
L’Arche n’explique pas ce qu’est une entreprise régénérative en théorie. Elle montre ce que change concrètement, pour une entreprise réelle, le fait de passer d’un pilotage défensif à une logique de renforcement des capacités du vivant — humains compris.
Elle raconte une transformation située, perceptible et mesurable dans le réel :
les sols vivants, la biodiversité qui se déploie, les équipes qui apprennent et coopèrent, les produits écologiques, les territoires qui deviennent encore plus habitables.
L’apport fondamental de l’Arche pour les entreprises est d’exposer ce que comprends le leadership du vivant pour les managers et de placer la régénération comme exigence de survie économique. La régénération n’est pas une étoile du berger, c’est une montée en qualité de vie globale en triple impact pour les entreprises : économique, social et environnemental. Lire les apports de l’Arche à l’entreprise régénérative.
Une fiction qui vous embarque pour explorer les tendances de la RSE vers la régénération 2026 et vous aider à évaluer vos actions prioritaires via le Regeneration Score. 2026 l’année de la capacité à continuer.
Vous êtes tous conviés le 30 janvier pour la réunion Régénérative circle écosystème Paris / Zoom RSVP. Lire le compte rendu de la session du 4 décembre.
L’arche : saisons 1, 2 et 3
Avant d’embarquer dans L’Arche, voici une boussole simple issue de la fresque des imaginaires (ici) Vous allez naviguer d’un imaginaire à l’autre contrairement aux fictions grand public :
- un imaginaire de domination (anthropocentrisme)
- un imaginaire de retrait (biocentrisme)
- un imaginaire d’optimisation (écocentrisme)
- un imaginaire de régénération, fondé sur l’alliance et la co-évolution (multicentrisme)

