
La maison Telmont sous les projecteurs de la 78e édition du Festival de Cannes.
Sous les projecteurs de la 78e édition du Festival de Cannes, la maison Telmont a présenté en avant-première la première bouteille de champagne allégée à 800 grammes. Derrière la marque se trouve un acteur, Leonardo DiCaprio, qui a investit dans la maison Telmont, une marque dont l’histoire remonte à 1912 et qui fait partie aujourd’hui du groupe Rémy Cointreau.
La maison Telmont parie sur une production 100 % bio d’ici 2031 pour toutes les surfaces exploitées – la moitié des approvisionnements en raisin est actuellement certifiée ou en voie de l’être (source) Mais va plus loin en s’engageant dans la certification Regenerative Organic Certified (ROC). Ce label soutient une approche holistique de l’agriculture, combinant régénération de la biodiversité, bien être animal et bonnes pratiques sociales. Selon Ludovic du Plessis, président de la Maison Telmont, cette démarche est « l’avenir de la viticulture, en Champagne et ailleurs ». source
Le domaine Mirabeau est l’un des premiers en France à avoir obtenu la certification «Regenerative Organic Certified» (ROC). Découvrir 30 exemples.
L’agriculture biologique joue un rôle déterminant dans la diminution des externalités négatives de l’agriculture en termes de préservation des ressources naturelles, du climat et de santé humaine. L’AB contribue à la réduction des émissions de GES, de l’ordre de 50%, une biodiversité du sol améliorée dans 70% des cas, en moyenne: +32% d’individus, +23 % d’espèces et un risque réduit d’obésité, de diabète de type 2, de cancer du sein postménopause et de lymphome non-hodgkinien (source)
Une étude de l’INRAE va encore plus loin en attestant de la contribution positive aux services écosystémiques, et en particulier sur la biodiversité, des pratiques certifiées par les labels bio : « l’analyse des cahiers des charges atteste de l’effet positif des labels d’agriculture biologique (règlement européen Bio, Demeter et Nature et Progrès) sur la biodiversité car ce sont ceux qui intègrent le plus de pratiques identifiées comme favorables, de manière exigeante et ambitieuse ». (source)
Ainsi l’agriculture régénérative ne vise pas simplement à limiter les dégâts, mais bien à régénérer la vie au sein des écosystèmes. Comme l’a justement déclaré Yvon Chouinard, fondateur de Patagonia : « La durabilité ne suffit pas. Il faut régénérer. » Dans cette perspective, l’agriculture régénératrice ne relève pas d’un effet de mode, mais d’une approche transformatrice qui réintègre les activités économiques au sein des écosystèmes économiques, sociaux et environnementaux pour developper leur capacité dans des relations mutuellement bénéfiques en collaboration avec l’ensemble des acteurs d’un territoire.
Se pose donc l’enjeu de la valorisation des pratiques régénératives contributives au vivant.
Les dispositifs de paiement pour services écosystémiques (PSE) sont des outils économiques incitatifs utilisés à la fois par les acteurs publics et privés pour financer la restauration du capital naturel. L’enjeu étant d’objectiver les aspects contributifs et leur attribuer une valeur. A ce titre les labels représentent une garantie au moment de faire des choix.
Pour le Réseau Action Climat, le label bas carbone présente de nombreux risques. En l’état, dans le secteur agricole, il risque d’être un nouvel outil de greenwashing et d’engendrer des impacts délétères sur le climat et la biodiversité. Il valorise notamment la capture du CO2, qui permet non pas de réduire les émissions du secteur mais plutôt de les compenser. Cela permet à l’agriculture industrielle de grande échelle de peu modifier son fonctionnement (source) En effet, le Label Bas Carbone permet de certifier des tonnages eq CO2 qui pourront être rachetés par la suite. Ce n’est pas le cas pour les PSE (source).
Selon Regeneration International, les milliers de milliards de dollars dépensés en crédits carbone sous couverts de certifications profitent principalement aux marchés, aux bureaucrates et aux consultants alors que les agriculteurs n’en voient pas la couleur. Et les systèmes frauduleux de compensation carbone ont porté atteinte à la crédibilité des marchés de compensation carbone. Par contre « la meilleure façon de déterminer si les pratiques sont régénératives ou dégénératives c’est de consulter les quatre principes de l’agriculture biologique d’IFOAM-Organics International. » Regeneration International. L’organisme a d’ailleurs posé une norme internationale pour l’agriculture régénérative
Ainsi les certifications régénératives sont la piste à suivre pour identifier les pratiques bio et régénératives à soutenir avec des investissements massifs : Regenerative Organic Certified mais aussi Demeter. Leur approche est non seulement la plus exigeante mais leur approche au delà da la bio permet d’orienter les fonds vers les solutions les mieux à même d’enclencher une transition systémique qui couvre à la fois la santé humaine, le bien être animal et la juste rémunération. Et ceci sur base scientifique.
Pour s’en convaincre il suffit de prendre comme exemple les actions responsables de Nestlé sur ses territoires.
Pour améliorer la qualité de l’eau de son bassin de captage, Nestlé a lancé un programme de plus de 30 ans initié par Vittel en partenariat avec des acteurs locaux et des experts, AGRIVAIR, qui contribue à préserver la qualité de l’eau , des sols et la biodiversité avec des programmes zéro pesticide sur l’impluvium (source).
