2026 : pourquoi la régénération commence par les imaginaires, les émotions et la capacité à continuer
En 2026, la question n’est plus de savoir s’il faut transformer nos organisations, mais comment elles peuvent continuer sans s’épuiser. Les crises écologiques, sociales, économiques et humaines ne s’additionnent plus : elles se combinent. Elles mettent à l’épreuve non seulement nos modèles économiques, mais aussi nos manières de penser, de décider et de coopérer.
Barbara Carlotti chante « l’amour, l’argent, le vent » comme des forces que l’on ne compte pas, que l’on ne voit pas toujours, et que l’on ne devrait peut-être pas chercher à porter sur soi. Soixante ans plus tard, cette intuition résonne étrangement avec les défis de 2026. Nos organisations ploient sous le poids de ce qu’elles accumulent — outils, indicateurs, normes, injonctions — alors que ce qui leur manque n’est pas de mieux maîtriser, mais de redevenir capables de continuer sans s’épuiser. La régénération ne commence pas par une solution technique, mais par un déplacement plus profond : alléger, changer de regard, réhabiliter le sensible, accepter que ce qui fait valeur — le vivant, les relations, la confiance, la capacité d’adaptation — ne se possède pas. Comme dans la chanson, il s’agit moins d’avoir que de laisser circuler.
C’est dans ce contexte que Nous Sommes Vivants fait un choix clair : la régénération c’est une transformation des cadres de perception, de relation et de décision, centrée sur le renforcement de la capacité du vivant — humain et non humain — à continuer.
Revenir au socle capacitaire : ce qui rend l’action possible
Avant les stratégies, les feuilles de route ou les indicateurs, il existe un socle invisible mais déterminant : l’ontologie, c’est-à-dire la manière dont nous nous représentons le monde. Tant que le vivant est perçu comme une ressource à optimiser, l’humain comme un facteur de performance, et l’avenir comme une simple projection chiffrée, les réponses resteront mécaniques et fragiles.
Travailler l’ontologie des imaginaires de la régénération, c’est déplacer ce regard. Ce n’est plus chercher à réparer un système abîmé, mais entretenir les conditions de possibilité de la vie : relations, milieux, sols, coopérations, santé humaine. La régénération ne vise pas un retour à un état antérieur ; elle renforce des capacités dynamiques : continuer, s’adapter, se transformer sans se détruire.
Dans cette perspective, la question centrale de 2026 devient simple et exigeante à la fois : qu’est-ce qui doit être entretenu pour que nos organisations restent habitables dans la durée ?
C’est précisément ce que posent les textes socles de Nous Sommes Vivants :
Ontologie des imaginaires de la régénération
https://noussommesvivants.co/2026/01/01/ontologie-des-imaginaires-de-la-regeneration-nous-sommes-vivants/
noussommesvivants.co
La régénération du vivant telle que portée par Nous Sommes Vivants
https://noussommesvivants.co/2025/12/21/la-regeneration-du-vivant-telle-que-portee-par-nous-sommes-vivants/
noussommesvivants.co
EN 2026 : Entretenir notre capacité à continuer
https://noussommesvivants.co/2026/01/02/en-2026-entretenir-notre-capacite-a-continuer/
noussommesvivants.co
Ces textes ne proposent pas une définition abstraite, mais une grammaire de lecture du réel à partir de laquelle toute décision devient possible.
Le déplacement humain : émotions, attention et intelligence collective
L’un des angles morts les plus persistants des démarches de transition reste le facteur humain. Non pas par manque de bonne volonté, mais parce que les émotions, les tensions et les ressentis sont souvent perçus comme des variables secondaires, voire des freins à la décision.
Or, l’émotion n’est pas un obstacle rationnel : c’est un signal biologique et relationnel. Elle informe sur les seuils, les risques, les désalignements. L’ignorer conduit à des décisions techniquement cohérentes mais humainement intenables.