L’Arche n’est pas une fiction hors sol. Elle raconte, sous forme symbolique, ce que vivent aujourd’hui celles et ceux qui entreprennent autrement. Ce monde n’est pas fantasmagorique. Le déluge est déjà là, les solutions existent déjà. Demain c’est aujourd’hui.
Chez Nous Sommes Vivants nous sommes animés par la conviction que transformer une société ou une organisation, ce n’est pas mettre en place des process et ajouter des outils, c’est mettre à jour collectivement les croyances qui gouvernent la perception, et donc l’action individuelle et collective.
1. Saison 1 (L’arche. Protocole Noé) : La Rupture Cognitive Cette première saison invite à un changement de regard radical. Elle brise l’illusion que nous sommes gestionnaires de la nature.
- L’évidence retrouvée : Nous ne sommes pas face au vivant, nous sommes le vivant qui cherche à mieux vivre, mieux vivre tous ensemble sans exclusion
- Le choix conscient : Entrer dans l’Arche, c’est mieux gérer les ressources communes en célébrant la vie qui est en chacun de nous
2. Saison 2 (L’arche. Protocole Régénération) : L’Atelier du Réel Le futur n’est pas une destination lointaine, c’est un espace à cultiver ici et maintenant. Cette saison ne se lit pas, elle s’écrit collectivement.
- Un laboratoire commun : Un train planté dans le sol où l’intelligence collective s’anime pour viser le bonheur.
- Un appel à l’action : Chaque lecteur devient acteur — co-scénariste de nouveaux récits et finalement témoin de son temps pour identifier ce qui existe déjà et doit être source d’inspiration pour l’avenir.
3. L’Horizon : L’Economie Régénérative L’objectif final c’est la bascule de modèles mentaux et économiques dans chaque entreprise collective.
- Donner plus que l’on ne prend : L’entreprise devient un lieu de vie sur son territoire.
- Triple impact : Elle restaure les écosystèmes, régénère le vivant, soigne les relations en son coeur et partage la valeur équitablement entre tous, sans exclusion.
- Le vivant c’est nous : bien vivre sa vie c’est prendre soin de soi , des autres et de la nature
- Prospérité territoriale : L’économie devient une contribution positive, enrichissant le capital naturel et humain pour la prospérité de tous.
L’arche « protocole Noé » à été crée par une IA sur une séquence du film « ceux qui m’aiment prendront le train ». L’IA s’est inspirée du train de Snowpiercer et de l’univers de Moebius. Le personnage de la vielle femme est directement inspiré de Vivement 2050, le monde de demain imaginé par les adhérents de nous sommes vivants. La saison 2 « l’arche, protocole régénération » est a coécrire ensemble sans IA numérique. Avec de l’intelligence animale, une autre IA à portée de tous. L’utilisation de l’intelligence artificielle présente des risques importants, sur l’environnement, l’emploi et la santé mentale.
INTRODUCTION SAISON 1 : L’arche, protocole Noé…
En 2050, le déluge n’a pas commencé par l’eau. Il a commencé par la rupture des équilibres. Puis l’eau est venue. Trop vite. Trop souvent. Elle a traversé les territoires, saturé les sols, déplacé des populations, fragilisé des chaînes de valeur, mis sous tension nos activités économiques. Mais le véritable déluge n’était pas seulement climatique. Il était systémique.
L’eau s’est évaporée puis condensée dans des nuages noirs sans que les habitants de la terre qu’ils soient humains comme non humains agissent sur les causes racines. L’inaction devenait rationnelle, non par indifférence, mais parce que les critères de décision rendaient le changement plus coûteux que la continuité. Couteux en argent, en temps, en énergie, en confiance.
LE DÉLUGE est arrivé. Personne n’a su y faire face. Les biosphères se sont révélées invivables.
Rien ne tenait sans assistance permanente. Face à l’extinction probable de toute vie, le « Vieux Lion », patriarche visionnaire, a forgé l’unique issue : L’ARCHE. L’Arche n’est pas un train, un navire, c’est d’abord une ultime réunion de famille à l’échelle planétaire.C’est ainsi que commence L’Arche. Non pas comme un récit catastrophe, mais comme un espace de bascule : celui où l’on prend le temps de comprendre que traverser le déluge,, quel qu’il soit entre faillite économique ou détresse psychologique, ne dépend plus de l’efficacité des moyens et des solutions, mais de la qualité des relations tissées entre nous au sein de la grande trame du vivant.
SÉQUENCE 0 : La Grande Migration
(EXTÉRIEUR NUIT) Une pluie noire et grasse tombe sur un monde en ruine. L’océan grignote les falaises. Devant nous, l’ARCHE. Un train titanesque, blindé de bois et de goudron, dont les joints suintent une lumière ambrée. Des câbles organiques pendent des flancs comme des racines aériennes, ancrant la machine au sol une dernière fois.
(Bruit mécanique : Un bras robotique insère brutalement une cassette dans un lecteur géant. Le souffle des enceintes crachote, couvrant le bruit du déluge.)
LA VOIX DU VIEUX LION (V.O) (D’abord banale, fatiguée, comme en pleine conversation privée) « Oui, vous avez coupé vos devices ? Ça capte plus là ? Bientot vous capterez ce qui compte vraiment…. (Silence) Allez montez. »
(Gros plans sur la foule hétéroclite qui monte dans un ordre industriel et désespéré :)
- Les Porteurs de Charge : Des ÉLÉPHANTS et des RHINOCÉROS avancent, harnachés, tirant des modules de survie lourds que les machines ne peuvent plus déplacer.
- Les Tisseurs de Réseau : Des INGÉNIEURS HUMAINS marchent côte à côte avec des ARAIGNÉES GÉANTES, portant des bobines de câbles pour réparer la structure.
- Les Recycleurs : Des colonnes de RATS et de COLÉOPTÈRES sont guidées par des ÉBOUEURS humains vers les soutes inférieures. Ils ne portent pas de vivres, mais des bacs de déchets organiques.
- La Chaleur : Des meutes de LOUPS et des familles d’OURS entrent pour servir de radiateurs vivants.
Au milieu de la file, SARAH (humaine, 30 ans, visage tiré) serre son fils contre elle. Elle est bloquée par LUKA (un jeune loup nerveux) qui hésite devant la rampe, reniflant l’air vicié du train.
SARAH « Avance ! Tu bloques tout le monde ! »
LUKA (Le Loup) (Grognant, poil hérissé, reculant d’un pas) « Ça sent l’huile et la mort là-dedans. Je ne rentre pas dans un piège. »
SARAH « Dehors, c’est la noyade. Dedans, c’est peut-être un piège, mais c’est un piège sec. Alors bouge tes pattes, mon fils gèle ! »
(Le loup la regarde, surpris par son agressivité maternelle, et finit par avancer tête basse.)
Au milieu de la cohue, une silhouette se distingue par son calme absolu : la VEILLEUSE. Une vieille femme, vêtue de lambeaux colorés, avançant lentement. Elle ne porte rien, sauf un petit sac de graines contre son cœur. Elle caresse le flanc rugueux d’un rhinocéros au passage, murmurant quelque chose que personne n’entend.
LA VOIX DU VIEUX LION (V.O) (La voix devient plus profonde, résonnant à travers la structure même du train) « Regardez-vous. Tremblants. Mouillés. Isolés. » « Vous pensez que vous fuyez la pluie ? Non. Vous fuyez la solitude. C’est elle qui vous a tués. » « Une industrie qu’on appelle « La Chaîne Alimentaire ». Très grande industrie familiale. » « Quand on n’est pas le chasseur… on est le cadavre ! On arrive jamais à sauver sa peau. Hein la HYENE…. »
LA VOIX DU VIEUX LION (V.O) « C’est fini. Tout le monde est le bienvenu. On ne mange pas ses amis »
(Sur le quai, le GORILLE aide l’HUMAIN armé à monter. La rampe se relève.)
LA VOIX DU VIEUX LION (V.O) « Le monde d’avant est mort. Vive grand le Tout. » « Départ. »

SÉQUENCE 1 : L’Architecture du Vivant
(EXTÉRIEUR NUIT / INTÉRIEUR ARCHE) Tempête. Le train file.
LE VIEUX LION (V.O) « C’est bon, le bipède ? Les connexions organiques sont stables ? » (Bruit de systèmes qui s’enclenchent) « J’ai vu pendant mes siestes comment la forêt survit. Le chêne ne garde pas l’eau pour lui. Il la donne au champignon. J’ai conçu ce train comme ça.
Pas pour qu’il soit solide. Pour qu’il nous tienne ensemble.»
(Le train s’ébranle.
Un MACHINISTE s’installe.
La HYÈNE renifle l’air.
L’OURS, cale sa masse contre une paroi chaude.
La BOTANISTE ajuste nerveusement l’arrimage d’une caisse de semis fragiles.
LE HIBOU (perché sur l’épaule d’un Ingénieur, ironique) « Donc… si je comprends bien, nous sommes une moisissure intelligente. » (petit rire sec) « C’est un peu administratif comme écologie, non ? Des flux, des rôles, des filaments… »
LE VIEUX LION (V.O) (tranchant) « Vous doutez ? On peut parler d’écologie si vous voulez. » « Mais c’est très chiant. Vous préférez qu’on parle de place assise, de cabines, de ce qui vous revient à chacun ? »
LA BOTANISTE (serrant les dents, couvrant la voix enregistrée) « Ce n’est pas chiant. » (elle se retourne) « C’est la seule chose qui nous relie. Si vous ne voyez que des filaments, c’est que vous ne regardez pas ce qui circule dedans. » Elle croise le regard du Hibou.
Il se tait.
(Le train accélère) Un léger déséquilibre. Un bruit sourd. Les semis tremblent dans leur caisse.
LE VIEUX LION (V.O) (moins assuré, presque grave) « Dans un mycélium, il n’y a pas de centre. Seulement des relations. » « Si l’un des filaments rompt… tout le monde le sent. »
(Silence) Le train se stabilise. Les pulsations deviennent régulières.

