Les super-héros sont des super-machos

 

"Les super-héros ou les dilettantes sont les deux seules options offertes aux jeunes garçons", selon le professeur Sharon Lamb, de l'université de Boston (Massachusetts).
AP/DIMA GAVRYSH
"Les super-héros ou les dilettantes sont les deux seules options offertes aux jeunes garçons", selon le professeur Sharon Lamb, de l'université de Boston (Massachusetts).

Les super-héros version XXIe siècle n'étaient pas à la fête lors de la 118e convention annuelle de l'Association américaine de psychologie, qui s'est tenue à San Diego (Californie), du 12 au 15 août. D'accord, ils sont plus grands, plus beaux et surtout encore plus forts…

Mais les voir mettre une raclée aux vilains à grand renfort d'effets spéciaux n'est pas sans conséquences sur le développement personnel des jeunes garçons, avis aux tenants d'une masculinité moins stéréotypée.

L'étude, présentée par le professeur Sharon Lamb, de l'université de Boston (Massachusetts), ferait presque regretter les super-héros du XXe siècle avec leurs seules tenues en Lycra, slips ostentatoires et capes délavées.

Selon elle, "il y a une énorme différence entre le super-héros des films d'aujourd'hui et le super-héros des comics d'hier. Le héros d'aujourd'hui est trop proche d'un héros d'action qui participe à un flot continu de violence, il est agressif, sarcastique et ne revendique quasiment jamais l'idée d'agir pour le bien de l'humanité. Quand ils ne sont pas dans leur costume de super-héros, ces hommes, à l'image d'Iron Man, exploitent les femmes, étalent leurs richesses et traduisent leur virilité avec des armes surpuissantes".

Les hommes forts d'aujourd'hui manquent cruellement du côté vulnérable des héros d'hier. Comment oublier les difficultés d'un Clark Kent pour séduire la belle Loïs Lane, qui n'a d'yeux que pour son alter ego Superman. Peter Parker, alias Spiderman, n'a jamais abusé de ses super-pouvoirs pour prendre les dames dans sa toile.

Aude Lasjaunias

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