Les nouveaux imaginaires pour rendre l’écologie désirable sur Biomim’expo

LES NOUVEAUX IMAGINAIRES PRÉSENTÉS SUR BIOMIMEXPO

Introduction

Face à une écologie souvent perçue comme punitive, contraignante ou déconnectée du quotidien, le collectif Nous Sommes Vivants propose un changement de paradigme. Le constat est clair : si l’utopie écologique est partagée par 50 % des Français, elle se heurte aujourd’hui à une « panne du désir d’avenir » et à un déficit d’objectifs collectifs.

Pour susciter une motivation intrinsèque et mobiliser à grande échelle, il ne suffit plus de réduire nos impacts négatifs (sobriété). Il s’agit de déployer une écologie populaire — une approche responsable et désirable ancrée dans le quotidien (alimentation, services publics, éducation) — qui s’appuie sur la force des nouveaux imaginaires.

Au cœur de cette démarche se trouve l’imaginaire de la régénération. Loin d’être une simple technique de réparation environnementale, la régénération redéfinit notre relation au monde :

  • Une sortie de l’anthropocentrisme : Elle incarne une vision « pluricentrique » où l’humain, conscient d’être une partie intégrante du vivant, cherche l’intérêt mutuel de tous les êtres d’un territoire.

  • Un soin global : Elle consiste à prendre soin de soi, des autres et de la nature de manière indissociable.

  • Une puissance d’agir : Elle se définit comme le processus par lequel le vivant — nous compris — retrouve sa capacité à créer les conditions propices à la vie.

En transformant l’écologie en une force générative et non plus seulement restrictive, la régénération devient l’imaginaire le plus désirable pour projeter nos sociétés vers un futur où habiter, consommer et vivre ensemble contribuent activement à la santé de la planète.

Les français et l’écologie

L’écologie n’a pas mobilisé lors des dernières élections. Pourtant l’utopie écologique est celle de 50% des Français. Elle s’étend de la gauche à la droite toutes deux attachées au local, avec une montée de la nostalgie du passé dans les extrêmes ces dernières années https://lnkd.in/eWbAnCpd

Selon l’observatoire des imaginaires Obsoco la France souffre d’un manque d’idéaux, d’un déficit d’objectifs collectifs à atteindre, d’une panne du désir d’avenir alors que la modernité révèle désormais surtout sa face sombre alors que ses impacts environnementaux et sociaux sont clairs.

Ce qui se joue, c’est que l’écologie est aujourd’hui perçue par certains comme punitive. Pour susciter la motivation intrinsèque l’écologie ne doit plus apparaitre systématiquement comme contraignante, une doctrine exigeant de renoncer aux avions, à la viande, à quelques degrés de chauffage.

La sobriété n’est qu’un des nouveaux imaginaires de l’écologie issus des 4 relations que l’on peut entretenir avec la nature (et plus largement l’humanité). Une note à lire ici https://lnkd.in/emzUnCYZ

Il nous faut maintenant déployer une nouvelle approche qui dépasse la seule responsabilité environnementale. L’écologie ne se réduit pas à l’environnement. L’écologie populaire propose un mode de vie à la fois responsable et désirable ancrée dans le quotidien des Français sur les domaines prioritaires pour eux comme l’alimentation, l’éducation, les services publics. 

La relation de l’humain à la nature structure les imaginaires. Or la modernité à opposé la nature aux humains avec des imaginaires d’effondrement de notre civilisation ou de retour à un monde sauvage. La reconnexion à la nature est essentielle pour se projeter dans le futur avec d’autres imaginaires.

« C’est en prenant conscience du vivant que l’humain se rend capable de saisir le « tissu » du vivant dans ses interdépendances, et le « fleuve » du vivant dans sa continuité depuis l’apparition de la vie sur Terre. Or ce sont ce tissage et ces dynamiques qui rendent la Terre habitable pour nous et pour les autres, et on comprend par là que ce sont elles qu’il faut défendre, et dont il faut prendre soin ». Baptiste Morizot.

Par ailleurs, le fondement de la solidarité écologique se situe dans la réconciliation à la nature dont l’humanité est une partie intégrante avec la capacité d’y contribuer de façon positive.

Les 4 imaginaires de l’écologie

L’IPBES à déterminé 4 relations à la nature qui conditionnent notre représentation du monde. Complétés par les travaux de Nicole Huybens

Inspiré de ces 4 modes relationnels à la nature nous avons identifié 4 pistes d’innovation dont 2 porteuses d’imaginaires utopiques qui ont le potentiel de mobiliser à grande échelle en complément des autres.

L’imaginaire multicentrique, qui est aussi appelé pluricentrique pour souligner que chacun intègre le point de vue des autres dans la recherche d’un intérêt mutuel, est celui de la régénération. La régénération c’est prendre soin de soi, des autres et de la nature. Sans exclusion en intégrant tous les êtres vivants d’un territoire.

Pour Nous Sommes Vivants, la régénération n’est pas une « réparation » de la nature, c’est « le processus par lequel le vivant (nous compris) retrouve sa capacité à créer les conditions propices à la vie. » source

L’enjeu pour les marques c’est d’innover sur la base de ces 4 nouveaux imaginaires pour proposer des alternatives à la fois responsables et désirables. L’imaginaire de la régénération apparait comme le plus désirable.

En élargissant le réservoir des imaginaires exploités par les entreprises et les collectivités locales, nous ouvrons de nouvelles voies de mobilisation en faveur de l’écologie qui s’ancrent dans le vivant et de nouvelles pistes d’innovation à la fois responsables et désirables comme par exemple les produits et services issus de pratiques régénératives. REPLAY MASTER CLASS SUR LES IMAGINAIRES DE L’ÉCOLOGIE.

La fresque des imaginaires permet d’ouvrir de nouvelles perspectives pour son territoire, son entreprise, sa marque et ses produits.  

En effet, cette fresque se structure autour de 4 imaginaires de l’écologie pour nous sortir des imaginaires dystopiques les plus exploités et nous ouvrir des imaginaires utopiques en travaillant sur les différentes relations que chacun de nous peut entretenir à soi, aux autres et à la nature.

Ainsi la fresque des imaginaires motive à agir collectivement en permettant de visualiser des futurs responsables et désirables qui favorisent la cohésion d’équipe, qui permettent de concevoir une plateforme de marque aspirationnelle et d’innover avec des produits et services qui contribuent à l’environnement et à la société en général.

Elle est thématique pour s’adapter à des enjeux spécifiques avec des planches d’inspiration illustrées et l’intervention d’artistes. Par exemple : habiter sur terre en 2050, manger en 2050, s’habiller en 2050….

Le déroulé :

Au début de l’atelier les animateurs présentent les 4 relations humain-nature et les imaginaires correspondants. Ces imaginaires sont illustrés avec des marques dans plusieurs secteurs d’activités et différents territoires pour mieux se projeter dans l’avenir de son équipe, sa marque et ses produits ou services.

Ensuite les participants sont invités à réfléchir à ce qui est vraiment important pour eux, à ce qui est fondamental dans leurs relations à eux même, aux autres et à la nature sur cette thématique.

Sur cette base les participants réunis en équipes, imaginent comment ils souhaiteraient habiter, manger, boire, s’habiller, voyager en 2050 en réalisant des collages d’images à partir de magazines.

Les collages partagés en fin d’atelier sont autant de façons de se projeter dans le futur, en intelligence collective, avec toute la richesse des différentes perceptions de l’écologie de chacun.

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