SÉQUENCE 2 : Le Nœud Central
(SALLE DES MACHINES)
Un enchevêtrement complexe de tuyaux, de fibres et de racines mécaniques.
La chaleur est poisseuse.
L’air vibre d’un souffle irrégulier, presque organique.
Au centre, le caisson du Vieux Lion pulse faiblement, relié à tout.
La HYÈNE l’observe sans cligner des yeux.
La VEILLEUSE verse du thé, avec une lenteur obstinée.
LA HYÈNE (rire nerveux, trop sec) « C’est quand même dingue… »
L’INGÉNIEUR « Quoi ? »
LA HYÈNE « De se dire qu’il est là. Lui. Le roi de la jungle. » (Elle pointe le caisson central.) « Là-bas… au cœur du réacteur… » « Branché à tout. Nourri par tout. »
« Dans son caisson. »
(temps)
« Dans sa boîte. »
L’INGÉNIEUR (essuyant de la graisse mêlée de goudron fondu)
« Prédateur ou pas, ses tuyaux fuient. » « Si on ne répare pas, ce n’est pas sa prédation qui va nous tuer… » « C’est la physique. » « Et la physique ne négocie pas. »
LA HYÈNE
« Il a conçu l’Arche pour le monde futur. »
(elle s’approche du caisson)
« Une vision. Un plan. Une sortie de secours. »
(temps)
« Mais là… »
« Ce soir… »
« On va manger quoi ? »
(La Veilleuse ramasse les tasses vides. Le tintement de la porcelaine résonne trop fort.
Elle pose une main chaude, ferme, sur l’épaule de la Hyène.)
LA VEILLEUSE (à voix basse)
« Peut-être que la question n’a jamais été quoi. »
(temps) « Mais avec qui. »
Le silence n’était pas vide. Il pesait. Il collait à la peau.
Un silence plein de mondes entiers conçus pour fonctionner sans jamais se demander
comment vivre ensemble quand tout dépend des autres.
Et si le problème n’avait jamais été la Terre, ni les écosystèmes, ni même le chaos…
mais cette habitude ancienne de croire que survivre pouvait se faire seul, en ayant besoin de personne ?

SÉQUENCE 3 : La Loi du Mycélium
LA HYÈNE (Se tournant brusquement vers l’Ingénieur) « Et toi, le Bipède, tu le savais ? »
L’INGÉNIEUR « De quoi ? »
LA HYÈNE « Le train ! Ce mélange ! Ce kolkhoze ! Ce mycélium … Tu le savais ? »
L’INGÉNIEUR « Oui… Je le savais. Et il fallu construire tout ca dans le plus grand secret L’oiseau de paradis a tout supervisé »
LA HYÈNE « Oui tout le monde à un rôle clair. »
L’OURS (Passant avec une chaîne lourde) « Moi, je chauffe. Toute la nuit. Sans poser de questions. Je vous chauffe. Je nous chauffe comme si on était une famille » Il disparaît dans la pénombre.
LA HYÈNE (Ricanant) « Ensemble… Tu parles d’une famille. Regarde-nous. C’est un cirque . »
LA VEILLEUSE (calme, mais ferme) « Il va falloir apprendre à écouter les corps, les plantes, les animaux. Ceux qui flanchent en premier… c’est ceux qui nous préviennent. »
(INTÉRIEUR – SOUTES DE L’ARCHE / NUIT)
L’air est lourd. Une alarme sourde résonne. Un groupe de passagers, mené par un ancien gestionnaire humain, s’agite devant des caisses de terre et des modules d’où montent des bourdonnements et des grouillements continus.
LE GOÉLANT (pointant les caisses avec une lampe torche) :
« On manque de place pour les lits et les réserves de farine. Il faut jeter ce lest.
Pourquoi on transporte des vers de terre, des mauvaises herbes et des insectes ?
C’est de la place perdue. »
LA HYÈNE (rôdant autour, affamée) :
« Moi, je vote pour garder ce qui se mange. Le reste, par-dessus bord. »
L’ANCIEN GESTIONNAIRE :
« Oui. Il faut faire de la place pour des lits. Même si les stocks vont vite se réduire…
on avisera après. »
LA VEILLEUSE (ramassant une poignée de terre dans une caisse et la tendant au Gestionnaire) : « Sans ces vers, pas de sol. Sans ces insectes, pas de fruits et l’Arche n’est qu’un cercueil »
(Elle ouvre la main. La terre s’effrite lentement.)
« Regarde bien. Il y a plus de vie dans cette poignée que dans tout ton wagon. Préserver cette diversité, ce n’est pas de la charité. C’est de la survie. »

