« Il faut passer du web du clic au web de l’attention » Tony Haile, PDG de Chartbeat (Chartbeat) Tony Haile est PDG de Chartbeat, une société basée à New York et connue pour son service de mesure d’audience en temps réel

Tony Haile, PDG de Chartbeat (Chartbeat)

source : http://nuzzel.com/sharedstory/06302014/medias.blog.lemonde/il_faut_passer_du_web_du_clic_au_web_de_lattention

Tony Haile est PDG de Chartbeat, une société basée à New York et connue pour son service de mesure d'audience en temps réel : il équipe de très nombreux sites d'information dont ceux du New York Times, du Monde, de CNN, ESPN, Forbes…

Quel problème pose ce que vous appelez « le Web du clic » ?

Le défi est double : vendre des affichages de publicité sur des pages, comme le font aujourd'hui les médias, ne monétise pas du contenu mais des clics sur des liens qui mènent à du contenu. Une fois que j'ai cliqué, la monétisation a lieu, peu importe que j'aie lu le contenu ou que je l'aie aimé.

Cela pose un problème pour le bon contenu : pour vendre beaucoup d'impressions publicitaires, je ne veux pas que les gens lisent le contenu mais qu'ils cliquent dessus. Pour les annonceurs, cela veut dire qu'ils ne payent pas pour gagner l'attention des gens mais pour de simples clics.

Quel est le second défi ?

Avec le Web du clic, l'inventaire est infini. Augmenter son inventaire ne coûte rien : je prends un article, je le découpe en trois pages différentes, cela triple le nombre de clics possibles, donc mon inventaire. Dans ce contexte, les prix des publicités tendent vers zéro. C'est pour cela que les éditeurs de presse de qualité ont des difficultés à vivre. Il faut passer du web du clic au web de l'attention, nous avons besoin autre d'un système de mesure.

Vous proposez de mesurer le temps de lecture des internautes, quel serait l'intérêt ?

Il s'agit du temps comme mesure de l'attention de quelqu'un en train de réellement regarder un contenu ou une publicité. Ce changement présente plusieurs avantages : il nous rapproche du but premier des annonceurs – capturer un peu de l'attention du public – mais il bénéficie aussi aux éditeurs car le temps est le seul élément de rareté sur le Web. Si je passe cinq minutes sur le site du Monde, je ne les passe pas sur le site du Figaro.

Avec la rareté de la ressource vient la possibilité de faire payer des prix plus élevés ou « premium ». La rareté du temps est aussi liée à la qualité, car retenir l'attention de quelqu'un avec du contenu mauvais est difficile.

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