ’’les anciens’’ sont souvent considérés comme les dirigeants ».

Il est d’ailleurs à noter que, au-delà
de l’expérience menée par le réseau Libre Entreprendre et la SSLL
Easter-Eggs, la mise en place d’une hiérarchie et le rôle central
occupé par quelques uns, voire un seul, semblent indispensables pour
assurer le développement des logiciels libres.

La hiérarchisation des communautés de
développeurs est souvent passée sous silence dans l’imaginaire qui
entoure les logiciels libres comme le souligne Sébastien Broca :
« celles-ci sont souvent opposées aux structures pyramidales dominantes
dans les sphères économiques et politiques (…). Elles sont décrites
comme mettant en œuvre une organisation horizontale, reposant sur le
partage de l’information et la coopération directe entre participants.
(…) L’idéal véhiculé par les partisans du logiciel libre est bien celui
d’une communauté d’égaux, reposant sur le partage, la collaboration, et
le jugement par les pairs (…) Certaines études de terrain semblent
[cependant] démontrer que les structures hiérarchiques sont souvent
plus fortes que ce que les acteurs eux-mêmes veulent bien
l’admettre »[5].

Ce rôle hiérarchique est principalement
d’ordre technique au départ, mais la taille du projet s’accroissant il
dévie vers des tâches plus organisationnelles : « chaque logiciel libre
a une (parfois deux) personne qui assume le rôle de ’’maintien’’ du
code, ce qui est évidemment crucial. Il doit sans cesse ajouter de
nouvelles fonctionnalités au logiciel, tout en veillant à la qualité et
à la stabilité de celui-ci. Il doit surtout répondre aux demandes des
utilisateurs en incorporant des ajouts ou des modifications proposés
par ces derniers. Plus le projet a de l’importance, plus il évolue vers
des fonctions de coordination voire d’arbitrage, les conflits entre
co-développeurs étant assez fréquents. C’est actuellement, par exemple,
la fonction du créateur de Linux, Linus Torvalds, dont l’autorité est
incontestable sur le développement du noyau »[6].

Tout comme à Coopcom, ce sont ici les
personnes « moteurs », celles qui « portent le projet », qui deviennent
leaders. Ainsi, l’informatique tout comme l’autogestion implique un
fort investissement comme le souligne Philippe Breton pour qui « la
tribu informatique » est composée de « tous ceux qui témoignent d’un
intense engagement personnel dans l’informatique »[7].

XXX

Enfin, ici encore, le contexte
socioculturel et socioéconomique semble peu porteur et parfois
contraignant comme l’expliquent les membres d’Easter-Eggs : « une
des difficultés avec des personnes extérieures (et parfois même des
personnes du réseau), et pas seulement dans un rapport professionnel
avec une autre entreprise, est le regard parfois gênant de ces
personnes qui veulent appliquer une vision hiérarchique à nos relations
inter-entreprises, alors que nous nous efforçons de les minimiser. (…)
Par ailleurs, ce qui est amusant lorsqu’on parle de ce modèle à des
personnes qui ne connaissent pas le réseau Libre-Entreprendre, c’est la
première réaction qui est toujours la même ; ’’Ah, je ne pensais pas
que ça existait
». Au point que « dans certaines situations, il peut être préférable de donner au client l’image qu’il attend de l’entreprise ».

Le contexte économique plaçant le
client au centre de l’activité participe ici encore à limiter la portée
émancipatrice de ce modèle organisationnel : « notre travail au
quotidien est fait de contraintes plus ou moins fortes, liées
essentiellement aux projets et aux clients à qui nous devons rendre des
comptes
».

XXX

La Wikipédia francophone :

La montée de l’hétérogestion[8] :

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Ici encore, à l’encontre du principe
d’égalité affichée, on constate rapidement l’avènement d’une hiérarchie
divisant la communauté en deux lignes.

La première forme de hiérarchie que
l’on retrouve s’éloigne de celle que nous avons pu observer au sein des
coopératives autogérées et se rapproche des dérives bureaucratiques
inhérentes aux grandes organisations. Cette hiérarchie est ici basée
sur des grades auxquels sont rattachés différents pouvoirs accordant à
certains une plus large capacité d’action sur l’encyclopédie et ses
contributeurs.