SÉQUENCE 4 : La Biologie contre l’Instinct
(WAGON-SERRE) Une jungle dense. La HYÈNE accule la GAZELLE. La tension est palpable. La Veilleuse est en méditation.
LA HYÈNE « J’en ai marre de cette trame invisible ! J’ai faim.»
LA GAZELLE (Voix douce) « On est tous dans la même galère »
LA HYÈNE (La voix monte, aboyant) « Et alors ? C’est une raison pour s’entasser ? »
LA GAZELLE « Être ensemble dans une arche ? »
LA HYÈNE « Des emmerdes ! Plus il y a de monde plus il y a d’emmerdes. C’est fou ce que les gens amènent comme emmerdes avec eux »
LA BOTANISTE (Surgissant derrière une fougère, un pulvérisateur à la main) « Le vivant c’est la vie, pas les emmerdes, quoi que …des excréments…on en produit tous les jours »
LA HYÈNE « Ferme-la, la jardinière. Je parle de survie de mon espèce qui dépends des prédateurs.»
LA BOTANISTE « Non. Tu es hyène et une colonie de bactéries. Tu n’es pas seule. Tu es une foule. » « Quand tu manges, tu nourris ce qui te tient debout. Tu veux te suicider ? Vas-y. Mords. »
(La Hyène reste interdite, déstabilisée par la logique biologique. La Veilleuse ouvre un œil, et lui tend simplement une baie sauvage. La Hyène prend le fruit et la regarde pour voir si il y a des bactéries dessus)

SÉQUENCE 5 : Le Flux Vital
(RÉSERVOIR D’EAU) Le LÉOPARD bloque l’accès. La Veilleuse remplit une gourde. La femme attend avec un gobelet pour son fils.
LA HYÈNE (Arrivant avec un bidon) « T’as de l’eau, le Chat ? Le moteur surchauffe. »
LE LÉOPARD « Sers-toi. Et casse-toi. C’est ma réserve. »
SARAH « Ce n’est pas votre territoire. Mon fils a de la fièvre. »
LE LÉOPARD « Recule. Si je donne, je m’affaiblis. »
LA HYÈNE « Y’a plus de territoires ! On est dans la même galère, enfin …le même train ! »
L’OISEAU DE PARADIS (Se posant sur une tubulure qui suinte) « Regarde l’eau, Chat. Elle arrive du Wagon-Serre. Elle a traversé les racines des fougères, elle a été transpirée par la forêt, filtrée par la mousse. Si tu bloques le flux ici, tu étouffes là-bas. Et sans là-bas, tu n’as plus d’air pour tes poumons. Laisse couler. »
(Le Léopard regarde la Veilleuse qui lui sourit, levant sa petite gourde. Il comprend.)
LE LÉOPARD « Un point de passage… D’accord. Que ça circule. Il y en a pour moi et pour vous. Nous verrons plus tard. Je vous fais confiance »
(INTÉRIEUR – SALLE DES MACHINES / NUIT)
L’Ingénieur pointe sa lampe vers une immense baie vitrée qui scelle un compartiment de l’Arche. À l’intérieur, des plantes luxuriantes semblent figées, déconnectées du reste du train.
L’INGÉNIEUR (satisfait) : « C’est le « Module 0 ». Une bulle de pureté. Aucun humain n’y entre, aucun déchet n’en sort. C’est ma garantie : quoi qu’il nous arrive ici, la biodiversité est préservée là-bas, derrière le verre. »
LA HYÈNE (ricanant, le nez contre la vitre) : « C’est une télé, ton truc. On regarde la vie comme un film. Pendant ce temps, l’air dans notre wagon sent le goudron et la mort. À quoi ça sert d’avoir une forêt si elle ne respire pas avec nous ? »
LA BOTANISTE (posant sa main sur la vitre, l’air sombre) : « Il a raison. Regardez les feuilles… elles jaunissent. Cette zone est en train de mourir de sa propre pureté. En la séparant, on l’a transformée en musée. Elle ne reçoit plus nos nutriments, et nous ne recevons plus sa force.»
L’INGÉNIEUR : « Mais si on ouvre, on va la polluer ! On va tout casser avec nos mains sales ! »
LA VEILLEUSE (prenant un marteau de maintenance et le tendant à l’Ingénieur) : « Séparer, c’est déjà détruire. Le vivant ne veut pas être « préservé » derrière une vitre, Il faut que les racines touchent les tuyaux pour accéder à notre eau, il faut que notre souffle aille jusque dans leurs feuilles. »
LA BOTANISTE (avec détermination) : « Brisez cette vitre, nous sommes tous vivants »