L’intelligence émotionnelle collective permet précisément ce déplacement : passer d’une émotion subie à une émotion décodée, partagée, intégrée dans la décision. Elle renforce la qualité de l’attention, la coopération au sein des équipes, et la capacité à traverser les transformations sans produire d’usure invisible.
Ce déplacement humain est au cœur de plusieurs publications récentes :
L’Intelligence émotionnelle collective
https://noussommesvivants.co/2026/01/07/lintelligence-emotionnelle-collective-le-nouveau-levier-de-performance-a-lere-des-transitions/
noussommesvivants.co
Pourquoi la transition écologique échoue : l’angle mort du facteur humain
https://noussommesvivants.co/2026/01/02/pourquoi-toutes-la-transition-ecologique-echoue-dans-les-entreprises-langle-mort-du-facteur-humain/
noussommesvivants.co
Ce déplacement humain est indissociable d’une autre bascule : sortir d’un pilotage hors-sol, fondé uniquement sur des représentations abstraites (tableaux de bord, modèles prédictifs), pour revenir au réel vécu, qu’il soit humain, territorial ou écologique.
La comparaison entre intelligence artificielle numérique et intelligence animale rappelle une évidence oubliée : le vivant perçoit, ajuste, apprend en situation. La régénération s’inspire de cette intelligence située.
IA numérique et IA animale dans le réel
https://noussommesvivants.co/2026/01/02/ia-intelligence-artificielle-numerique-et-ia-intelligence-animale-dans-le-reel/
noussommesvivants.co
Stratégie et leadership : organiser la continuité
À ce stade, la régénération cesse d’être un discours pour devenir une question stratégique. Continuer économiquement dans un monde contraint ne signifie pas maintenir coûte que coûte l’existant. Cela suppose de repenser la finalité, les dépendances, les alliances et les modes de gouvernance.
Le leadership régénératif ne consiste pas à tout maîtriser, mais à créer les conditions d’une coopération vivante entre acteurs, métiers, territoires et écosystèmes. Il s’exerce moins par le contrôle que par la qualité des relations, la clarté des trajectoires et la capacité à tenir les tensions sans les nier.
Dans cette optique, résilience et régénération ne s’opposent pas. La résilience permet d’encaisser les chocs ; la régénération permet d’augmenter les capacités à long terme. L’une sans l’autre conduit soit à l’épuisement, soit à l’inaction.
Cette articulation est développée dans les textes suivants :
Stratégie régénérative 2026 : piloter la continuité économique
https://noussommesvivants.co/2026/01/02/strategie-regenerative-le-nouvel-axe-strategique-de-la-continuite-economique-en-2026/
noussommesvivants.co
Regenerative Circle Leadership : prendre le leadership du vivant
https://noussommesvivants.co/2026/01/02/prendre-le-leadership-du-vivant-avec-le-business-model-regeneratif/
noussommesvivants.co
Résilience et régénération : deux approches complémentaires
https://noussommesvivants.co/2026/01/07/resilience-et-regeneration-deux-approches-complementaires-au-dela-du-developpement-durable-pour-un-monde-en-polycrises/
noussommesvivants.co
Outiller sans réduire : des outils au service des capacités
Enfin, la régénération appelle des outils, mais des outils justes. Pas des labels, ni des scores fermés, mais des dispositifs de lisibilité qui aident à se situer, à décider, à progresser. Un diagnostic de maturité ou un score capacitaire n’ont de sens que s’ils ouvrent des options, sans enfermer les organisations dans une norme figée.
Chez Nous Sommes Vivants, les outils ne précèdent jamais le cadre. Ils viennent au service d’une trajectoire, pas l’inverse.
Le Regenerative Capacity Score / Diagnostic de maturité
https://noussommesvivants.co/2025/12/31/nous-sommes-vivants-propose-un-diagnostic-de-maturite-de-la-rse-au-regeneratif/
noussommesvivants.co


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