Le premier « grade » est celui de « contributeur ». Au sein même de cette catégorie, pourtant basique, s’est installée une différence de pouvoirs entre les contributeurs « inscrits » et « non enregistrés ». Ces derniers, qui n’ont pas créé de « compte utilisateur », peuvent « modifier et créer des articles (…), participer aux discussions » mais n’ont pas accès aux « votes communautaires
». Ils sont donc libres d’agir sur le contenu de l’encyclopédie mais
non sur son fonctionnement et ses finalités, dessinant une coupure
entre les tâches de conception et d’exécution.

Le second grade est celui d’ « administrateur
» qui  « sont des contributeurs élus » chargés de « réprimer les
auteurs de vandalisme et les personnes ne respectant pas les
règles »[9]. Pour ce faire, ils ont le pouvoir de supprimer des
contributions et de bloquer des wikipédiens. Ce statut et le pouvoir de
blocage qui lui est associé instaurent eux aussi une « ’’hiérarchie’’ »
basée  sur « une différence de pouvoir entre la plupart des
wikipédiens, et quelques autres » et une « ’’reconcentration’’ du
pouvoir ». La nécessité de ce corps policier s’est vite fait sentir
suite aux « invasions barbares ». Cette expression renvoie à l’arrivée
massive, du fait de la popularité croissante de Wikipédia, de nouveaux
internautes souhaitant contribuer à l’encyclopédie et amenant avec eux
d’inévitables « éléments perturbateurs » [10].

Un troisième grade regroupe enfin les « arbitres
», contributeurs également élus et spécialisés dans la résolution des
conflits. Les dix contributeurs qui forment ce comité d’arbitrage ont
le pouvoir, certainement le plus élevé sur Wikipédia, de bannir
certains wikipédiens. Ce corps judiciaire semble lui aussi être apparu
nécessaire pour pallier les limites des modes d’auto-organisation
originels face à l’élévation du nombre de contributeurs, « l’accroissement de la population wikipédienne francophone ne permettant plus, sans illusion, l’exclusion par consensus unanime ».

XXX

On retrouve ainsi dans ce système de
grade un des principes fondamentaux de la « domination rationnelle
légale » de Max Weber. Un phénomène qui semble témoigner de la
bureaucratisation progressive de Wikipédia.

Les métapages sont une autre
illustration de ce phénomène de bureaucratisation. Leur multiplication
témoigne en effet d’une prolifération des règlements allant à
l’encontre de l’organisation « laisser faire » et de la
limitation des règles prônées par Wikipédia. Ainsi, « à la naissance du
site, les articles occupaient 85 % de Wikipédia. En octobre 2005, leur
proportion était passée à 70 % »[11] témoignant de la progression du
poids des métapages et des questions de gouvernance au détriment du
travail sur le contenu.

Beaucoup de wikipédiens critiquent cette dérive qui se traduit par « trop de bureaucratie », une « paperasse inutile et décourageante » transformant Wikipédia en véritable « usine à gaz ». Ce dont certains s’exaspèrent : « il va falloir bientôt un bac plus 10 pour maîtriser l’ensemble des procédures sur wikipédia », ou se moquent avec ironie : « je
propose en plus de remplir les formulaires 431L et 129D. Pour les
non-européens, une copie certifiée conforme du passeport de son chat
est à fournir avec le formulaire 12Eb et l’annexe 36 de la demande 1064
à remplir en 18 exemplaires. Comme ça au moins, ça sera clair », « on
pourrait aussi introduire un pro-rata exponentiel sur les… ok je sors
».

Ce phénomène semble une fois de plus
lié à l’accroissement de la communauté et se révèle progressivement
préjudiciable aux nouveaux arrivants (qui peinent à s’intégrer dans cet
univers ultra codifié).

XXX

Se dessine ici une seconde forme de
hiérarchie, proche de la  gérontocratie que l’on retrouve dans les
coopératives autogérées étudiées. Ainsi, pour Laure Endrizzi[12] et
Sylvain Firer-Blaess[13], le premier facteur de hiérarchisation est lié
non pas aux grades mais à l’ancienneté.