SÉQUENCE 6 : Imaginer Demain
Des mois ont passé. Des années peut être. Que des nuits. Le wagon-observatoire avance dans l’obscurité épaisse. Seules les lueurs pulsatiles des écrans organiques projettent des ombres verdâtres sur les visages. Ces interfaces biotiques ne calculent plus le temps en heures, mais en cycles de respiration de la biomasse embarquée. Le silence radio est une chape de plomb. On n’entend que le clapotis invisible des vagues noires contre la coque renforcée du train, un son qui rappelle sans cesse que l’abîme est à quelques centimètres de chacun d’entre eux.
(WAGON-OBSERVATOIRE – NUIT) Nuit sans lune. Dans les ténèbres. La HYÈNE et l’INGÉNIEUR regardent les vagues noires.
LA HYÈNE (La voix éraillée par le manque de sommeil, fixant le néant derrière la vitre)
« Tu crois vraiment qu’il y a un « après » ? Ou est-ce qu’on est juste les passagers d’un train qui recycle indéfiniment nos propres excréments pour nous donner l’illusion de la survie ? »
L’INGÉNIEUR (Ses mains tremblent légèrement, mais son regard reste fixé sur une ligne d’horizon invisible)
« Ce n’est pas une illusion. Il reste des sommets, des archipels de terre brute que le déluge n’atteindra pas. »
LA HYÈNE (Un rire sec, sans joie)
« Et pour quoi faire ? Pour que tu puisses redessiner tes plans de béton ? Reconstruire tes parkings, tes temples de la consommation et tes lotissements en série ? Si c’est pour rejouer la même pièce de théâtre avec les mêmes décors, autant ouvrir les sas. La noyade est une fin plus honnête que le recommencement. »
L’INGÉNIEUR (Se tournant vers elle, le visage baigné par la lueur organique)
« On ne reconstruira rien. On sera des partenaires du vivant. On n’imposera plus notre forme, on s’insérera dans les flux. »
[Image d’un écosystème en boucle fermée montrant la symbiose entre technologie et nature]
LA VEILLEUSE (Sa voix semble émaner des parois mêmes du wagon, un murmure mélodieux)
« Vivre, c’est habiter le milieu de l’autre. »
LA HYÈNE (Un demi-sourire amer, elle détourne les yeux)
« Un monde sans prédateurs, sans conquêtes… sans ma gueule de hyène. Ça va être d’un ennui mortel, l’ami. Mais… (Elle soupire, une longue expiration qui semble évacuer des années de colère) je crois que je préfère encore m’ennuyer avec ton compost que de finir en nourriture pour les poissons. Il n’y en a jamais eu autant ! »
Ils n’étaient pas encore prêts. Mais ils avaient accepté une chose : ils ne pourraient pas recommencer comme avant. Ce n’était pas encore une régénération. C’était un arrêt. Une pause. Et parfois, c’est ainsi que tout (re)commence…

SÉQUENCE 7 : L’Horizon Nouveau
(POSTE DE PILOTAGE) L’aube. L’INGÉNIEUR : « Le réseau organique… Il capte quelque chose. » LA GAZELLE : « La terre. »
(SALLE DES MACHINES) Une alarme douce. LA HYÈNE : « C’est le signal de fin de cycle du vivant ? »
LA VOIX DU VIEUX LION (V.O) (Sereine) « Non, le charognard. C’est le signal du début d’une nouvelle ère. »
(Plan large extérieur : La Terre émerge, une chaîne de montagnes volcaniques, brute, sauvage. Pas de signes de vie)

SÉQUENCE 8 : Le Dernier Testament
(INTÉRIEUR ARCHE) Tout l’équipage se presse aux hublots. Y compris les RATS de la soute.
LE HIBOU « C’est de la roche nue. Il n’y a rien de vivant là-bas. c’est Mars »
LA HYÈNE « On a survécu à l’eau pour mourir de faim sur un caillou interstelaire? »
LA VOIX DU VIEUX LION (V.O) « Écoutez-moi. L’Arche est une graine. Et le terreau est dans la soute » « Vous vous demandiez si il y a de l’espoir ? Il est dans les soutes. C’est le compost»
(Dans le sous-sol, le ROI DES RATS se dresse fièrement devant des montagnes d’humus.)
LA VOIX DU VIEUX LION (V.O) « Chaque repas, chaque déchet… mes « Alchimistes » l’ont transformé. C’est ça, votre or. Merci les rats qui ont géré le monde du sous sol. Bravo aux lombrics qui ont fait du bon boulot»
(La Veilleuse descend dans la soute. Elle plonge ses mains dans la terre noire.)
LA HYÈNE (Interloquée) « On a trimballé notre propre… merde ? Pour en faire un jardin ? »
LA VEILLEUSE (Souriante) « Pas de la merde. De la matière organique morte. C’est le plus beau cadeau que nous puissions faire à ce rocher si nous voulons survivre »

SÉQUENCE 9 : L’Aube Symbiotique
(RAMPE D’ACCÈS AVANT) Le train s’arrête. La porte s’ouvre.
La Conviction : On ne peut pas soigner la Terre si on ne soigne pas d’abord l’Humain et coévolue avec l’ensemble du vivant. Vous aurez besoin de cette carte conceptuelle ICI.
LA GAZELLE « L’air a une odeur différente. Ça sent le soufre. »
L’INGÉNIEUR « Ça sent tout ce qu’il reste à construire. »
VIEUX LION (V.O) : (Un souffle presque imperceptible) « Je vous ai tenus ensemble… Maintenant, tenez-vous tout seuls. Ne cherchez pas le Lion. Cherchez la Trame. » « Clic. »
(Le silence qui suit n’est pas un vide, c’est le silence d’une naissance. La lumière ambrée du train s’éteint, remplacée par la lumière crue de l’aube. Le patriarche est mort, mais le protocole est devenu vie.)
LA HYÈNE : (Regardant la terre aride, elle crache au sol par habitude) « Bon… Avant, j’aurais cherché une proie. Maintenant, je vois un endroit où on aura le temps de s’aimer parce qu’on ne passera plus notre temps à se bouffer le nez. » (Elle regarde la Veilleuse) « Mais on est bien d’accord : votre compost, c’est pour les carottes. Moi, je vais pas bouffer de la merde pour autant, faudra trouver mieux pour le premier dîner. »
LA VEILLEUSE (Murmurant) « Les coeurs s’ouvrent. Nous sommes prêts. »
(Ils descendent ensemble. Un seul peuple.)
(FIN SAISON 1)

