pourquoi avons nous besoin de pourquoi tu cours ? le collectif de planneurs stratégique dirigé par jeremy dumont ?

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La société

Nous sommes entrés dans la postmodernité :
– effondrement des repères tutélaires,
– remise en question des croyances sociales,
– disparition de la sphère sécuritaire,
– recherche d’une maximisation de l’existence, multiplication des contacts …
    => de nouveaux besoins ont émergé, mais aussi de nouvelles envies.
 
Les marques
Reste-t-il des consommateurs qui paient plus pour des marques ?
– Face aux MDD, et aux marques premier prix, la marque "nationale" n’est plus reine.
    – La globalisation fait que dans le monde entier (en tout cas occidental), chacun a accès à des produits de plus en plus similaires.
    => Il faut redonner un sens et de la désirabilité aux "la marque" dans un monde d’hyper consommation…banalisée
   
Le consommateur
En fait, "LE consommateur" n’existe plus.
– il ne peut plus être standardisé dans des typologies marketing, ni regroupé arbitrairement dans des catégories statistiques ou des tribus. Paradoxal, il fait tout et son contraire selon le contexte et le moment
    – il a pris conscience de son Pouvoir d’achat : faisant de nouveaux arbitrages, il s’engage ou non au bénéfice d’une marque ou d’une autre
=> l’individu est multi-facettes et il s’engage au delà de l’acte d’achat
   
La communication
Le schéma de communication usuel émetteur – récepteur est plus que jamais irréaliste.
– les marques n’exercent pas une "autorité" ou une "fascination" capable de susciter spontanément l’attention.
    – les messages ne peuvent pas être transmis intégralement, de la même façon, à tout le monde, en une fois. Il faut prendre en compte le contexte d’émission.
    – le récepteur décide d’écouter, zappe, critique, et relaye.
=> Il est urgent de repenser les communications à partir des individus et de leur donner envie d’aller vers les marques et leurs discours

Les professionnels du marketing et de la communication
– Les responsables marketing en interface avec les financiers, les commerciaux, les ingénieurs, ils ils subissent la nécessité de réaliser des profits à court terme, de générer de la valeur et d’intégrer les réalités industrielles : leur vision de la marque à long terme est handicapée.
    – Les professionnels du conseil ont eux aussi à faire face à de nouveaux challenges : cloisonnés, ils deviennent de plus en plus experts d’une seule discipline et n’ont plus de vision d’ensemble de la marque et de sa communication.
=> Les clients se font conseiller au cas par cas, sans jamais pouvoir avoir une vision d’ensemble objective sur leur activité.

jeremy dumont, directeur de pourquoi tu cours.

3 réponses à « pourquoi avons nous besoin de pourquoi tu cours ? le collectif de planneurs stratégique dirigé par jeremy dumont ? »

  1. C’est juste ce que vous dites.
    Mais vous n’allez pas asez loin.
    Avant d’établir une stratégie, il faut imaginer ou les événements peuvent arriver et même imaginer ce que l’on ne voudrait surtout pas voir arriver.
    Observer Danone et Nestlé dans les produits laitiers ? Il y a 5 ans, ils étaient encore concurrents. Aujourd’hui, ils ne font plus le même métier. Il faut les imaginer à 5 ans, 10 ans, pour les vomprendre. Pas à 18 mois ! Idéal pour se planter !!!
    Effectivement, la tendance, c’est voir à 1 an, 18 mois au maximum. Autant dire, c’est garder le nez dans le guidon.
    Or aujourd’hui et vous le dite bien, le monde va vite, très vite. Il faut donc regarder à 5 ans, 10 ans, 20 ans … imaginer alors des futurs et voir si l’entreprise peut ou pourrait s’y reconnaitre.
    Faites l’exercice sur Apple et imaginez les Apple de demain. Et encore, cet exercice est plus facile que celui que vous devrez faire pour demain, avec un industriel à peine connu en France. Là ! Il vous faudra force imagination !!!
    Ce n’est qu’alors que l’on réfléchira à la stratégie.
    Et les tendanceurs apparaitront comme de piètre visionnaires du dimanche ….

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  2. Je suis tout a fait d’accord, il y avait un doute sur ce que nous faisons ?
    Nous ne sommes pas un bureau de style, même si certains ne manquent pas de panache. Nous travaillons avec des prospectivistes (et des bureaux de style des fois aussi).
    Apple ne sera plus la demain….hehe

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  3. Bonjour, votre billet me réchauffe le coeur et la tête. Je suis ravie de voir que je ne suis pas toute seule à penser que le monde a rapidement changé. Pourtant rien n’a l’air de bouger dans la pub où on fait valser les mots, mais on continue à recycler les vieilles récettes. Depuis deux ans, je me bat pour lancer un projet qui pourrait donner un nouveau souffle à la pub et un véritable tournant à la rélation consommateur/marques pour permettre de repartir sur des bases plus saines et mieux adaptées aux attentes actuelles. (Voir mon blog : http://www.lejoursanspub.fr/blog/)
    Je suis confrontée sans cesse à des attitudes frileuses et conservatrices. Et beh, figurez-vous que ce sont ceux qui parlent le plus qui agissent le moins. Donc, je vous dit « bravo » pour avoir compris, « bravo » pour le dire très fort, mais surtout « bravo » pour le mettre en oeuvre de manière concrète. Il existe encore des visionnaires qui savent regarder loin, merci.

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