Cartographier et fouiller l’hyperlocal
On connaît les cartographie de Linkfluence, appliquées à différentes blogosphères européennes notamment. D’où l’idée d’utiliser leur moteur de recherche pour appliquer leur méthodologie de fouille et de cartographie des données à un objet local, la rive droite numérique (.pdf).
http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=presentationresultatslinkfluencegpv-101012043954-phpapp01&stripped_title=presentation-resultats-linkfluence-tude-gpv&userName=slidesharefing
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La visualisation et la catégorisation ont l’avantage de faire ressortir rapidement quelques éléments. Après une exploration automatique permettant de recueillir quelques 13 000 pages, sites et blogs sur le territoire, 524 sites ont été retenus pour une indexation plus fine, géographique et thématique. Reste que 13 000 pages initiales pour 67 000 habitants, montre bien que nous sommes dans des pratiques qui sont devenues massives et quotidiennes.
La méthode utilisée par Linkfluence permet de confirmer les idées reçues, mais ici, elle démontre son potentiel. La carte générale interactive revèle bien la différence entre pages isolées (profils de réseaux sociaux isolés, blogs non liés comme ceux de Netblogs qui sont utilisés pour initier des formations au blog à la Cyberbase de Cenon, sans en montrer les fonctions sociales et donc ne les interconnectant pas entre eux) et groupes de sites interconnectés entre eux. Mais ceux-ci sont rarement poreux et consituent le plus souvent des communautés homogènes très liées entre elles, à l’image de cette communauté de pages MySpace autour du hip-hop, qui est particulièrement circonscrite et dense autour de Floirac. Cela est notamment lié à la célébrité d’un rappeur local Sams33000, qui attire autour de lui toute la scène locale.
Autre enseignement de cette étude : un “espace” numérique sur deux est un profil ou un groupe sur les réseaux sociaux. “La rive droite numérique est majoritairement construite par des citoyens ordinaires” souligne l’étude de Linkfluence : “plus que les institutions, ils donnent à la rive droite sa structure, son organisation et in fine sa visibilité malgré son organisation spontanée”. L’étude plus détaillée met bien en avant les particularités et différences du territoire : avec des morphologies et des thématiques : Floirac avec sa forte communauté musique et danse ; Cenon avec une prédominance de blogs et de groupes Facebook, l’ensemble de la rive droite (les quatre villes imbriquées) avec une communauté plus tournée vers le reste de la vie bordelaise…
On voit bien ce qu’on observait déjà : le rôle structurant de la musique urbaine (mais inégalement réparti sur le territoire), celui des associations sportives ou des entreprises (qui ne sont pas aussi inexistantes qu’on pouvait le penser). Le web local est bien le reflet de la vie locale, de la diversité de la société, de ce qu’il s’y passe, de ce qu’il s’y raconte. Du site institutionnel au profil d’adolescents du blog du bibliothécaire à la page de présentation d’un artisan, c’est toute la diversité du web local qui est concentré là, avec ses limites (les pages de profils peu liées entre elles, les CV comme autant de points isolés dans l’espace social) et ses forces (les jeunes qui ont plus compris le fonctionnement du réseau en se liant via leurs skyblogs et leurs pages MySpace, qu’en passant par des blogs traditionnels).
source = linkflunce


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