SAISON 2 L’ARCHE PROTOCOLE RÉGÉNÉRATION :
📢 Appel aux Scénaristes-Cartographes du Réel
L’Arche a cessé de rouler. Le déluge s’est retiré, mais il a laissé derrière lui un silence pétrifié.
Dans la Saison 1, nous avons survécu à la rupture des équilibres. Nous avons appris, dans l’urgence d’un train lancé à toute allure, que « personne ne survit seul ». Mais aujourd’hui, le défi change de nature. Nous ne sommes plus des passagers en transit ; nous devenons des habitants.
Sur ce plateau volcanique noir et nu, la survie ne suffit plus. Il faut régénérer.
Votre Mission : Tisser la Saison 2
Nous ne cherchons pas seulement des auteurs, mais des visionnaires capables de relier l’imaginaire aux signaux faibles de notre monde actuel. Votre contribution se décline en deux axes :
- Le Récit (La Fiction) : Comment l’équipage va-t-il passer du réflexe de peur à la joie de la symbiose ? Comment la Veilleuse, devenue Relieuse, peut-elle nous aider à habiter ce nouveau territoire ?
- La Carte (Le Réel) : Identifier les « Îlots de Régénération ». Ces projets, entreprises ou gestes concrets qui, dans notre 2025, préfigurent déjà le monde de l’Arche.
🛠 Comment participer ?
Ce script est structuré autour de 6 moments clés. Pour chaque étape, vous serez invité à :
- Proposer des rebondissements ou des dialogues pour enrichir la fiction.
- Partager des exemples réels (entreprises régénératives, initiatives locales, pratiques de gouvernance) qui illustrent ces concepts.
Prêt à faire battre le cœur de la nouvelle terre ?
👉 Commencer l’aventure ici. Typeform avec des sections « texte libre » https://form.typeform.com/to/bBkzi7Qg
Un apport théorique majeur avant de se lancer
La capacité du vivant comme cap de la régénération telle que portée par Nous Sommes Vivants en France. A lire ici
La confusion la plus fréquente autour de la régénération consiste à la réduire à une réparation améliorée. Or, la régénération n’est ni une restauration du passé, ni une optimisation des dégâts. Elle crée les conditions pour que le vivant déploie son potentiel propre.
Notre définition de la régénération étant : donner aux êtres vivants (dont les humains) les ressources leur permettant d’être en capacité d’atteindre leur plein potentiel dans leur environnement.
La régénération n’est pas une étoile du berger, c’est une montée en qualité globale mesurables en triple impact pour les entreprises : économique, social et environnemental.


LE FIL ROUGE DE LA SAISON 2 : LA VEILLEUSE DEVIENT RELIEUSE, ELLE RELIE LES ÊTRES VIVANTS
Dans la Saison 1, elle était une présence silencieuse qui tissait des liens dans l’ombre. Dans la Saison 2, face au vide terrifiant de la nouvelle terre, elle est obligée de sortir de son silence.
Face à une terre nue qui renvoie l’équipage à sa propre fragilité, elle doit parler, guider et révéler. Non pour imposer une vision, mais pour permettre au groupe de retrouver sa capacité à coopérer avec la vie elle-même, en commençant par pacifier ce qui est en tension à l’intérieur de chacun.
Elle ne donne pas de solutions toutes faites. Elle développe la capacité du groupe à voir, à discerner et à ajuster ses choix avec le territoire. Elle aide l’équipage à traverser ses peurs pour quitter les réflexes de survie et laisser émerger les contributions singulières de chacun.
Elle s’appuie sur des pratiques relationnelles simples — écoute, attention aux émotions, traversée des tensions — pour faire émerger des relations mutuellement bénéfiques entre humains, non-humains sur un même territoire.
A vous de jouer !
Ca se passe par ici. Typeform avec des sections « texte libre » https://form.typeform.com/to/bBkzi7Qg
6 GRANDS MOMENTS CLÉS (Séquences Majeures dans le typeform à remplir)