Pourtant Franceinfo et Le Monde ont révélé que les sources d’eaux minérales commercialisées par Nestlé en France (Perrier, Vittel, Hépar, Contrex) sont contaminées par des bactéries, des pesticides et des Pfas, selon un rapport de l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation. Les experts évoquent que le groupe utilisait des traitements interdits de purification de ses eaux minérales naturelles. Des eaux contaminées, mais traitées comme de la banale eau du robinet. (source)
Le programme AGRIVAIR couvre bien une réduction des prélèvements d’eau, une action collective autour de la chaîne de valeur pour limiter les impacts négatifs sur la biodiversité et une analyse de la toxicité de l’eau via le Global Biodiversity Score du CDC (sources).
Nestlé Waters France est bien engagée dans la réduction de son impact sur la biodiversité, voire ils contribuent à la biodiversité. Grâce à ces initiatives, on observe un accroissement de 17 % des insectes et de 20 % des oiseaux. Ils soutiennent les agriculteurs locaux dans le développement de pratiques agricoles bio et durables, depuis 1994 à Vergèze, lieu de naissance historique de l’eau minérale naturelle PERRIER® (source).
Mais probablement pas au point de contribuer à la qualité de l’eau affectée par l’ensemble des activités économiques pour éviter un nouveau soucis industriel et un nouveau scandale sur leur réputation d’eau minérale de qualité (pas de chiffres disponibles).
L’engagement de l’ensemble des acteurs non seulement pour réduire les impacts mais pour contribuer à la nature (et plus largement la société) est donc nécessaire. Il passe nécessairement par la bio avec des certifications bio et régénératives comme socle d’une réflexion territoriale collective. Possiblement avec l’aide des collectivités territoriales ou de l’agence de l’eau qui financent les paiements pour services écosystémiques (PSE) et des clients finaux avec un affichage environnemental adéquat permettant de les impliquer dans ces démarches régénératives locales.
Vers la rémunération des actions régénératives.
Pour une agriculture du vivant trace le chemin vers cette nouvelle démarche de financement des externalités positives qui s’appuie sur une logique de rémunération et non plus de compensation. En tout, ce sont 7 millions d’€ mobilisés dont 6 millions d’€ de rémunération directe aux agriculteurs, le reste sur l’accompagnement technique et la sensibilisation tout au long du projet. Les Indices de Régénération réalisés serviront de base pour le conseil technique individualisé, en parallèle de temps forts organisés pour favoriser les échanges entre pairs sur les essais et les retours d’expériences. (source).
L’ADEME a officiellement annoncé devant le comité « affichage environnemental mode « que les services écosystémiques allaient être, sous conditions, intégrés pour la laine » à un moment ou grâce à la directive Green Claims il faudra désormais pouvoir prouver, grâce à des méthodologies scientifiques, les affirmations environnementales, avec aucune place pour la compensation.
Si on ne veut pas aller vers une interdiction des publicités pour des produits nocifs pour l’environnement et la santé, il faudrait s’orienter vers la valorisation économique des pratiques régénératives et généraliser un affichage socio environnemental sur les produits à minima de type nutri-score et introduire des labels de type Régénérative Organic certified En savoir plus
Au programme des #lauriers2025 sur ces enjeux majeurs pour faire progresser une écologie du vivant dans les entreprises.
- Greenwashing ou greenhushing faut-il choisir ? Le 5 juin 17h30 à 19H ZOOM
- Loïs Moreira, Revendiquer vos projets d’éco-conception en auto-déclaration, Eko&kom
- Nicolas Lambert, Marketing & Sustainability, Tuanis
- Céline Réveillac, Communication utile, éthique et solidaire, Reboot!
- Jérémy Dumont, planneur stratégique, pourquoitucours
- Economics of Mutuality, la création de valeur dans des relations mutuellement bénéfiques et atterissage comptable par Yassine El Ouarzazi, Mutual Value Labs : le 6 juin de 13h à 14h30 (En Français – Zoom)
- La solidarité régénérative animé par Bertil de FOS, Directeur général de Auxilia Conseil, le 17 juin à 9h (1h)
- Amandine Hersant, Directrice Générale Planète Urgence
- Marie-France Barrier, Fondatrice de « Des enfants et des arbres »
- Pâquerette Demotes-Mainard, Directrice générale Acta Vista
- Kevin André, Fondateur de Kawaa
- De l’agriculture bio régénérative aux produits alimentaires régénératifs (1h) le 17 juin animée par Fanny Corpet
- Hélène Calandot, Agronome – Directrice de l’observatoire chez Fermes d’Avenir
- Michel Duru, Directeur de recherche à l’INRAE sur les systèmes alimentaires
- Christian Jorge Président OMIE
- La comptabilité socio environnementale et la régénération par Florent Courau CEO de TEK4LIFE. Le 17 juin à 17h (1h30)
- Louis Dupuy : Régénération et Economie, en faisant le lien avec les comptabilités socio environnementales
- Laure Gaschignard : La méthode lifts et la régénération
- Tiphaine Sargentini : La méthode goodwill et la régénération
- Remise des lauriers de la régénération 2025 en présence de
- Christopher Gergen Président Regenerative Organic Certified, Jason Knoll Président Land to market (en anglais, en ligne)
- Aurélie Truffat Co-directrice Demeter France. Et Felipe Urioste, Program Director, Land to Market (présentiel)

Les lauriers de la régénération c’est un dispositif qui vise à mettre en lumière les initiatives pionnières en matière de pratiques régénératives. Concrètement, il s’agit d’un concours suivi d’un événement réunissant des entreprises ou organisations ayant lancé des produits, services contribuant activement à la régénération de la nature et du vivant humain tout en étant économiquement viables. Programme
Déposez un dossier gratuitement https://form.typeform.com/to/bItfBqCN



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