Ce que semble confirmer un Wikipédien sur la métapage[14] consacrée à la libre critique du projet : « il
existe un noyau d’habitués, composé pour une grande part des premiers
participants au projet, qui a une forte emprise sur la direction
globale du projet, et qui évolue en groupe fermé
». Et les témoignages de ce genre se multiplient sur les métapages : « Wikipédia
comporte des milliers d’éditeurs, et seule une poignée, bien entendu,
les habitués (qui se croient tout permis, parfois) sont seuls à voter,
décider, supprimer unilatéralement. Etc
».

Des propositions sont d’ailleurs
régulièrement faites pour restreindre les droits des nouveaux à ingérer
dans la communauté dont ils font pourtant partie. Du 29 août 2006 au 11
septembre 2006, une « prise de décision » fut ainsi lancée
pour modifier les critères de droits de vote au comité d’arbitrage,
pénalisant les contributeurs les plus récents en élevant la durée
d’inscription et le nombre de contributions nécessaires. Une
proposition de prise de décision plus récente témoigne de
l’accentuation de ce phénomène en proposant cette fois-ci de
restreindre le droit de vote des nouveaux de manière explicite et
générale.

Dans la Wikipédia francophone tout
comme dans les coopératives autogérées que nous avons étudiées, les
anciens en viennent à prendre un rôle central et à dénier les nouveaux
arrivants.

Des expressions telles que « séparation bureaucratique », « privilège », « aristocratie », « club privé
», utilisées par les  wikipédiens lors de ces deux prises de décisions,
attestent de ces dérives. L’ouverture de la communauté, pourtant
intrinsèque à Wikipédia, semble ainsi en danger.

XXX

On constate ainsi dans la Wikipédia
francophone un double phénomène concomitant de bureaucratisation et de
hiérarchisation qui fait passer cette organisation de l’autogestion à
l’hétérogestion. Une évolution que l’on retrouve bien dans la
trajectoire que nous retrace Sylvain Firer-Blaess[15].

Wikipédia avait en effet à
l’origine un modèle organisationnel véritablement proche de
l’autogestion, comme en témoigne cette description de Sylvain
Firer-Blaess : « Sanger[16] parle alors de l’organisation du projet
comme d’une ’’saine anarchie’’ (…). Lors de ces tous premiers temps, il
n’y a absolument aucune règle écrite ni organe de régulation : les
conflits, de nature éditoriale, sont réglés par la discussion et le
consensus. Il n’y a ni chef véritable -même si Sanger est responsable
du projet, il a renoncé à prendre le titre de rédacteur en chef et des
pouvoirs supplémentaires-, ni hiérarchie, ni règles précises (…) Ainsi
’’l’ordre sans le pouvoir’’ semble merveilleusement bien marcher dans
les huit premiers mois de Wikipédia ».

Cette première phase fut cependant
assez courte puisqu’elle débute en janvier 2001 pour s’achever au mois
d’août de la même année. Wikipédia est alors principalement composée de
chercheurs, formant une communauté fermée et homogène : « quand le
projet Wikipédia est créé, il est dès le début ouvert à tous, néanmoins
sa population reste majoritairement circonscrite aux experts (…) Cette
population primaire est donc une population d’experts du savoir,
majoritairement des universitaires ». On retrouve ici la notion de
« compétence » du réseau LE, étrangère à l’utopie autogestionnaire.

Cet état d’ « Eden anarchiste », comme
dirait Larry Sanger, perdure jusqu’à l’été 2001. La notoriété
croissante de Wikipédia lui amène alors de nouveaux contributeurs, qui
vont être de plus en plus nombreux « augmentant considérablement le
nombre d’éditions et d’articles du projet encyclopédique, mais
remettant aussi en cause son équilibre initial ». Apparaissent alors
des pratiques dites « déviantes », notamment de destruction. C’est ce
qu’on nomme, dans l’histoire de Wikipédia, la période des « invasions
barbares ».