MOMENT 1 : L’ARRÊT ET L’ÉCOUTE Thèmes : écoute des signaux vivants • gestion du stress post-traumatique
L’Arche s’arrête sur un plateau volcanique. Le sol est noir, minéral, stérile. Aucune plante. Aucun insecte. Rien ne pousse. Le paysage renvoie une vérité brutale : ici, la vie n’est pas donnée. L’urgence émerge : eau, chaleur, sécurité.
- L’Action : L’Arche devient une première cité-refuge improvisée. Les réserves sont comptées. L’eau est rationnée. Ils disposent d’un stock précieux : de l’humus, du compost vivant, transporté depuis la Terre comme une mémoire du sol. L’urgence matérielle active des réflexes de survie archaïques.
- Le Conflit (Psychologique) : Guidés par la peur et le besoin de reprendre le contrôle, l’INGÉNIEUR et la HYÈNE proposent d’utiliser cet humus immédiatement, le disperser pour tenter de produire vite. D’autres veulent le conserver, craignant de le perdre inutilement sur un sol hostile.
- L’Intervention de la Veilleuse : Elle impose un arrêt. Elle pose une question simple : « Ce que nous avons apporté, voulons-nous le consommer, ou le mettre en relation avec ce qui est ici ? » Elle invite à observer le sol volcanique tel qu’il est pour « faire avec ». Et propose des douches partagées. Le confort ne disparaît pas. Il change de nature.
- Le Basculement : Le groupe découvre une faille géothermique et apprend à utiliser la chaleur déjà présente dans la terre? Ils utilisent cette énergie pour chauffer l’eau et cuisiner. Prendre des douches plus longues. C’est un début.
MOMENT 2 : LE CONSEIL DU SOL ET LA CRISE DES ÉGOS. Thèmes : facteur humain • gouvernance vivante • crise d’identité et de légitimité
La répartition des tâches ravive les anciennes hiérarchies. Les instincts de contrôle reprennent le dessus, et des tensions surgissent.
- L’Action : Chacun se réfugie dans ce qu’il sait faire et défend sa place.
- Le Conflit : Ce n’est pas un désaccord technique, mais la peur de perdre son utilité et sa valeur.
- L’Intervention de la Veilleuse : Elle ne tranche pas. Elle invite chacun à dire ce qu’il apporte ici, même sans titre ni rôle. Ol faut nourrir la confiance. Elle invite chacun à nommer ce qu’il peut offrir au groupe,
- Le Basculement : Les masques tombent. Les contributions réelles apparaissent. Ils réalisent que décider ensemble n’est pas une perte de temps. Le groupe décide de mélanger lentement l’humus avec la roche volcanique. Certains sont géologues, d’autres agriculteurs, certains poètes ou troubadour.
- Le Résultat : Le groupe cesse de répartir des fonctions et commence à s’organiser autour des capacités de chacun au bénéfice de tous.
MOMENT 3 : LA PREMIÈRE FORGE Thèmes : entreprise au service du vivant • triple impact
Ils veulent créer une forge alimentée par la chaleur volcanique. Elle servirait à produire des outils simples destinés à préparer le sol et capter l’eau. Mais plutôt que de reproduire une industrie extractive, le groupe conçoit la Forge comme un outil qui sert aussi à réparer les outils, une forge qui chauffe aussi l’eau, un bassin qui sert aux enfants, aux poissons, au sol.
- L’Action : Une forge est nécessaire pour habiter le territoire.
- Le Conflit : La facilité de l’ancien modèle s’oppose à la volonté de ne pas dégrader le vivant.
- L’Intervention de la Veilleuse : Elle rappelle que toute production doit renforcer le territoire et les relations. Chercher à relier — l’eau au sol, le sol au vivant, le groupe au territoire. Les objets qu’ils fabriquent sont simples, mais beaux.
- Le Basculement : Une forge reliée à la géothermie est conçue. La chaleur, l’eau et les usages circulent grâce à des bassins en amont pour le plaisir des poissons, des canards et des enfants.
MOMENT 4 : LA RÉGÉNÉRATION A L’ÉPREUVE DE DE LA FAIM .Thèmes : Besoins humains et choix de vie.
La faim revient. Les tentations de revenir aux vieux réflexes — piller, rationner, isoler — se font sentir. La Veilleuse ne promet pas de solution rapide.
- L’Action : Les cultures échouent et les réserves diminuent.
- Le Conflit : Les réflexes de prédation et de domination refont surface.
- L’Intervention de la Veilleuse : Elle invite à ralentir, partager et tenir ensemble malgré le manque.
- Le Basculement : La solidarité permet de traverser la pénurie sans se diviser. Le groupe accepte de manger moins aujourd’hui pour pouvoir nourrir demain. Des micro-organismes apparaissent dans sous sol….mais personne, sauf les vers de terre, les bactéries, les champignons n’est au courant.
MOMENT 5 : LA PREMIÈRE POUSSE ET L’ÉMERGENCE DE LA PENSÉE RÉGÉNÉRATIVE. Thèmes : agriculture régénérative • alliance inter-espèces
Après des mois d’efforts, la terre montre des signes de vie. L’émerveillement remplace la peur.
- L’Action : Après des mois d’efforts, grâce au compost mélangé à la roche volcanique une première zone expérimentale montre des signes de vie. Une plante pousse, non pas en monoculture, mais en guilde (plusieurs espèces s’entraidant). Puis des champs entiers…
- Le Conflit (Résolution Psychique) : L’émerveillement remplace la peur. C’est un choc psychologique positif : la preuve tangible que le nouveau modèle fonctionne, que la coopération avec le vivant n’est pas une utopie mais une réalité nourricière. La faim physique et la faim d’espoir sont apaisées. Ils mangent peut être moins. Mais ils mangent mieux que jamais grâce aux propriétés des plantes qui ont poussé sur le compost avec une explosion de saveurs. Dupliquées par les minéraux volcaniques.
- L’Intervention de la Veilleuse : La Veilleuse s’efface. Son rôle n’est pas de rester ; il est de faire émerger la capacité collective à co-habiter avec le vivant. Elle observe la communauté célébrer non pas une « victoire sur la nature », mais une alliance dans l’intéret de tous. Nous ne possédons pas la terre. Nous en prenons soin — avec elle, pour elle, dans l’alliance. Et elle prend soin de nous.
- Le Basculement Final : Le groupe se réunit pour rédiger non pas des lois, mais un « Pacte de Symbiose Territorial ». Ils y inscrivent les principes de 2050. Ce pacte ne formalise pas des règles, mais des relations : des engagements vécus qui lient humains, non-humains et territoire dans une économie de don, d’échange et de soin. L’économie doit servir le vivant. La saison se termine sur l’image de la première vraie récolte partagée, une joie simple et profonde, ancrée dans le sol qu’ils ont eux-mêmes créé. La Veilleuse, souriante, plante la dernière graine de son sac, un baobab.
MOMENT 6 : Les îlots de régénération. Compléter avec des exemples
Matin. Le champ est déjà ouvert. Carottes. Poireaux. Pommes de terres. Courgettes. Au loin pommes et poires. Entre les deux des moutons roses (une pré-teinture pour les vêtements, la plante utilisée pour la teinture pousse grâce à l’excès de chaleur de la forge.)
Sarah avance entre les rangs de carotte avec Anna. Elles marchent un moment sans parler.
Sarah — On coupe là. Elle montre. Pas tout.
Anna — D’accord.
Le panier se remplit. Il déborde légèrement. Elles s’arrêtent.
Anna — On laisse le reste.
Un peu plus loin, Luka se redresse, une carotte à la main.
Luka — Elles ont bien pris cette semaine. Quelle belle couleur !
On va se régaler !
Midi. À l’ombre, la table est déjà occupée.
Tout le monde passe. Pas au même moment. Mais tous passent.
Sarah — Qui n’a pas mangé du gratin de courgettes ?
Deux mains se lèvent. Puis une troisième. Anna ressert.
Anna
— Il y en a encore.
Il reste toujours quelque chose.
Il y a
de quoi continuer,
de quoi accueillir,
de quoi partager
L’après-midi, le lieu s’élargit.
Des enfants s’approchent. Un ancien s’assoit. Un visiteur reste. Jonas pose deux outils réparés sur la table.
Jonas
— J’en ai refait d’autres.
Il les laisse. Sans les attribuer.
Un enfant en prend un. Joue avec. Le repose ailleurs.
Près du champ.
Élise s’accroupit.
Élise
— Celle-là revient chaque année. Elle est belle cette fleur.
Luka
— Sans qu’on fasse quoi que ce soit ?
Élise
— Oui.
Ils regardent. Puis s’éloignent. La plante reste.
Fin de journée.
La table s’allonge encore.
Marek ajoute une planche. Sarah pose un bol. Anna complète sans réfléchir. La Hyène arrive.
Un écureuil grimpe sur la table. Il prend une noisette. En fait tomber deux.
Un enfant en ramasse une. En pose une autre au pied de l’arbre.
L’écureuil repart. Pas besoin de compter les noisettes
Personne ne commente.
Ouverture – pour relier au réel
Dans nos vies contemporaines, il existe déjà des gestes simples qui ouvrent cette même dynamique.
- Choisir un aliment qui prend soin des sols.
- Boire une boisson qui soutient un écosystème.
- Travailler avec les capacités d’un territoire.
- Habiter des lieux pensés pour durer et donner envie d’y rester.
Ces gestes ne sont pas spectaculaires. Ils dessinent des îlots de régénération :
des lieux, des pratiques, des récits, des communautés déjà engagées dans la continuité du vivant.
Ce sont des points d’entrée désirables vers une économie qui relie,
qui nourrit les communautés dans leur lieu de vie, et qui rend possible ce qui dure.
- La régénération n’est pas un récit lointain.
- Elle commence dans les choix accessibles aujourd’hui :
- dans nos entreprises,
- dans nos assiettes,
- dans nos maisons,
- autour de nous.
Saison 3 L’arche, Prototocle Nous Sommes Vivants