Face à ce phénomène, la Wikipédia
francophone s’est progressivement dotée d’une « structure normative
plus stricte » rendant inéluctable la montée de l’hétérogestion. Il est
d’ailleurs à noter que Larry Sanger avait dès le début l’idée d’une
montée progressive de l’hétérogestion. Comme l’explique Sylvain
Firer-Blaess : « Sanger affirme que, dès le début du projet, il ne
pense pas que la structure originelle doive perdurer, et qu’une
structure normative plus stricte devra être mise en place ». Ainsi,
selon Laure Endrizzi, Wikipédia a d’abord été « lancée provisoirement
sans règles précises pour mieux appréhender la flexibilité du wiki »,
mais « à l’origine Wikipedia, née avec un ’’.com’’, ne se positionnait
pas en faveur d’une démocratisation totale des savoirs ».

XXX

L’évolution organisationnelle de
Wikipédia semble ainsi confirmer, une fois de plus, l’hypothèse
d’Albert Meister[17] quant à l’inéluctable dégénérescence des
structures autogérées

Elle illustre également le passage
difficile d’une communauté restreinte et homogène – comme celle formée
par les membres de Coopcom – à une organisation plus élargie et
différenciée – à l’image d’Imprim’coop. Wikipédia nous pose ici
clairement le problème de la taille de ce type de structures puisque
c’est précisément l’agrandissement de la communauté qui a contraint à
modifier le mode de fonctionnement originel autogestionnaire vers une
forme plus hétérogestionnaire. Un écueil qui n’a pas échappé au
fondateur de Wikipédia : « Larry Sanger l’avait bien fait remarquer, le
modèle qu’il appelait ’’anarchiste’’, dans le sens d’une absence totale
de structure de contrôle et de répression, confrontait Wikipédia à de
graves dysfonctionnements depuis que sa communauté s’était grandement
élargie, hétérogénéisée, et ouverte à d’inévitables éléments
perturbateurs »[18].

L’exemple de Wikipédia nous montre une
fois de plus l’inéluctable déclin auquel sont vouées les formes
organisationnelles autogérées au fur et à mesure de leur évolution et
de leur agrandissement.

XXX

XXX

Les exemples de LE et Wikipédia
recoupent ainsi en de nombreux points les difficultés et formes
régressives que connaissent nos deux coopératives dans la mise en
pratique de l’autogestion :

  • La nécessité d’une petite taille. Un principe qui, s’il n’est pas
    respecté, entraîne inévitablement l’organisation vers la
    bureaucratisation
  • L’émergence d’une hiérarchie forte, notamment liée à l’ancienneté
  • Les pressions de l’environnement socio-économique
  • Finalement, l’inéluctable évolution de ces structures vers l’hétérogestion

XX

Les expérimentations concrètes menées
par le réseau Libre Entreprendre et Wikipédia viennent ainsi fortement
nuancer la tentation d’une approche déterministe enchantée de la
société de l’information et des NTIC. Si l’imaginaire qui entoure ces
technologies et ces expérimentations recoupe effectivement en grande
partie celui de l’utopie autogestionnaire et pourrait ainsi participer
à lui conférer une nouvelle légitimité dans un contexte qui lui semble
pourtant peu favorable, ces technologies ne seront cependant pas la
solution miracle aux limites et dérives que connaissent ces formes
organisationnelles.

Comme le souligne Dominique Cardon, si
Internet enrichit « les outils de la démocratie ou les manières de
pratiquer la démocratie dans nos sociétés » en présupposant « une
égalité entre participants », on y retrouve souvent « des divisions
sociales, des hiérarchies, des formes de classement qui vont retomber
relativement fréquemment sur des hiérarchies traditionnelles »[19].
Ainsi, pour Daniel Bougnoux : « Internet n’est pas une île d’utopie qui
serait à l’abri du monde social »[20].