Après l’exploration intérieure et la construction de la méthode, l’Arche doit maintenant toucher terre. Revenir ici et maintenant. La ou nous sommes. Maintenant.
REJOIGNEZ LE REGENERATIVE CIRCLE ECOSYSTEME LE 30 JANVIER RSVP

Nos ateliers pour passer à la régénération du vivant en triple impact-en prenant soin du vivant. ICI

Chez Nous Sommes Vivants, nous outillons le passage à l’action régénérative autour de projets d’innovation à impacts régénératif du vivant dans son lieu de vie !
Notre métier de base c’est le design régénératif, une méthode de conception collective de produits et de services, structurée par le Business Model de l’Entreprise Régénérative, qui permet à des acteurs de trouver leurs propres solutions régénératives. Pour en savoir plus ICI.
La régénération nécessite un changement de modèle économique pour adresser à la fois les enjeux courts termes et long termes. Mais aussi un changement de modèle mental qui doit s’opérer dans les entreprises. Sortir de la prédation des ressources naturelles, humaines mais aussi financières. Adopter la régénération dans une logique de prendre soin du vivant. Elle demande enfin un ré-alignement des parties prenantes au niveau local pour un impact collectif.
Nous avons développé plusieurs ateliers pour accompagner la transition écologique via la régénération dans les entreprises et les collectivités locales en réponse au dépassement des limites planétaires et en particulier la prédation du vivant. Nous animons ces ateliers en session découverte ou en consulting dans les entreprises, collectivités locales, associations et lors d’évènements.
- Les Fresques : les fondations de toute régénération robuste
- Fresque des imaginaires : ouvrir le monde des possibles en faveur du vivant
- Fresque des Émotions : pacifier la vie intérieure pour coopérer sans violence.
- Fresque du Facteur Humain : comprendre les freins humains à la transformation.
- Le Regenerative Business Model (RegenBMC) : un modèle pour entreprendre au service du vivant, en créant de la valeur économique qui restaure les écosystèmes et régénère le vivants qu’ils abrtent
- Les Lauriers de la Régénération : des exemples concrets de produits et services régénératifs pour manger, boire, habiter, consommer autrement.La régénération existe déjà. Elle est désirable. Elle est accessible.
- Les Regenerative Circles: Le passage à l’action collective. Les Cercles sont :
- l’espace où l’on partage,
- où l’on expérimente,
- où l’on relie des initiatives,
- où l’on apprend ensemble.



Répondre à TRANSFORMER LES MODÈLES MENTAUX POUR RÉUSSIR LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE – NOUS SOMMES VIVANTS, LE COLLECTIF DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE Annuler la réponse.