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SOURCE = http://suzycanivenc.wordpress.com/2010/06/04/15-du-mythe-aux-pratiques-la-societe-de-linformation-2-limite-des-communautes-en-ligne/#comment-135


[1] Le réseau « Libre Entreprendre »
regroupe une quinzaine de Sociétés de Services en Logiciels Libres
(SSLL) dont l’une se nomme Easter-eggs

[2] « Easter-eggs : entreprise libre ? Entretien avec le collectif Easter-eggs ». Propos recueillis par Emmanuel Dessendier. EcoRev, 2007, n°28

[3] MEISTER, Albert (1974). La participation dans les associations. Paris : Les Editions ouvrières, 276 pages

[4] MERMOZ, Marcel (1978). L’autogestion c’est pas de la tarte, entretiens avec Jean-Marie Domenach. Paris : Editions du Seuil, 231 pages. ISBN : 2-02-004902-3

[5] BROCA, Sébastien (2008). « Du logiciel libre aux théories de l’intelligence collective ». TIC et société, vol 2, n°2

[6] MOINEAU, Laurent, PAPATHEODOROU, Aris. (2000) « Coopération et production immatérielle dans le logiciel libre ». Multitudes, vol. 1, n°1, pp. 144-160

[7] BRETON, Philippe (1990). La tribu informatique. Paris : Editions Métailié, 190 pages. ISBN : 2-86424-086-6

[8] Ce néologisme d’Alain Guillerm et
Yvon Bourdet (1977 ; 1970 ; 1974 ; 1970) renvoie à la « gestion par un 
autre » à la « gestion (de mes affaires) par un autre que moi »
impliquant irrémédiablement « une coupure sociale qui aboutit à deux
classes d’hommes, ceux qui pensent et dirigent et ceux qui exécutent et
sont exécutés »

[9] FIRER-BLAESS, Sylvain (2007). « Wikipédia : hiérarchie et démocratie ». Homo-numericus. 2007. Disponible sur : http://www.homo-numericus.net/spip.php?article276, consulté le 15 octobre 2007

[10] FIRER-BLAESS, Sylvain (2007). « Wikipédia : hiérarchie et démocratie ». Homo-numericus. 2007. Disponible sur : http://www.homo-numericus.net/spip.php?article276, consulté le 15 octobre 2007

[11] GIRET, Léa (2007). « La révolution Wikipédia, une enquête sur les rouages de l’encyclopédie collaborative ». Marianne, 3 novembre 2007. Disponible sur : http://www.marianne2.fr/La-revolution-Wikipedia,-une-enquete-sur-les-rouages-de-l-encyclopedie-collaborative_a80615.html, consulté le 17 décembre 2007

[12] ENDRIZZI, Laure. (2006). L’édition de référence libre et collaborative : le cas de Wikipédia. Institut National de Recherche Pédagogique, cellule de veille scientifique et technologique. Disponible sur : http://www.inrp.fr/vst/Dossiers/Wikipedia/Dossier_Wikipedia.pdf, consulté le 29 octobre 2007

[13] FIRER-BLAESS, Sylvain (2007). « Wikipédia : présentation et histoire ». Homo-numericus. Disponible sur : http://www.homo-numericus.net/spip.php?article273, consulté le 15 octobre 2007

[14] Les « métapages » sont des pages
web annexes au contenu encyclopédique permettant aux contributeurs
d’échanger et de statuer sur le fonctionnement de leur wiki

[15] FIRER-BLAESS, Sylvain (2007). « Wikipédia : présentation et histoire ». Homo-numericus. Disponible sur : http://www.homo-numericus.net/spip.php?article273, consulté le 15 octobre 2007

[16] Larry Sanger est co-fondateur de Wikipédia avec Jimmy Wales

[17] MEISTER, Albert (1974). La participation dans les associations. Paris : Les Editions ouvrières, 276 pages

[18] FIRER-BLAESS, Sylvain (2007). « Wikipédia : hiérarchie et démocratie ». Homo-numericus. 2007. Disponible sur : http://www.homo-numericus.net/spip.php?article276, consulté le 15 octobre 2007

[19] WILLIAMSON, Audrey (2009).
« Internet, un nouvel espace démocratique ? ». Entretien avec Dominique
Cardon, le 7 juillet 2009. En ligne sur : http://www.laviedesidees.fr/Internet-nouvel-espace.html, consulté le 9 juillet 2009

[20] « Internet : un nouvel espace
démocratique ? » (2009). Podcast audio de la « table ronde » introduite
et animée par Caroline Broué, avec Patrice Flichy, Daniel Bougnoux,
Dominique Cardon, Forum Réinventer la démocratie, Grenoble, mai 2009. En ligne sur http://www.repid.com/Internet-nouvel-espace.html, consulté le 9 juillet 2009

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